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Forum sur les problèmes communautaires en Belgique - Posté : Débat sur les conditions du rattachement


  Débat sur les conditions du rattachement  


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fde
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MessagePosté le: 07/09/2009 00:08    Sujet du message: Répondre en citant

François Barberis a écrit:

C'est la réalité politique locale et internationale du moment qui décidera tout simplement. Tous les scénarios sont ouverts et il ne sert à rien de savoir si c'est le schéma de l'assimilation, de l'association intégration, de la démarche unique ou différenciée selon qu'il s'agira de la Wall. ou de Bxl, qui prévaudra.


Je suis d'accord avec vous. Difficile de comprendre de tels antagonismes au sein des mouvements réunionistes/rattachistes sur la bases de perspectives aussi imprévisibles... Ceci-dit, je trouve quand même que la démarche de M. L. est ouverte et pourrait permettre de définir des jalons communs aux différents mouvements. Visiblement, et c'est dommage, cela suscite plutôt la zizanie. Surréaliste...

Citation:
Comment conduire le rattachement de la Wallonie et éventuellement de Bxl à la France ?


A considérer en terme de stratégie politique, plutôt que de finalité. Et là, je ne pense pas que cela soit vain. Je trouve qu'on confond dans ce débat les fondements idéologiques et la stratégie pour parvenir à leur réalisation. Ce que j'ai pu lire des propositions de M. L. me parait surtout être une base (amendable) pour développer une telle stratégie et pas une remise en question fondamentale.

Je lis parfois que les progrès électoraux n'ont pas d'importance en regard d'une certaine rectitude idéologique. Soit! Mais pourquoi militer, si les progrès électoraux sont sans importance? Surtout lorsque l'on constate que le militantisme peut avoir des conséquences professionnelles. Militer n'est pas un acte gratuit.
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Bruxellois
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MessagePosté le: 07/09/2009 00:39    Sujet du message: Répondre en citant

fde a écrit:
François Barberis a écrit:

C'est la réalité politique locale et internationale du moment qui décidera tout simplement. Tous les scénarios sont ouverts et il ne sert à rien de savoir si c'est le schéma de l'assimilation, de l'association intégration, de la démarche unique ou différenciée selon qu'il s'agira de la Wall. ou de Bxl, qui prévaudra.


Je suis d'accord avec vous. Difficile de comprendre de tels antagonismes au sein des mouvements réunionistes/rattachistes sur la bases de perspectives aussi imprévisibles... Ceci-dit, je trouve quand même que la démarche de M. L. est ouverte et pourrait permettre de définir des jalons communs aux différents mouvements. Visiblement, et c'est dommage, cela suscite plutôt la zizanie. Surréaliste...

Citation:
Comment conduire le rattachement de la Wallonie et éventuellement de Bxl à la France ?


A considérer en terme de stratégie politique, plutôt que de finalité. Et là, je ne pense pas que cela soit vain. Je trouve qu'on confond dans ce débat les fondements idéologiques et la stratégie pour parvenir à leur réalisation. Ce que j'ai pu lire des propositions de M. L. me parait surtout être une base (amendable) pour développer une telle stratégie et pas une remise en question fondamentale.

Je lis parfois que les progrès électoraux n'ont pas d'importance en regard d'une certaine rectitude idéologique. Soit! Mais pourquoi militer, si les progrès électoraux sont sans importance? Surtout lorsque l'on constate que le militantisme peut avoir des conséquences professionnelles. Militer n'est pas un acte gratuit.


Bien d'accord avec vous, fde.

En réalité, la "zizanie" entre rattachistes n'est qu'apparente. Certains, parmi eux, sont persuadés à tort de ce que l'essai de M. Lenain est une régression par rapport aux objectifs du RWF.

Ce n'est pas du tout le cas. J'aimerais pouvoir les rassurer à cet égard, eux qui me sont chers.

