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Forum Bruxelles-Francophone
Le forum de discussion francophone pluraliste et indépendant pour la solidarité Wallonie - Bruxelles et périphérie
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Forum sur les problèmes communautaires en Belgique - Posté : La bataille de Bruxelles fait rage
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La bataille de Bruxelles fait rage
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Message |
Bruxellois Gourou


Inscrit le: 07 Jan 2008 Messages: 3143 Localisation: BRUXELLES (Dépt de la Dyle), BELGISTAN
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eric269 Pilier


Inscrit le: 21 Jan 2008 Messages: 988 Localisation: Belgique francophone
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Posté le: 15/09/2008 14:51 Sujet du message: |
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Morceaux choisis :
"Toutes les multinationales américaines ou européennes qui se sont implantées en Belgique après la guerre ont été conduites en Flandre. Toutes, sauf Caterpillar en 1965, parce que quand le PDG de cette entreprise est venu en Belgique pour chercher un terrain, le responsable flamand qui devait le recevoir était malade, et a été remplacé par son adjoint, francophone ! "
"La première cause du déclin wallon, qui est réel, est la mainmise des Flamands, depuis des décennies, sur les ministères-clés de l’Économie, de l’Emploi et des Transports. Le réseau autoroutier a été conçu pour irriguer la Flandre, et a longtemps oublié Bruxelles. "
"La Flandre sans Bruxelles ne représente rien sur la carte européenne. S’il y a division de la Belgique, c’est celui qui aura Bruxelles qui sera gagnant." _________________
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AgatheN Gourou


Inscrit le: 21 Jan 2008 Messages: 1187 Localisation: Bruxelles
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Posté le: 15/09/2008 15:29 Sujet du message: |
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De l'info vérité, ça nous change !
A retenir aussi: d'après Myriam Delacroix, bourgmestre de Rhode-Saint-Genèse, il y aurait un accord entre les 19 bourgmestres de la région de Bruxelles-capitale et ceux des 6 communes de la périphérie pour organiser un référendum, si la scission de BHV poursuit son chemin au parlement fédéral.
Le feront-ils vraiment ?
Quelle serait la valeur juridique et réelle des résultats d'un tel référendum commune par commune ? _________________ Quand le coq wallon dit "Accordons nos violons", le lion flamand répond "Violons nos accords" ! Cela suffit ! |
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Bruxellois Gourou


Inscrit le: 07 Jan 2008 Messages: 3143 Localisation: BRUXELLES (Dépt de la Dyle), BELGISTAN
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AgatheN Gourou


Inscrit le: 21 Jan 2008 Messages: 1187 Localisation: Bruxelles
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Posté le: 15/09/2008 15:43 Sujet du message: |
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Signé !
Vive la révolution !  _________________ Quand le coq wallon dit "Accordons nos violons", le lion flamand répond "Violons nos accords" ! Cela suffit ! |
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eric269 Pilier


Inscrit le: 21 Jan 2008 Messages: 988 Localisation: Belgique francophone
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Posté le: 15/09/2008 15:53 Sujet du message: |
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A signé ! _________________
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Victor Modérateur


Inscrit le: 16 Mai 2008 Messages: 1726 Localisation: Bruxelles - Département de la Dyle
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Posté le: 15/09/2008 16:46 Sujet du message: |
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J'ai signé ! _________________
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pimprenelle Gourou


Inscrit le: 14 Mai 2008 Messages: 1148
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Posté le: 15/09/2008 16:48 Sujet du message: |
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Itou !  |
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Bruxellois Gourou