Mais que leur dire en ce moment, sinon qu'ils ne seront jamais trahis ! Et le RWF pas davantage, dans les objectifs qu'il s'est fixés et auxquels je reste soudé !
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C'est avec la France que l'union fera la force !
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Victor
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MessagePosté le: 07/09/2009 08:35    Sujet du message: Répondre en citant

Serge a écrit:
Je partage tout à fait ce point de vue.
On ne peut pas raisonner dans les termes (notamment la régionalisation) de la Belgique institutionnelle actuelle. Si rattachement à la France il y a, les régions deviennent des régions françaises comme les autres (donc, avec moins de compétences que les régions belges actuelles), les provinces deviennent des départements, etc., et la capitale devient Paris ...
Je crois que tout cela, ce sera à prendre ou à laisser du point de vue de la France.


Exact ! Ce qui ce faisait jadis ne ce fait plus plus aujourd'hui. Si l'on prend l'exemple de Mayotte, la France lui a bien fait comprendre qu'il n'y aurait plus d'exception comme ce fut le cas pour la Corse, l'Alsace-Lorraine et d'autres Dom-Tom. Alors pourquoi imaginer des régimes de faveurs interminables pour la Wallonie et Bruxelles qui pourront s'avérer heureuses d'être débarassées du diktat de la Flandre ?
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Greg
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MessagePosté le: 07/09/2009 09:46    Sujet du message: Répondre en citant

Bruxelles est officiellement bilingue, elle compte deux communautés, elle est la capitale de l'Europe, siège de l'OTAN, elle est géographiquement enclavée en Flandre, etc.

Cela veut dire qu'il faut tenir compte de certains paramètres. Non seulement, il faudra convaincre les Bruxellois, mais il faudra aussi convaincre tous les autres partenaires, et avoir une stratégie bien affutée.

C'est également vrai, mais dans une moindre mesure pour la Wallonie. Mais je doute que la France accueille la Wallonie sans Bruxelles. C'est Bruxelles l'enjeu, financier, économique, stratégique. Tout est lié à Bruxelles.

Cela nous amène donc aux questions suivantes: quelles doivent être les limites territoriales du futur Bruxelles? Peuvent-elles être acquises démocratiquement? Ou faudra-t-il combiner le referendum avec la négociation sur les territoires majoritairement flamands? Quel statut faut-il réserver à VCG (communauté flamande)? Aux communes? Quelles zones stratégiques doivent être contrôlées directement par un nouvel exécutif? Quelle composition? Comment y arriver? Comment convaincre les partenaires européens? Quelles protections faut-il donner à l'OTAN, etc. Comment convaincre les Bruxellois de faire le choix que nous souhaitons? Quid de la nationalité ?
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Serge
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MessagePosté le: 07/09/2009 10:30    Sujet du message: Répondre en citant

JPBWEB a écrit:


Je conviens que ce n’est pas glorieux d’avoir à admettre que les Wallons se sont révélés incapables de s’auto administrer, en raison principalement de l’épouvantable malgoverno qui l’afflige et aussi des clés de répartition budgétaires « négociées » avec la Flandre dans le plus grand intérêt de cette dernière. Il faut pourtant en conclure qu’on doit impérativement retirer des compétences aux élus et fonctionnaires wallons, et ce dans l’intérêt général, tout en espérant que le changement de régime, notamment le mode de scrutin, contribuera à changer les mœurs politiques et les mentalités.


Il y a la malgouvernance, la particratie, ...
Mais il y a aussi l'isolement.
Dans une situation similaire, la Lorraine, le Nord-Pas-de-Calais s'en sont sorties grâce à la solidarité nationale, ce dont, seules, ces régions auraient été bien incapables...
Or, face à la désindustrialisation wallonne, aux fermeturs d'aciéries, charbonnages,... correspondant à une évolution économique bien réelle dans cette région, l'Etat belgo-flamand a eu la réaction égoïste suivante : "Plus un franc flamand pour l'acier wallon". Avec la meilleure volonté du monde, même débarrassée de ses scories (particratie,...), la Wallonie n'aurait pas pu s'en sortir, et la régionalisation l'a desservie plus qu'elle ne l'a servie...
L'isolement frappe aussi Bruxelles, qui est une ville essentiellement administrative et où domine le secteur tertiaire. Sans l'argent de l'Etat fédéral (majoritairement flamand), cette région ne peut rien. Elle est un leurre...
Reste à convaincre, comme vous dites. Convaindre peut-être davantage les syndicats que le PS, qui est bien plus friable que la FGTB (par exemple). La vraie plaie de la Wallonie, ce sont aussi et peut-être surtout les syndicats, et la force démesurée qu'ils ont acquise (comparativement à la France, p. ex.).
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On me demande une épitaphe
Pour la Belgique morte. En vain
Je creuse, et je rue et je piaffe;
Je ne trouve qu'un mot: "Enfin!" (Charles BAUDELAIRE)
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fde
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MessagePosté le: 07/09/2009 11:03    Sujet du message: Répondre en citant

Stans a écrit:
Exact ! Ce qui ce faisait jadis ne ce fait plus plus aujourd'hui. Si l'on prend l'exemple de Mayotte, la France lui a bien fait comprendre qu'il n'y aurait plus d'exception comme ce fut le cas pour la Corse, l'Alsace-Lorraine et d'autres Dom-Tom. Alors pourquoi imaginer des régimes de faveurs interminables pour la Wallonie et Bruxelles qui pourront s'avérer heureuses d'être débarassées du diktat de la Flandre ?


Là vous mélangez tout!
Mayotte voulais changer de statut pour devenir département français (aller vers plus d'intégration), et pour cette raison elle devra se conformer à des exigences plus strictes. Et les statuts des DOM diffèrent peu des départements métropolitains. Jusqu'à présent, Mayotte était une collectivité d'outre mer, ce statut permettant une grande flexibilité juridique. Il n'est à ma connaissance pas question que ce statut disparaisse pour les autres COM!

Ce genre de statut est justement très pratique, car il permet de gérer des situations de transitions, avec comme perspective éventuelle une plus grande intégration. Car le problème n'est pas tant l'existence de régimes d'exception, que l'existence de régime d'exception au sein de la partie intégrée du territoire de la République. Le cas de l'Alsace-Lorraine était très particulier: la France était plus hétérogène, et l'Alsace-Lorraine était considérée comme faisant partie intégrante du territoire national. Si les français sont plutôt favorable à une union avec la wallonie, celle-ci n'est évidemment pas considérée comme partie intégrante du territoire national..

Citation:
la France lui a bien fait comprendre qu'il n'y aurait plus d'exception


La France fait des exceptions quand cela l'arrange! Des situations d'exception, il y en a des tas. La Nouvelle Calédonie, les terres australes et et un certain nombre d'îles sont elles-même des exceptions au statut de COM.

Le cas de pays indépendants comme Andorre (le Président de la République française est l'un des deux coprinces de la principauté) et Monaco (ministre d’État agréé par le gouvernement français) montrent aussi la grande flexibilité de la Républiques, lorsqu'il s'agit d'étendre sa sphère d'influence au delà du noyau central.
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JPBWEB
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MessagePosté le: 07/09/2009 12:11    Sujet du message: Répondre en citant

fde a écrit:
La France fait des exceptions quand cela l'arrange! Des situations d'exception, il y en a des tas. La Nouvelle Calédonie, les terres australes et et un certain nombre d'îles sont elles-même des exceptions au statut de COM.


C’est tout à fait exact, mais nous sommes en présence de plusieurs débats distincts :

1. Le premier est la volonté putative du gouvernement français de concéder un régime « sur mesure » à la Wallonie dans le cadre de son union à la France.
2. Le deuxième est à propos du contenu et de la pérennité de ce statut, période transitoire et plan de convergence ou statut durablement dual ?
3. Le troisième est relatif à ce qu’on peut penser souhaitable pour la Wallonie.

Mon avis sur la troisième question est que l’intégration pure et simple à la République selon les normes qui ont lieu en métropole est de loin la meilleure solution, et qu’il faut donc, au sens de la deuxième question, réduire au strict minimum la période de transition, pour reprendre une expression (un peu malheureuse en l’espèce) de feu le roi Baudouin « sans atermoiements funestes mais sans précipitation inconsidérée ». D’autres intervenants de ce forum, et à n’en pas douter dans l’opinion publique en général, pensent visiblement autrement.

La première question est du ressort exclusif du gouvernement français et sa réponse dépendra des circonstances et de l’idée qu’il se fera des conditions le moment venu, notamment de l’opinion publique en France et en Wallonie. Les statuts divers et variés ne manquent pas dans la République, c’est un fait, mais il me semble quand même qu’il y aura de grands réticences à admettre un statut significativement divergent et durable du modèle « classique » pour un territoire très peuplé et contigu au territoire métropolitain. Et bien entendu, mon avis est qu’une telle divergence n’est ni nécessaire ni souhaitable, et qu’elle n’a donc aucun lieu d’être.