Inscrit le: 07 Jan 2008 Messages: 3143 Localisation: BRUXELLES (Dépt de la Dyle), BELGISTAN
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Posté le: 15/09/2008 22:16 Sujet du message: |
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Comme le texte de la pétition est assez malaisé à lire, je le reproduis ci-dessous :
| Citation: |
Pétition « Bruxelles se soulève ! »
Veuillez lire attentivement ceci avant d’aller plus loin.
Cette pétition a pour mission de réunir plusieurs dizaines de milliers de francophones à Bruxelles afin de manifester pacifiquement contre le totalitarisme flamand. Bruxelles entend se faire respecter et faire comprendre à la Flandre un certain nombre de points. Les Wallons, eux aussi victimes de ce totalitarisme, sont également invités à prendre part à cette manifestation. Ne signez la pétition qu’une seule fois et indiquez une adresse email valide, car autrement votre signature ne pourrait être prise en compte et nous n’aurions aucun moyen de vous communiquer la date de la manifestation. Tout commentaire devra impérativement être rédigé dans un français compréhensible sous peine d’être supprimé. La pétition étant hébergée sur un site français (le meilleure dans sa catégorie), nous avons prévu une seconde pétition identique à la première mais exclusivement réservée aux Français souhaitant soutenir notre cause. Ce dédoublement s’explique par la volonté de ne pas compliquer le dénombrement des participants qui prendront part à la manifestation.
Comment promouvoir la pétition « Bruxelles se soulève ! » ? • Jesigne.fr : hébergeur de la pétition La pétition pour les Belges : http://jesigne.fr/bruxellessesouleve La pétition pour les Français : http://jesigne.fr/bruxellessesouleveaveclesfrancais • Scribd : http://www.scribd.com/doc/6001868/Bruxelles-Se-SouleveConsultez la pétition dans sa version pdf, imprimez-la, téléchargez-la et faites la connaître grâce aux différents outils fournis. • Picasa : http://picasaweb.google.com/faitesconnaitrelapetition Découvrez en images plusieures façons différentes pour faire connaître la pétition. • Youtube : http://fr.youtube.com/bruxellessesouleve Visionnez les vidéos qui accompagnent la pétition et partagez cette chaine avec vos amis. • Skype : groupe de discussions publiques « Bruxelles se soulève ! » destiné uniquement à ceux qui veulent investir du temps et de l’énergie pour faire connaître la pétition dans un premier temps et organiser la manifestation dans un second temps. Ce groupe n'est pas destiné à alimenter des polémiques sur le contenu de la pétition. Lien direct vers le groupe de discussions publiques « Bruxelles se soulève ! »
Nous, citoyens bruxellois et wallons, voulons avant tout faire comprendre au monde politique belge que depuis juin 2007 nous avons eu le temps de nous pencher sur les tenants et les aboutissants de cette crise et avons à présent dépassé la phase émotionnelle. Aujourd'hui, nous ne sommes plus prêts à accepter une Belgique à n'importe quel prix et sous n'importe quelle forme. Nous exigeons que nos revendications soient respectées lors des discussions sur le devenir de l’État fédéral belge. Plus que jamais, nous, Bruxellois, devons réagir face au fascisme, physiquement non violent, qui s’est insidieusement installé dans notre ville et sa périphérie depuis déjà plus d’une cinquantaine d’années. Ce fascisme non violent risque rapidement de dégénérer en une véritable dictature pour plus de 1.120.000 personnes. Les politiciens francophones ont mis beaucoup de temps pour comprendre les véritables intentions de nos voisins flamands, ils semblent aujourd’hui conscients de leurs erreurs passées mais demeurent mentalement colonisés par la domination flamande. Sans cesse, ils se résignent à acquiescer l'agenda et les ultimatums posés par la Flandre et osent à peine dénoncer du bout des lèvres les graves injustices qui frappent les Bruxellois et les Wallons. Nous, citoyens francophones de Bruxelles et de Wallonie, ne pouvons plus nous contenter d’attendre que le spectacle se déroule sous nos yeux avachis par la confortable routine de nos petites vies… Nous devons prendre part à cette ultime bataille qui nous oppose à nos voisins flamands. La réponse à cette crise devra surgir de Bruxelles puisque l’enjeu principal de cette crise est Bruxelles ! Certaines personnes bonhommes affirmeront que seuls les politiciens ne s’entendent pas et qu’ils ne sont pas représentatifs des sentiments présents au sein de la population belge. Il faudra leur rappeler à ces grands naïfs que ce sont bien les citoyens flamands qui élisent leurs politiciens et que ce ne sont pas les quelques dizaines de pour cent de citoyens flamands en faveur d’une union équilibrée qui empêcheront la Flandre d’asservir Bruxelles et sa périphérie. Ce sont bien les élites politiques et économiques qui décident pour les « masses » à moins que les « masses » décident de s'inviter…
Nous exigeons que les politiciens flamands cessent de prétendre que la Région de Bruxelles-Capitale :
• n'est pas une région égale aux deux autres alors que la Constitution belge reconnaît trois Régions à part entière.
• n’a pas sa place dans les négociations en tant que troisième interlocuteur égal aux deux autres.
• appartient à la Flandre. Nous démontrerons par la suite que Bruxelles n'a jamais été flamand, n'est pas flamand et ne le sera jamais car pour y arriver il faudra passer sur le corps de 93 % des habitants qui la peuplent.
• est mal gérée à cause de ses nombreux politiciens. Les citoyens bruxellois ne sont pas dupes et savent pertinemment bien qu'il s'agit encore une fois de manigances ayant pour but d'asseoir l'emprise de la Flandre sur Bruxelles. Nous invitons les politiciens francophones à durcir leurs positions à l'égard du monde politique flamand et à ne plus subir le diktat flamand. N'importe quel observateur étranger remarquerait immédiatement que les francophones sont en position de force. En effet, les Flamands ne pourront jamais scinder BHV (voir section IV.) sans l'accord des ministres francophones et ne proclameront jamais leur indépendance car ils perdraient Bruxelles et plusieurs communes de sa périphérie. Toutes ces raisons font que les politiciens francophones se doivent d'exiger une contrepartie substantielle à la scission de BHV. Chaque parti francophone doit détailler de façon claire et non ambiguë sa vision du futur État belge afin que le citoyen puisse voter en connaissance de cause (État fédéral, confédération à deux, confédération à trois…). Nos élus francophones doivent également apporter une solution aux graves injustices que subissent les Bruxellois au nom d'un bilinguisme démesuré par rapport à la composition néerlandophone de Bruxelles (seulement 7 % de sa population, cf. les déclarations fiscales introduites en néerlandais et le nombre d’électeurs flamands). Si la classe politique francophone se révèle incapable de répondre à nos attentes alors nous devrons faire le deuil de la Belgique. Car plus jamais nous n’accepterons d'être des citoyens de seconde zone, discriminés juridiquement et économiquement, insultés de « rats francophones », traités d’immigrants dans notre propre pays par une nation fasciste avec la passivité de nos élus en prime ! Avant de divorcer, nous rappellerons à cette Flandre arrogante qu’elle nous doit sa récente réussite économique grâce aux transferts substantiels intervenus pendant plus de 120 ans de la florissante Wallonie vers la misérable Flandre ! Nous lui ferons également remarquer qu’elle nous doit même son identité flamande, construite en réaction à l’image erronée des francophones qu’elle s’est sciemment complut d’entretenir au fil des siècles… Cela relèverait presque du domaine psychiatrique mais la Flandre ne sera heureusement plus notre problème. Nous, Bruxellois et Wallons, pourrons alors travailler sereinement à l’édification de notre avenir commun.