Voilà posé, je crois, les tenants et aboutissants du débat et je pense que nous sommes allés au bout de ce qu’on pouvait en dire en l’état.
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Oliwan
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MessagePosté le: 07/09/2009 12:16    Sujet du message: Répondre en citant

Ne nous trompons pas de débat.

Les contraintes techniques, même si elles sont bien réelles, ne sont pas un obstacle infranchissable susceptible de faire capoter un éventuel rattachement de la Wallonie et/ou de Bruxelles à la France et ce, quelle que soit la forme que prendrait ce rattachement.

Ce sont les contraintes budgétaires, économiques, financières qui détermineront la fin de l'Etat belge, mais c'est l'absence de volonté politique ainsi que les intérêts politiciens qui sont de nature à prolonger indéfiniment son agonie.

La Wallonie et Bruxelles ont vocation à rejoindre la France, mais à leur rythme et indépendamment l'une de l'autre. Cela aura pour effet de simplifier et d'accélérer le processus de délitement de l'Etat belge.

Ces fameuses contraintes techniques sont surtout liées à Bruxelles et il serait souhaitable que ce soit la Wallonie, au préalable, qui soit rattachée à la France.

Il en résulterait une Belgique résiduelle composée de Bruxelles-Capitale et de la Flandre.
Aux Bruxellois et aux Flamands de faire leurs propres choix, appuyés par l'UE et/ou la Communauté internationale.

Cette hypothèse de rattachement progressif aurait aussi pour effet de faciliter l'intégration des "nouveaux Français".
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MessagePosté le: 07/09/2009 13:47    Sujet du message: Répondre en citant

@ Oliwan,

Intéressante perspective, mais vous allez entendre hurler les Bruxellois parmi nous. Depuis toujours, vu de Bruxelles les Wallons sont les nécessaires bataillons pour tenir en respect les Flamands et c’est de Bruxelles que partent les fréquents et vibrants appels à la « nécessaire et indispensable solidarité entre Bruxelles et la Wallonie ». La double casquette de Rudi Demotte, à la fois Ministre-Président de la Région Wallonne et de la Communauté Française (i.e. Wallonie + Bruxelles) y trouve sa raison d’être.

Pour moi, c’est évident que c’est Bruxelles qui est la clé de tout, ou plutôt le verrou de tout. D’ailleurs, s’il n’en avait pas été ainsi, la Belgique n’existerait probablement déjà plus. Je pense également que la situation spécifique de Bruxelles complique beaucoup la situation et est de nature à freiner voire empêcher l’union de la Wallonie à la France.

Si on fait abstraction de Bruxelles, tout devient plus simple. Formellement, il serait envisageable que la Wallonie seule demande son union à la France, puisque la Région Wallonne dispose d’un parlement et d’un gouvernement légitimes (et récemment élus) et que même dans le cadre de la constitution belge les régions ont le pouvoir de nouer des partenariats et de conclure des traités internationaux sans interférence ni tutelle de l’état fédéral (un non-sens à mon avis, mais ça peut servir).

Pour autant, est-il envisageable de laisser 1 million de Francophones hors de l’hexagone reconfiguré tenir tête à 6 millions de Flamands ? Et quid des Francophones de la périphérie ? D’un certain point de vue, cette approche « Wallonie d’abord » apparaitrait comme une réalisation des rêves des nationalistes flamands, même si à y bien regarder ce n’est évidement pas de l’intérêt d’une Flandre indépendante (ni même d’un Royaume des Pays-Bas élargi) d’englober une population irrédente aussi nombreuse et ce à 3 kilomètres de la frontière française.