Il est important de constater qu’aucun politicien francophone ne fait remarquer qu’il n’existe actuellement dans le monde aucun « État confédéral ». Ne s’inquiètent-ils pas de savoir pourquoi ? Au fait, c’est quoi le confédéralisme ? Une confédération résulte d'un traité international conclu par deux ou plusieurs États souverains. Ces États mettent en commun quelques compétences. Les États décident eux-mêmes de quelles compétences il s'agit. Une confédération n'est donc pas un État. Il est donc un non-sens de parler d'un État confédéral car le système requiert une séparation préalable des entités qui composent la fédération. Vu qu'il s'agit d'un contrat entre États indépendants, la confédération belge ne peut être mise en œuvre que via le séparatisme. Les entités qui composent une confédération ne possèdent pas de constitution commune. En raison du fait que chaque État membre de la confédération constitue une entité indépendante, chaque État constitutif possède un droit de sécession unilatéral, tout comme un droit de véto en ce qui concerne les matières communes. Les citoyens n'ont pas de rapport direct avec la confédération : ils n'ont pas la nationalité de la confédération (il n'y aurait donc plus de Belges) et ne votent pas pour la confédération qui n'est qu'une réalité interétatique et intergouvernementale. Le parlement belge serait donc remplacé par une assemblée confédérale qui serait élue par les parlements des États constitutifs. Il va de soi que dans un tel système tout est négocié : la solidarité, la confédération et l'intérêt général. La démocratie ne s'exerce pas au niveau de la confédération. Chaque État constitutif à la possibilité de recourir au chantage (p. ex. vis-àvis d'un État membre plus pauvre qui n'obéirait pas à ses demandes). La confédération ne dispose que de compétences très limitées (comme la défense ou la monnaie et une certaine union économique). Le confédéralisme n'est donc pas une forme poussée de fédéralisme. Voir les vidéos suivantes : vidéo 1, vidéo 2. La stratégie du CD&V-NVA a été jusqu’à présent de faire échouer les négociations afin de démontrer que la « structure de type fédérale » est la source des problèmes du pays. L’étape suivante est de parvenir à orienter les négociations vers la préparation d’une confédération constituée de deux entités indépendantes (la Flandre et la Wallonie). Pour y parvenir, il faut encore exclure Bruxelles des négociations, d’où la « brillante idée » d’une négociation entre communauté flamande et communauté francophone et non entre les trois régions. En acceptant cette deuxième phase de négociations basée sur les communautés ou éventuellement sur les régions, nos politiciens francophones acceptent implicitement la logique du confédéralisme. Nous trouvons cela scandaleux ! L’électeur francophone doit par ailleurs savoir que des politiciens socialistes tels que Philippe Moureaux (article 1) et José Happart (vidéo 3) se sont déjà prononcés en faveur du confédéralisme en se gardant bien d’expliquer au citoyen que le confédéralisme n’est pas une forme plus prononcée de fédéralisme mais quelque chose d’extrêmement différent et de dangereux pour Bruxelles et la Wallonie. Le Vif/L'Express du 31/07/2008 met parfaitement en garde : « la thèse flamande classique se fonde sur une Belgique à deux (Flandre et Wallonie), reléguant la capitale au rang de territoire cogéré ! Ce n'est pas innocent. En cas de scission du pays, il serait alors plus difficile aux Wallons et aux Bruxellois d'unir leurs destinées ».
À la question suivante du Vif/l'Express du 5/09/2008 : « Peut-on accepter qu'il y ait, en Belgique, deux catégories de citoyens, à savoir ceux qui détiennent les clés de leur destin et les autres ? ». Voici ce que répond Xavier Mabille, président du Crisp : « Pareille évolution des institutions en Belgique serait en contradiction totale avec ce qui se passe ailleurs en Europe. La cogestion est un concept qui appartient au passé. Il est incontournable, dans un État européen moderne, de priver de ses droits politiques un dixième de la population d'un pays ». Pour la petite histoire, les idées fédéralistes firent irruption avec la percée de la Volksunie à partir de 1960 et à la stupeur des politiciens bruxellois, elles recueillirent une large adhésion en Wallonie. Aujourd’hui, les idées confédéralistes firent irruption avec la percée de la NVA (bâtard né de la dislocation de la Volksunie en 2001). L’histoire semble se répéter avec un casting fort similaire mais l’avenir nous dira qui du côté francophone soutiendra cette foi-ci le confédéralisme. À l’époque, le PRL (l’ancêtre du MR) fut le dernier parti à défendre l’État unitaire alors que tous les autres réclamaient le fédéralisme. Nous pouvons constater aujourd’hui l’échec cuisant de l’État fédéral belge ! (voir la section IV. pour comprendre ce qu’est exactement BHV). Nous exigeons de nos politiciens qu’ils se montrent intraitables sur ce point et qu’ils n’abandonnent en aucun cas l’élargissement de Bruxelles. La frontière linguistique (voir la section IV. pour comprendre ce que c’est) qui avait été fixée en 1962, sans la consultation des citoyens, avait pour unique but de répondre aux craintes de la Flandre sur le recul constant et important du néerlandais au profit du français. La malhonnêteté des politiciens flamands les amène aujourd’hui à prétendre que cette frontière linguistique est une frontière d’État. En cas de scission de l’arrondissement de BHV sans élargissement de la Région Bruxelles-Capitale à toutes les communes à majorité francophone situées en Flandre, Bruxelles (à 93 % francophone) se retrouverait enclavée dans un territoire flamand totalement homogène au point de vue linguistique. Plus rien alors n’empêcherait la sécession de la Flandre qui emporterait de force Bruxelles. Les Bruxellois n’accepteront jamais de devenir Flamands ! Bruxelles, comme nous le démontrerons plus tard dans la section IV. n’a jamais été flamand !
Ce bilinguisme de la capitale était ce que les francophones avaient accepté de céder aux Flamands en échange du statut de « commune à facilités linguistiques » accordé aux six communes de la périphérie bruxelloise. Puisque la Flandre remet en cause ces accords intervenus en 1962 et rend la vie impossible à près de 200.000 citoyens de la périphérie bruxelloise, il nous semble dès lors légitime de ne plus accepter ce bilinguisme démesuré, profondément injuste et fortement générateur de discriminations pour plus d'un million d'habitants ! À Bruxelles, les Flamands pratiquent à grande échelle la discrimination à l’embauche tant dans la fonction publique que sur le marché du travail privé. Dans les dix-neuf communes de la capitale, les fonctionnaires doivent, pour être nommés, se soumettre à un examen linguistique organisé par le SELOR, organisme de recrutement, qui dépend du ministre fédéral de la Fonction publique, alors qu’il paraît évident que la Région bruxelloise devrait organiser ellemême ses examens linguistiques. Depuis de nombreuses années, cet examen linguistique présente des difficultés totalement démesurées et non appropriées par rapport aux besoins des fonctions exercées. De nombreux experts ont souligné qu’en Région bruxelloise le SELOR organise et camoufle une discrimination à l’embauche par le biais de ces exigences linguistiques en décalage fondamental avec la réalité concrète des besoins sur le terrain et des fonctions à pourvoir (article 2). Ajoutons à cela que selon le niveau de la fonction occupée, 25 à 50 % (vidéo 4) des postes sont occupés par des Flamands de Flandre alors que les Flamands de Bruxelles ne représentent que 7 % de sa population ! (source 1)
La discrimination à l’embauche dans le secteur privé fait également rage, on ne compte plus les cadres flamands des ressources humaines et les agences d’intérim qui excluent des candidats diplômés et qualifiés postulant pour des emplois situés dans leur propre ville ! Le critère d’exclusion est la possession d’un diplôme délivré par un établissement francophone, en d’autres termes le postulant bruxellois ou wallon, même maîtrisant le néerlandais, n’a aucune chance d’occuper un emploi intéressant s’il ne sort pas d’une école flamande ou d’un utérus flamand. Un nombre sans cesse croissant d’offres d’emploi dans la presse ne cache même plus le refus d’engager un candidat d’origine francophone, comme l’attestent les photos du blog « francophonedebruxelles ». Ce régime de l’exclusion porte un nom : l’apartheid ou plus précisément l’apartheid économique flamand au cœur de l’Europe ! Ce régime s'inspire probablement de l'apartheid sud-africain comme le suggèrent les vidéos suivantes traitant du Vlaams Belang : vidéo 5, vidéo 6... Ce régime de l’apartheid économique est d’autant plus abject qu’il est officiellement justifié par un manque de maîtrise du néerlandais alors qu’une proportion impressionnante de fonctionnaires flamands possède une si médiocre connaissance du français qu’elle est incapable de remplir ses tâches correctement. On ne compte plus les agents de police incapables de dresser un procès-verbal dans un français compréhensible... Nous mettons également en cause le statut bilingue de Bruxelles car il crée une inégalité de traitement par rapport aux deux autres régions unilingues de ce pays. Il n’est pas acceptable que les Bruxellois paient seuls l’incohérence de la structure de ce pays. Soit les trois régions deviennent unilingues, soit la Belgique tout entière devient bilingue !
Nous, citoyens bruxellois, nous ne souhaitons plus être la capitale de la Flandre et exigeons que la Flandre se choisisse pour capitale une ville au sein de sa propre région. Le choix de Bruxelles comme capitale de la Flandre avait été posé sans l’accord des Bruxellois mais n’avait pas jamais été remis en cause par ces derniers car l’unité de la Belgique n’avait jusqu’à présent jamais été remise en question de façon aussi évidente. La vision confédéraliste bipolaire de la Flandre et les menaces de plus en plus ouvertes sur Bruxelles émanant des milieux politiques, économiques et intellectuels flamands nous poussent à exiger fermement que la Flandre abandonne Bruxelles comme capitale ! Voici quelques vidéos qui convaincront sans aucun doute les plus sceptiques : vidéo 7, vidéo 8, vidéo 9, vidéo 10 et vidéo 11.
À la suite de l’accord du Lombard et la loi du 13 juillet 2001, les Flamands de Bruxelles jouissent d’une représentation non proportionnelle à leur nombre dans la Région: le nombre de députés au Conseil de la Région de Bruxelles-Capitale est fixé à 72 pour le groupe linguistique français et à 17 pour le groupe linguistique néerlandais, sur un total de 89 sièges. Les Flamands de Bruxelles sont donc assurés d’être politiquement représentés à hauteur de 20% alors qu’ils ne représentent que 7 % des électeurs, et ce, quel que soit le résultat des élections. Il s'agit assurément d'une violation du suffrage universel et du principe « un homme, une voix ». Les Flamands bénéficient également d’une parité intégrale au niveau du gouvernement régional (avec un même nombre de ministres néerlandophones que francophones) et la présence garantie d'au moins un échevin flamand dans chaque collège, ce qui n'est pas en conformité avec le suffrage universel communal. Ajoutons à cela que toute décision au sein du parlement bruxellois doit rencontrer une majorité au sein des 17 députés flamands ET au sein des 72 députés francophones ! Ce cas est unique au monde.
Certains Flamands, quelque peu niais, s’empresseront de rétorquer : « Appliquons alors cette revendication également au niveau du parlement fédéral où il y a une surreprésentation de francophones. En effet, il faut nettement plus de votes pour l'obtention d'un siège fédéral au Nord par rapport au Sud. Finissons-en ensuite avec les majorités qualifiées des 2/3 ainsi que les majorités requises dans chaque groupe linguistique. Terminons-en avec la parité linguistique dans l'exécutif fédéral ». À cette interpellation, des francophones, avisés, répondront : « Cet argument est celui des nationalistes pour faire peur aux francophones. La fameuse "surreprésentation" à la chambre est de 62 francophones sur 150 députés (soit 41,3%) et au sénat de 30 francophones sur 71 sénateurs (soit 42,2%). Les pourcentages coïncident exactement avec ce que les francophones représentent dans la société belge (et ils devraient même peut-être être revus à la hausse puisqu’il n’y a plus eu de recensements linguistiques depuis 1960). Il n’y a donc aucune compensation à ce niveau pour les francophones au sein de la chambre et du sénat. Enfin, les mécanismes de majorités qualifiées sur les points sensibles et les procédures de protection des minorités existent dans toutes les démocraties pour empêcher l’oppression de ces minorités. Alors que la majorité requise au parlement bruxellois, au sein de chaque groupe linguistique, et ce, pour toutes les décisions à prendre est un exemple unique et semble plutôt indiquer que les francophones sont des citoyens de seconde zone dans leur propre ville ! » (source 2). Le parlement bruxellois a récemment expérimenté les dangers, pour sa propre survie, de la nécessité d’avoir une majorité au sein de chaque groupe linguistique. La force de la résolution exigeant la place de Bruxelles aux négociations en tant que région à part entière a été fortement affaiblie afin de pouvoir obtenir la majorité chez les députés flamands (vidéo 12). Concluons ce point par un petit mot sur la députée bruxelloise CD&V, Brigitte Grouwels. Son slogan de campagne électorale en 2003 était « minder Frans, meer Brigitte » (moins de français, plus de Brigitte). En 2001, Brigitte Grouwels publie, dans la revue séparatiste flamande « Secessie », dont l’éditeur responsable est une députée fédérale Vlaams Blok, un article dans lequel elle révèle notamment sa revendication de mise en tutelle de la Région de Bruxelles-Capitale par la Flandre. En 2006, elle déclara sur les plateaux de RTL-TVi qu'elle préférait engager un flamand bilingue incompétent plutôt qu'un unilingue francophone hypercompétent. Espérons que tous les Bruxellois francophones finiront par comprendre qu’il n’existe plus de politiciens flamands à Bruxelles travaillant pour les intérêts des Bruxellois. Ces politiciens flamands bruxellois oeuvrent tous pour la conquête de Bruxelles par la Flandre et l’abandon de la Wallonie ensuite…(article 3, source 3)
Bruxelles souffre d’un sous financement reconnu par toute la classe politique et ne parvient pas à faire face à toutes les obligations que lui impose son statut de « siège des institutions européennes et internationales » alors qu’elle produit à elle seule 20% du PIB du pays (vidéo 13). Elle est la troisième ville européenne la plus riche d’après son PIB/habitant et est le moteur économique des deux autres régions. Nous, citoyens bruxellois, n’acceptons plus que nos emplois soit spoliés par ces centaines de milliers de Flamands et qui en prime paient leurs impôts à la région flamande. Et nous devrions encore supporter d’être traités de « boulet économique » et de « région mal gérée » ! Nous conclurons ce point, en précisant que puisque la Flandre considère les francophones de la périphérie comme des « immigrants », il serait alors logique que ses 250.000 navetteurs paient leurs impôts à Bruxelles puisqu’ils viennent travailler dans un territoire étranger. Cette règle est celle que l’on applique dans l’Union européenne.
Voici ce que pense le correspondant, Jean Quatremer, en Belgique du journal Libération : « J’ai du mal à comprendre que le gouvernement actuel puisse tenir alors que la Région flamande refuse de nommer des bourgmestres de communes flamandes démocratiquement élus sous prétexte qu’ils ont envoyé, des convocations en français à leurs électeurs francophones et ce, alors qu’aucun texte légal ne prévoit une telle sanction et ne donne un tel pouvoir à la Région. C’est seulement dans les régimes autoritaires qu’une autorité administrative peut ainsi remettre en cause, sans procès équitable, le suffrage universel sans s’appuyer sur une loi et une décision judiciaire » (article 4, article 5, vidéo 14, vidéo 15).