Par contre, pour accélérer le débat et débloquer la situation, c’est une idée qui me parait la bienvenue. Mais hélas, comme souvent en Belgique, tant qu’il n’y aura pas d’accord sur tout, il n’y aura d’accord sur rien.
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Greg
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MessagePosté le: 07/09/2009 14:09    Sujet du message: Répondre en citant

Tout cela est intéressant mais ... c'est une attitude que je qualifierais, ne le prenez pas mal, de passive qui arrive d'ailleurs trop tard, ... bien trop tard. Le Soir qualifie aujourd'hui, en première page, la Belgique de "S.A.", société anonyme, accompagnée d'un édito certes consternant de naïveté. Mais le constat est fait.

Le clash aura lien au cours de second trimestre 2010. Pour plusieurs raisons: la fin des procédures en conflit d'intérêts sur BHV, la procédure en conflit d'intérêts que le gouvernement flamand a acté dans son accord du 7 juillet dernier afin de bloquer le budget fédéral, et enfin la Présidence de l'UE que la Belgique devrait assurer dès le 1er juillet 2010.

Le RWF se projette déjà sur les prochaines élections fédérales de 2011. Hors nous savons tous très bien que la probabilité est importante pour que ces élections ne soient jamais organisées. Pour nombre de raisons et notamment l'impossibilité juridique que pose la problématique BHV, à défaut d'être résolue au sein du Conseil des Ministres, elle ne manquera pas d'avoir une répercussion sur les autres chancelleries.

C'est maintenant qu'il faut agir et c'est dès aujourd'hui que nous devons nous préparer à la nouvelle configuration que prendra la Belgique à la suite des événements sus-mentionnés, devenus incontournables. Quel sera le rôle du RWF dans ce contexte: nul puisqu'il n'a aucune représentation politique. Il faudra donc agir "avec le RWF s'il le veut, sans le RWF s'il le faut". La fin de non-recevoir de son Président et les insultes personnelles qui ont été publiées sur le net par la Direction ont, je le crains, enterré pour de bon toute possibilité pour le RWF de se poser en partenaire crédible sur le plan international. Son Président est grillé à vie. Dommage.

Jacques Lenain a très bien compris que nous sommes entrés dans la phase finale de la Belgique confédérale. Son timing n'est pas innocent. Ce n'est pas par les urnes que nous obtiendrons gain de cause. Il nous reste 8 mois pour convaincre les 99% de Wallons et de Bruxellois qui n'ont pas voté RWF avec l'objectif de pouvoir obtenir notre auto-détermination populaire. Il est donc d'une importance primordiale de nous préparer à cette échéance. Et de convaincre avec des arguments solides. A défaut, Bruxelles sera définitevement enclavé et la Wallonie réduite à un condominium terrestre de la Flandre, une sorte de colonie dont personne ne voudra? Parce que c'est bien Bruxelles l'enjeu. Je pense que les flamands l'ont dit assez clairement. Les Français aussi: ce sera Bruxelles et la Wallonie ou rien.
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MessagePosté le: 07/09/2009 14:52    Sujet du message: Répondre en citant

@ Admin2,

PHG et sa garde rapprochée ont été très méchants avec votre grand homme (sans jeu de mot !), c’est entendu. Le RWF est très profondément identifié avec ceux là, c’est un fait. Le parti, qui n’a pas d’élus et n’a aucun score électoral susceptible de lui conférer la moindre représentativité, est donc hors-jeu. D’accord. Et après ? Dans l’idée que je me fais de l’évolution des choses, le RWF n’avait de toute façon qu’un rôle assez périphérique, et j’espère qu’il pourra encore le jouer, à savoir celui de servir de réservoir d’idées et de concepts pour aider à faire le deuil de la Belgique et faciliter la transition.

8 Mois pour convaincre les 99%, mais de quoi, et dans quelle perspective ? Que la Belgique, c’est fini ? Pas besoin de les convaincre, c’est déjà un fait avéré. Même le très belgicain Swââr l’a acté, et les Flamands aussi, y compris le premier ministre belge qui représente les Flamands mieux que la Flandre elle-même (je n’ai toujours pas compris ce qu’il voulait vraiment dire avec ça, mais bon). Que la France, c’est le salut, le pays qui nous faisait défaut ? Pourquoi convaincre, alors que c’est l’évidence même et qu’il n’y a pas d’autre solution. Et convaincre dans quel cadre ? Des élections belges, il n’y en aura plus. Un référendum organisé par l’UE ou l’ONU ? Ce sera utile, mais quand la solution aura été actée, et seulement pour la sanctifier par les urnes, et à ce moment là, tout le monde sera pour.