Le rapport d’activités 2006-2007 de l’office des consommateurs francophones, l’OCF, contient 36 pages d’exemples de sociétés qui ne respectent pas leurs clients francophones. La société Télénet, présente à Bruxelles depuis fin 2007, a fait le choix d’imposer le néerlandais aux Bruxellois. Voici ce qu’on lit dans ce rapport : - « Demande d’introduire un message en français – et non plus néerlandais – sur la messagerie vocale d’une cliente francophone de Telenet. Cette dernière ne voulant pas obtempérer, l’OCF a envoyé une plainte à la direction de l’opérateur ». - « Envoi des factures Telenet en néerlandais à une cliente francophone domiciliée à Etterbeek. L’OCF a précisé à l’entreprise malinoise que son implantation commerciale en région bruxelloise doit s’accompagner d’une prise en considération de la réalité sociologique de la région, laquelle est très majoritairement francophone ». - « Livret de conseils d’installation unilingue néerlandais reçu des services de Telenet par un client francophone bruxellois. Un courrier de plainte a été adressé au siège malinois de l’entreprise ». Par ailleurs, de nombreux techniciens et opérateurs téléphoniques de la société ne maîtriseraient pas suffisamment le français que pour pouvoir servir correctement le client francophone. Heureusement, il existe des alternatives à Télénet : dommel.com, edpnet.be, e-leven.be, adsl.belcenter.com, happymany.be, clearwire.be, scarlet.be … Ces comportements anticommerciaux ne se limitent pas qu’à Bruxelles, une société flamande de Turnhout refuse par exemple de vendre des chèques d'hôtel à une Liégeoise (vidéo 16). Les problèmes linguistiques n’épargnent pas non plus les commerces de la côte flamande (article 6). L’ex-secrétaire-général du département Économie, Science et Innovation de l'administration flamande, Rudy Aernoudt affirme que « la Wallonie est le premier partenaire économique de la Flandre. Aussi, la stabilité politique et économique de la Wallonie est-elle importante pour le marché dans le nord du pays et pour les débouchés des marchandises et services flamands ». Et il ajoute que « si la Flandre devient indépendante, cela ne signifiera aucunement la fin des transferts. Ceux-ci se font également sur le plan européen et ils s’élèveront à au moins 1,27 % du PIB flamand. Si les Flamands préfèrent subventionner les Grecs et les Bulgares, c’est leur affaire. Mais ils recevront encore moins en échange. En effet, les transferts font grimper le pouvoir d’achat des Wallons et ceux-ci sont de gros clients pour les produits flamands ». Il a calculé que la Wallonie prend à son compte 25 % des « exportations » des PME flamandes et 20 % de celles des grandes entreprises.
Les Bruxellois et les Wallons peuvent en déduire qu’ils doivent exiger de se faire respecter par le monde politique flamand et les entreprises flamandes car autrement ils pourraient légitimement boycotter tous les produits et services flamands...
Bruxelles n’a pas pour vocation de devenir le dépotoir sonore de la Flandre et courir le risque très élevé d’un accident sur des zones densément peuplées ! Découvrez Bert Anciaux, plus jeune, mettant le feu au drapeau belge : voir les photos.
Cette idée pourrait sembler, à première vue, séduisante pour certains Bruxellois fatigués de la confrontation ethnique sans fin qui oppose les Flamands et les francophones de Bruxelles et de Wallonie. Puisque les Wallons et les Flamands se disputent Bruxelles, alors le « district européen » pourrait être un bon compromis. En réalité, le « district européen » serait la pire chose qui pourrait arriver aux Bruxellois ! Faisons immédiatement remarquer que cette proposition émane uniquement des milieux politiques et intellectuels flamands (Yves Leterme : article 7, Jean-Marie Dedecker…). Examinons brièvement ce que ces Flamands tenteraient de faire avaler aux Bruxellois : Le « district européen » aurait à sa tête un gouverneur (non bruxellois), nommé par l’Union européenne. Le pouvoir exécutif serait confié à la Commission européenne et le pouvoir législatif serait lié à la composition du Parlement européen. Les pouvoirs communaux, ayant autorité sur leurs citoyens respectifs du district de Bruxelles (tous les habitants du district, résidents européens et non européens), seraient confiés, comme actuellement, à des bourgmestres, à des échevins et à des conseils communaux élus. Les langues officielles seraient bien sûr le français mais en plus le flamand et l’anglais ! On nous prend donc vraiment pour des cons en pensant que l’on abandonnera notre autonomie pour être placé sous la tutelle de la commission européenne ! En plus, la langue française serait encore plus menacée que maintenant, d’une part par l’anglais des eurocrates et d’autre part par les Flamands qui auraient les mains libres pour continuer à piller nos emplois et à flamandiser davantage Bruxelles…Notre aversion pour la Flandre deviendrait telle qu’un véritable chaos s’installerait au cœur de l’Europe ! Pense-t-on vraiment dans le nord du pays que l’on pourra imposer une telle ineptie à plus d’un million d’habitants en leur refusant le droit à l’autodétermination ? Et nous ajouterons également qu’aucun État européen ne parviendra à nous forcer la main contrairement à la création de la Belgique en 1830 qui ne fut possible que par la volonté des grandes puissances de l’époque. Nous ne sommes plus au 19e siècle ! Nous, citoyens bruxellois, exigerons un référendum et le choix que nous poserons lors de ce référendum sera intimement lié à celui que feront nos frères wallons. L’issu d’un tel référendum mènerait très certainement à la création d’une fédération Bruxelles-Wallonie ou à un rapprochement de Bruxelles et de la Wallonie avec la France. Qu’on l’entende bien en Flandre mais aussi partout en Europe : le destin de Bruxelles est lié à celui de la Wallonie !
La Flandre refuse de respecter les accords passés précédemment et se permet impunément de modifier l’histoire à son avantage en affirmant par exemple que Bruxelles est née flamande et fut toujours flamande…Pur délire ! Nous dénoncerons ces mensonges et les démonterons dans ce qui suit. Jusqu'au début des années 1960, , mobile, variait au gré des évolutions démographiques qui étaient constatées lors des recensements linguistiques décennaux. Le long de la frontière, chaque recensement faisait passer quelques villages flamands du côté francophone du à l’avancée naturelle du français. Dans le but de mettre fin à ce phénomène, 200 bourgmestres flamands refusèrent de remplir le volet linguistique du recensement prévu en 1960. Cet acte de désobéissance civique fut payant puisqu'il fut « sanctionné » par une loi supprimant le volet linguistique. En 1962, une frontière linguistique figée fut tracée en Belgique sans la consultation des citoyens. Certaines communes proches de cette frontière passèrent cependant de « l’autre côté » car elles présentaient une appartenance linguistique très forte à l’autre partie de la frontière. Comines, par exemple, francophone et qui appartenait à la Flandre, est logiquement passée en Hainaut. En échange, les Flamands ont exigé et obtenu Fourons. La législation adoptée en 1962-1963 créa un arrondissement administratif, bilingue, de Bruxelles-Capitale tandis qu'en compensation pour les francophones fut créé un arrondissement administratif distinct regroupant six communes périphériques de Bruxelles, dans lesquelles fut institué un régime dit de facilités linguistiques. Cet arrondissement fut supprimé en 1970, et les six communes se rattachèrent à l'arrondissement administratif flamand de Hal-Vilvorde tout en conservant leur statut linguistique spécial. Du côté flamand, on a donc dû se résoudre à ce que les francophones de la périphérie bruxelloise puissent rester des francophones, des francophones qui sont en Flandre et qui ont le droit de ne pas (vouloir) parler le néerlandais. Du côté francophone, on a par contre dû se résoudre au bilinguisme imposé à Bruxelles. La Flandre exige aujourd’hui sans aucune contrepartie que les cantons de Hal et Vilvorde de , bilingue sur les plans électoral, administratif et judiciaire, soient rattachés à la circonscription flamande de Louvain. Les francophones s’y opposent car les droits consentis, par la Flandre, aux 200.000 francophones vivant dans ces zones étaient le prix que la Flandre avait accepté de payer pour que les francophones acceptent d’affliger le bilinguisme au million de Bruxellois (francophone à 93%). Pour pouvoir scinder BHV, les Flamands devront accepter l’élargissement de Bruxelles aux six communes à facilités majoritairement francophones. Aucune autre solution n’est possible car la Flandre tente de parachever ce qu’elle n’a pu faire en 1962, faire de la frontière linguistique une frontière d’État, celui du futur État flamand incluant Bruxelles ! En effet, la Flandre cache de moins en moins ses intentions nauséabondes à l’égard de Bruxelles et de sa périphérie. Tous les politiciens flamands refusent que Bruxelles prenne part aux négociations de la réforme de l’État sur un même pied d’égalité que les deux autres régions, alors que la Constitution belge reconnaît trois régions à part entière. La Flandre essaye de nous faire croire que Bruxelles lui revient car celle-ci serait à l’origine une ville flamande. Attardons-nous un instant sur et citons quelques événements importants de son histoire qui démontrent clairement son origine romane et sa très nette constante et régulière francisation : • Le rôle de , duc de basse Lorraine, joue un rôle prépondérant dans les origines de Bruxelles. Fils cadet de Louis IV d'Outremer, roi de France (936-954), il se querelle violemment avec son frère aîné Lothaire qui succède à leur père en 954. Chassé de la Cour de France, Charles implore la protection d'Otton II, empereur du Saint-Empire Germanique.