Sauf à ce que les Francophones se couchent et échangent du temps contre de l’argent, ce dont on les soupçonne depuis deux ans sans qu’ils aient concédé un millimètre aux exigences flamandes pourtant clarissimes et invariables, ce sera la fin de la Belgique pour tout le monde. Car il ne faut pas oublier que la Belgique, c’est aussi et surtout la Flandre et les Flamands. Le jeu pervers qui consiste à vampiriser l’état fédéral pour afficher une Flandre opulente sera fini aussi. Ce sera chacun pour soi. Par conséquent, cet enchainement annoncé ne peut à mon sens (mais je sais qu’il faut se garder de confondre ce qu’on croit probable et ce qu’on espère voir arriver) qu’accélérer l’inévitable règlement international.

La question qui se pose, c’est de régler le problème avant ou après la présidence belge, car personne n’a envie d’une présidence qui risque d’imploser. SI c’est avant, c’est que tout est déjà prêt. Si c’est après, il y aura un peu de temps, mais guère plus. Et d’ailleurs, que les puissances riveraines fassent pression sur les Belges pour mettre une sourdine à leurs querelles le temps de la présidence belge ne serait qu’un leurre, car dans ce pays, personne ne peut plus rien contrôler. Par conséquent, il faut liquider la Belgique avant le 1er juillet 2010 et aussi, accessoirement, prévenir le suivant dans la liste. Du reste, ne serait-il pas envisageable de prévoir dès à présent que la Belgique passe son tour ? Si elle existe encore le 1er juillet 2010, tant mieux (ou tant pis), mais au moins ça enlèverait cette échéance, quoique à mon avis la pression qu’elle cause est favorable à notre cause.
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MessagePosté le: 07/09/2009 15:45    Sujet du message: Répondre en citant

Oui, mais faire une liste à la Prévert de tous les statuts imaginables ne sert pas à grand-chose. Bruxelles est le nœud du problème, mais en même temps son sort dépend de ce qui arrive au reste. Je l’ai déjà dit et ça ne fait pas très plaisir aux Bruxellois, mais Bruxelles n’est pas le Koweit. Il n’y a pas de pétrole ni de platine dans le sous sol (enfin, je crois). L’importance de Bruxelles est due à son statut de capitale de la Belgique et de siège de l’UE. Que cela vienne à changer et Bruxelles deviendra nettement moins stratégique. C’est pourquoi je pense que ceux qui s’imaginent que taxer les navetteurs flamands sur leur lieu de travail serait la poule aux œufs d’or se trompent lourdement. Les Flamands n’ont pas tort de considérer qu’une partie du PIB généré à Bruxelles l’est par des Flamands travaillant pour des intérêts économiques flamands, ce qu’ils pourraient faire tout autant à Gand ou Anvers. De même dans une moindre mesure pour les Wallons.

Reste donc la population bruxelloise elle-même. A peu près un million de Francophones, ce qui en fait un enjeu géopolitique pour la France et un gros problème potentiel pour la Flandre. Je ne voudrais pas jouer au François Barberis, je n’en ai pas le talent, mais il me semble que la géopolitique de la chose est claire. La Flandre indépendante n’aura pas besoin de Bruxelles. Considérations de prestige et rodomontades nationalistes mises à part, une fois les emplois fédéraux évaporés, j’exagère à peine en avançant que la ville n’apporterait à la Flandre en plus d’un million de citoyens malgré eux en rébellion potentielle qu’un immense parc de bureaux qu’une politique de grands travaux à la flamande pourrait faire ressurgir de terre, mais en ultra moderne, écoresponsable et développement durable, quelque part du côté de Louvain par exemple. Une sorte de Louvain la Neuve (je rigole…)

Je conçois aisément que tout le monde ne partage pas mon point de vue, mais je suis convaincu qu’en minimisant l’importance de Bruxelles, ou en ajustant son importance à une plus juste perception de la réalité, on décrispera le débat. Dans cette perspective, les diverses options que vous énonciez seraient caduques, et l’union à la France avec les morceaux de périphérie à forte majorité francophone s’imposerait d’elle-même.
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MessagePosté le: 07/09/2009 16:14    Sujet du message: Répondre en citant

JPBWEB a écrit:

La question qui se pose, c’est de régler le problème avant ou après la présidence belge, car personne n’a envie d’une présidence qui risque d’imploser. SI c’est avant, c’est que tout est déjà prêt. Si c’est après, il y aura un peu de temps, mais guère plus. Et d’ailleurs, que les puissances riveraines fassent pression sur les Belges pour mettre une sourdine à leurs querelles le temps de la présidence belge ne serait qu’un leurre, car dans ce pays, personne ne peut plus rien contrôler. Par conséquent, il faut liquider la Belgique avant le 1er juillet 2010 et aussi, accessoirement, prévenir le suivant dans la liste. Du reste, ne serait-il pas envisageable de prévoir dès à présent que la Belgique passe son tour ? Si elle existe encore le 1er juillet 2010, tant mieux (ou tant pis), mais au moins ça enlèverait cette échéance, quoique à mon avis la pression qu’elle cause est favorable à notre cause.


Avant, à mon avis. Que le très belgicain Soir pose la question de la faillite de la Belgique en une n'est pas anodin.
BHV serait donc reporté à début 2010 : cela signifie que les germanophones ont donné leur accord pour introduire le dernier conflit d'intérêts : en échange de quoi ? N'est-on pas en droit de le savoir ?
Le jeu doit s'emballer en coulisses, et on n'informe pas le bon peuple ...


Admin2 a écrit:
C'est maintenant qu'il faut agir et c'est dès aujourd'hui que nous devons nous préparer à la nouvelle configuration que prendra la Belgique à la suite des événements sus-mentionnés, devenus incontournables. Quel sera le rôle du RWF dans ce contexte: nul puisqu'il n'a aucune représentation politique. Il faudra donc agir "avec le RWF s'il le veut, sans le RWF s'il le faut". La fin de non-recevoir de son Président et les insultes personnelles qui ont été publiées sur le net par la Direction ont, je le crains, enterré pour de bon toute possibilité pour le RWF de se poser en partenaire crédible sur le plan international. Son Président est grillé à vie. Dommage.


Oui, le timing n'est pas innocent et on n'a plus beaucoup de temps !
J'hallucine devant les réactions de la Direction du RWF, assorties d'attaques personnelles sur le net, ils sont tombés bien bas ! Ou comment démolir un parti en quelques phrases ...
L'important c'est le résultat, j'ai bien quitté un parti une fois, je peux en quitter un autre ...
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Serge
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MessagePosté le: 07/09/2009 17:25    Sujet du message: Répondre en citant

JPBWEB a écrit:
Oui, mais faire une liste à la Prévert de tous les statuts imaginables ne sert pas à grand-chose. Bruxelles est le nœud du problème, mais en même temps son sort dépend de ce qui arrive au reste.
Je l’ai déjà dit et ça ne fait pas très plaisir aux Bruxellois, mais Bruxelles n’est pas le Koweit. Il n’y a pas de pétrole ni de platine dans le sous sol (enfin, je crois). L’importance de Bruxelles est due à son statut de capitale de la Belgique et de siège de l’UE. Que cela vienne à changer et Bruxelles deviendra nettement moins stratégique.


C'est vrai ! Je l'ai très bien senti, notamment, lors du Congrès du RWF du 17 mai dernier, à Namur. 3,5 millions Wallons et surtout, l'assiette territoriale que représente la Wallonie (+/- 17.000 km²) décideront du mantien ou non de la Belgique.
C'est une formidable leçon d'humilité donnée aux Bruxellois que de rappeler, comme le fait régulièrement P.-H. Gendebien, que 30 à 35 % des Bruxellois sont Wallons ou d'origine wallonne.
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Greg
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MessagePosté le: 07/09/2009 17:34    Sujet du message: Répondre en citant

Serge a écrit:
. 3,5 millions Wallons et surtout, l'assiette territoriale que représente la Wallonie (+/- 17.000 km²) décideront du mantien ou non de la Belgique.


Les élections sont passées Serge ... et les Wallons ont voté. En 2014, il n'y aura plus rien à négocier des restes de la S.A. Belgique. C'est maintenant qu'il faut agir en étant imaginatif.
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