Celui-ci lui offre en 977 la Basse-Lotharingie (plus ou moins la Belgique actuelle) et le titre de Duc, avec le devoir de défendre les terres impériales de l'Ouest menacées d'une incursion militaire provenant de la Flandre (province française à l'époque). Charles II choisit une île protégée par la Senne et les marais et y fait construire une demeure fortifiée : un castrum. Celui-ci était entouré par une levée de terre, servant aussi de digue, et par une palissade en bois. Le castrum abritait l'habitation du duc, celle de ses officiers, chevaliers et serviteurs, la chapelle Saint-Géry ainsi que des hangars dans lesquels on entreposait les produits récoltés dans les domaines ducaux. Source 4. • , les Flamands envahirent le pays de Brabant et arrivèrent jusqu'à Scheut. Ce fut là que les Bruxellois vinrent les attaquer mais l'armée flamande avait la supériorité du nombre : elle comptait, diton, cent mille hommes, et malgré la valeur déployée par les milices brabançonnes, elles furent mises en pièces. Cette journée fut appelée de Quaden Goensdag (le mauvais mercredi). Bruxelles était aux mains du comte de Flandre, qui pénétra dans la ville par la porte Sainte-Catherine, à laquelle on mit le feu, et alla planter son étendard sur la maison des échevins, au Grand-Marché. Tout le Brabant fut bientôt soumis à Louis de Maele. Le triomphe des Flamands ne fut pas bien long, il dura . Dans la nuit du 24 octobre 1356, , un patricien, se mit à la tête d'une troupe de vaillants citoyens, franchit le rempart du Warmoesbroek, par l'Eetengat (rue de Berlaimont), et arriva jusqu'au GrandMarché, à la Maison de l'Étoile, où il arracha l'étendard de Flandre et planta les couleurs brabançonnes. Ses compagnons se répandirent alors par la ville, au cri de guerre : « Brabant au grand duc ! » Les soldats de Louis de Maele, dispersés, surpris de cette attaque-surprise, fuirent vers la porte Sainte-Catherine ; mais, empêchés de passer, ils durent se rendre ou se tuer en se jetant du haut des remparts. Wenceslas et sa femme se hâtèrent de rentrer dans leur capitale, et Everard T'Serclaes fut créé chevalier, en récompense de son beau fait d'armes. À la mort de Jean III, survenue le 5 décembre 1355, sa fille aînée Jeanne, épouse de Wenceslas de Luxembourg, avait succédé au trône de Brabant. La succession paternelle lui avait été disputée par le comte de Flandre, Louis de Male, qui avait épousé une deuxième fille de Jean III. Source 5, souce 6. • Dès sa naissance et jusqu’à la domination bourguignonne, Bruxelles, est déjà clairement en zone galloromane (et donc francophone) bien que n’ayant jamais été sous la domination du roi de France. Ensuite, Bruxelles continua à se franciser de plus en plus sous les ducs de Bourgogne et des Habsbourg (17131790). Au lieu de germaniser l'aristocratie et, à travers elle, la nation, la cour autrichienne de Bruxelles contribua puissamment au contraire à la franciser de plus en plus. Le problème prit alors un caractère très net de différenciation sociale, le français devenant la langue de communication et de culture des couches supérieures de la population, les dialectes (flamands au nord, wallons au sud) restant les langues de communication des couches inférieures entre elles et avec les couches supérieures. Cette francisation ne fera que croître avec l'arrivée des Français en 1792. Les « Provinces Belgiques » demeureront françaises jusqu'en 1814, date à laquelle elles durent se contraindre sous la pression des grandes puissances de former le Royaume des Pays-Bas en se rattachant aux Pays-Bas du Nord.
Nous tenons à préciser que la Flandre n’a aucune raison de refuser l’élargissement de sa propre capitale si elle souhaite donner à la Belgique un nouveau souffle. Les Bruxellois et les Wallons n’ont jusqu’à présent manifesté aucune intention séparatiste et ont déjà démontré qu’ils tenaient à ce que la Belgique subsiste. Par contre, si la Flandre refuse d’élargir sa propre capitale, cela implique inévitablement qu’elle ne s’inscrit plus dans une démarche visant à asseoir la pérennité de la Belgique mais qu’elle tente au contraire d’orienter dès à présent le futur divorce belge en sa faveur. Par ce refus, elle donnera comme signal aux Bruxellois et aux Wallons de ne plus croire en la Belgique car elle se montrera incapable de conceptualiser la capitale belge et sa périphérie autrement que sous les vocables « territoire francophone » et « territoire flamand ». Alors qu’il semble évident qu’elle devrait pouvoir être capable de résonner en termes de « territoire belge ». Nous pressons nos politiciens francophones de tout mettre en œuvre pour obtenir l’élargissement de la Région de Bruxelles-Capitale. Ils ne doivent pas se laisser impressionner par les discours musclés et les manifestations tel que le Gordel. Le succès de cette dernière tient uniquement au fait qu’elle fut dès sa création présentée sous un emballage ludique et sportif. 95% des participants de cette manifestation n’est absolument pas attaché sentimentalement à la périphérie bruxelloise car son essence n’est plus considérée comme étant flamande (tout comme Bruxelles d’ailleurs). Seuls les membres politisés du Voorpost, du TAK, de la NSV de la NVA, du Vlaams Belang et du CD&V s’y agitent pour convaincre vainement les participants que la périphérie bruxelloise est encore d’essence flamande. Si nous, citoyens bruxellois et wallons, sommes amenés à constater après l’organisation pacifique de notre manifestation que les négociateurs flamands refusent l’élargissement de la Région de BruxellesCapitale et tentent de réformer la Belgique en une confédération ou un état fédéral du type « peetersien » (vidéo 17) alors nous mettrons en place le deuxième soulèvement de Bruxelles que l’histoire considérera comme la deuxième révolution des Belges. Les Bruxellois et les Wallons ont été les principaux acteurs de l’émancipation de la tutelle hollandaise en 1830 car Guillaume d’Orange dirigeait son État, récemment agrandie aux territoires belges, comme si tout le monde y parlait le néerlandais…Les Bruxellois et les Wallons se sont également dressés contre les nazis durant la Seconde Guerre mondiale. Une fois de plus, ils n’accepteront pas qu’on leur dicte leur destin !
Nous sommes trois étudiants bruxellois francophones inquiets de constater la gravité des violations de nos droits les plus élémentaires. Nous ne serons décidément pas de ceux qui se contenteront de faire sécher leur drapeau au balcon pour avoir bonne conscience. Nous aimons notre pays mais nous lui préférerions la sauvegarde de notre dignité si les négociations venaient une fois de plus à avantager la Flandre et à écraser encore un peu plus les Bruxellois et les Wallons. Nous ne souhaitons pas devenir les trois mousquetaires gaulois les plus connus de Belgique ni les pendants masculins de Mme Marie-Claire Houard , c’est pourquoi nous préférons rester anonymes. En outre, cela nous préservera d’éventuelles menaces et attaques d'extrémistes flamands. Rappelons que nous vivons dans un pays intrinsèquement violent comme l’atteste des événements douloureux tels que l’assassinat du militant FDF Jacques Georgin (vidéo 1 par des membres de la VMO (l’ex milice nazi du Vlaams Blok). L’un des assassins devint, après seulement trois mois de prison, député Vlaams Blok au Parlement bruxellois ! Allez ! Signez vite cette pétition et montrons-leur qui sont les plus braves des Gaulois…
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_________________ C'est avec la France que l'union fera la force ! |
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timtoy Résident

Inscrit le: 04 Juin 2008 Messages: 287
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Posté le: 16/09/2008 16:54 Sujet du message: |
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Et celui qui aura Bruxelles en sortira gagnant ... ça m'étonnerait fortement que le voeux de la population soit de rejoindre la région flamande, donc, ça me parait clair que l'union se fera avec la Wallonie, en pratique. _________________ Belgique, pourquoi ? |
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Greg Gourou

Inscrit le: 23 Fév 2008 Messages: 1898 Localisation: Bruxelles
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Posté le: 16/09/2008 18:51 Sujet du message: |
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| timtoy a écrit: | | Et celui qui aura Bruxelles en sortira gagnant . |
Tu as raison et les flamands l'ont compris depuis longtemps. |
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Greg Gourou

Inscrit le: 23 Fév 2008 Messages: 1898 Localisation: Bruxelles
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Posté le: 16/09/2008 18:53 Sujet du message: |
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Excellent Bruxellois. J'ai mis le lien sur mon site.
Dommage que Michael soit parti. Il aurait pu mettre le lien en première page ici aussi. |
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Bruxellois Gourou


Inscrit le: 07 Jan 2008 Messages: 3143 Localisation: BRUXELLES (Dépt de la Dyle), BELGISTAN
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Posté le: 17/09/2008 21:49 Sujet du message: |
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| oliviersa a écrit: |
Excellent Bruxellois. J'ai mis le lien sur mon site.
Dommage que Michael soit parti. Il aurait pu mettre le lien en première page ici aussi. |
Bonne idée, cher Olivier !
Rien de tel que pour booster cette excellente pétition !  _________________ C'est avec la France que l'union fera la force ! |
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Bruxellois Gourou


Inscrit le: 07 Jan 2008 Messages: 3143 Localisation: BRUXELLES (Dépt de la Dyle), BELGISTAN
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Posté le: 17/09/2008 22:14 Sujet du message: |
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| timtoy a écrit: | | Et celui qui aura Bruxelles en sortira gagnant ... ça m'étonnerait fortement que le voeux de la population soit de rejoindre la région flamande, donc, ça me parait clair que l'union se fera avec la Wallonie, en pratique. |
Bruxelles, ville flamande, est un fantasme flamand aussi vieux que la frontière linguistique fixée en 1962 sur base du (dernier) recensement de... 1947.
En 1960, 300 bourgmestres flamands ont exigé la suppression du volet linguistique du recensement décennal et l'ont... obtenu !
L'élargissement de Bruxelles ne serait qu'une façon partielle de revoir cette frontière inique. Car quid des Fourons par exemple ?
Comme nos mandataires n'obtiendront rien du tout, en raison de ce qu'ils ont affaire à un état fasciste, faisons alliance avec la France et faisons de notre minorité nationale (non reconnue, qui plus est) une majorité écrasante !
Revisitons ensuite cette frontière linguistique depuis Comines-Warneton jusqu'aux Fourons ! Et faisons de BHV un département français !
Voilà pourquoi je voterai RWF aux élections du 7 juin 2009. _________________ C'est avec la France que l'union fera la force ! |
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timtoy Résident

Inscrit le: 04 Juin 2008 Messages: 287
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Posté le: 18/09/2008 17:17 Sujet du message: |
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Il y à plus grand chose à faire avec les Flamands. Donnons leurs leur indépendance qu'ils veulent tant, nous, on prends les communes à majorité francophones de la périphérie (en + des 6 communes à facilités), on prend Bruxelles, on reprend Fourons et la Wallonie et s'en portera bien mieux ! _________________ Belgique, pourquoi ? |
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