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Forum sur les problèmes communautaires en Belgique - Posté : Observatoire de l'Europe: La France ne peut rester passive
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Observatoire de l'Europe: La France ne peut rester passive
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Greg Gourou

Inscrit le: 23 Fév 2008 Messages: 1898 Localisation: Bruxelles
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Posté le: 18/01/2009 12:20 Sujet du message: Observatoire de l'Europe: La France ne peut rester passive |
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Je présume que la plupart d'entre vous ont pu lire l'article dans Wallonie-France. Sinon, le texte est disponible ici: http://www.observatoiredeleurope.com/La-crise-politique-belge-et-le-droit-international_a1007.html
Rappel:
Contexte: "La politique de la Belgique concerne ses seuls citoyens. Mais la scission de ce pays, qui paraissait naguère encore une éventualité peu réaliste, est désormais très vraisemblable ; le doute ne porte plus guère que sur la date et les modalités. Les Français sont unanimes à ne pas vouloir s’immiscer dans les affaires de leurs voisins, mais sont prêts à accueillir chaleureusement, le jour venu, ceux qui souhaiteraient se joindre à eux. L’amour de la liberté, le soin de l’avenir et l’intérêt national recommanderaient d’associer à la République Française les Francophones de Belgique, si ceux-ci en manifestaient la volonté. Les gouvernants français devraient alors agir selon des principes clairs, afin de convenir d’un règlement juste et de réaffirmer le droit international, bafoué et affaibli par les décisions funestes prises lors de l’éclatement de la Yougoslavie.".
Auteur: Christian Darlot, Chercheur au CNRS
Observatoire de l'Europe: Actualité, forum, tribune animés par le groupe Indépendance/Démocratie (ID) au parlement européen. Ce groupe parlementaire est composé de parlementaires européens de partis souverainistes ou eurosceptiques, de droite et de gauche ("Mouvement Pour la France", "UK Independence Party", etc.)
Extraits :
La crise politique belge et le droit international
"Ni les Wallons, ni les Bruxellois, ni même la majorité des Flamands, ne voudraient prendre l’initiative d’une crise grave. Mais la classe politique belge jouit d'une très grande autonomie par rapport aux électeurs, plus encore que la classe politique française. Rappelons-nous que les politiciens tchécoslovaques refusèrent naguère un référendum sur la division de leur pays, parce qu'ils savaient que la majorité de leurs concitoyens tenait à l'unité et aurait refusé la séparation. La menace de bloquer les institutions est brandie depuis des lustres par les politiciens flamands afin de dominer les Belges francophones, qui sont paralysés politiquement parce que leur conscience nationale les a conduits jusqu’à présent à vouloir sauvegarder la Belgique. Mais le fait nouveau est que le blocage est à présent devenu réel. Après des mois sans gouvernement, l’existence d’un pouvoir fédéral deviendra absurde pour tous. Aussi la vacance du pouvoir conduira-t-elle très vraisemblablement, lors d’une prochaine crise politique, à la scission du pays, même contre le vœu des citoyens.
En effet débloquer durablement la situation est dorénavant presque impossible, car les mouvements séparatistes flamands, actifs, ont essaimé dans tous les partis politiques flamands, qui se sont eux-mêmes piégés dans la surenchère nationaliste. Même si un gouvernement pouvait durer quelques temps, grâce à la mise à l’écart temporaire des nationalistes flamingants les plus véhéments, le problème ne tarderait pas à resurgir. Ce sont donc ces politiciens flamingants qui choisiront le moment de l’éclatement et tenteront d’en imposer les modalités ; les politiciens flamands suivront pour garder leurs places, et les politiciens bruxellois et wallons se borneront à réagir. L’exigence des dirigeants flamands de mener des négociations entre « communautés » et non entre régions, afin d’en exclure les Bruxellois, révèle clairement leur dessein : scinder le pays en annexant Bruxelles à la Flandre. Seul un homme politique d’un courage exceptionnel pourrait dire aux Flamands la vérité : que flamandiser Bruxelles est impossible, et qu’un État annexant contre leur gré les habitants d’une métropole se vouerait à déclencher une violence qui le discréditerait. Aussi les Flamands tenteront-ils un jour cette manœuvre vouée à l’échec. Et, pour résister efficacement, les Bruxellois se tourneront alors vers le seul État dont l’appui diplomatique puisse contrebalancer le poids du nombre et en imposer ainsi aux dirigeants flamands : la France. "
"Les Français n’ont ni le droit ni l’intention de se mêler des affaires d’autrui, mais doivent faire savoir qu'ils ne resteront pas passifs lorsque ce qui ne les regarde jusqu’à présent pas deviendra une affaire internationale. Ils reconnaissent la légitimité de l’aspiration des Flamands à fonder un État, mais l’avenir de voisins proches et francophones ne peut les laisser indifférents.
La France ne revendique rien, mais est concernée au premier chef par ce qui se passe à ses frontières.
Les gouvernants français devront donc agir selon quelques principes, qui peuvent être clairement énoncés ...La perspective de scission d’un État souverain, en amenant des États successeurs à l’existence, transforme une affaire intérieure en affaire internationale, qui doit être réglée selon le droit international.
:
Les habitants doivent décider de leur avenir au niveau politique le plus proche de leur vie personnelle.
En pratique, de part et d’autre de la frontière linguistique et dans toutes les régions à statut particulier (« à facilités », Fourons et autres), le vote majoritaire des habitants au niveau communal déterminera les frontières internationales, et par conséquent le territoire où le droit du sol de chaque État successeur s’exercera ensuite.
Un recensement linguistique, objectif et préalable, de la population, par déclaration, est indispensable.
Voilà, je vous ai mis l'eau à la bouche. Je recommande de lire l'article dans son entièreté.
Ce qui est intéressant ici, c'est que l'on pourra compter sur l'appui d'un groupe parlementaire européen |
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Pierre Pilier

Inscrit le: 14 Mar 2008 Messages: 667 Localisation: Département de Sambre et Meuse.
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Posté le: 18/01/2009 13:20 Sujet du message: |
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Analyse intéressante.
Je ne suis pas d'accord avec tout mais je souligne le fait que des intellectuels français , de quelle que tendance que ce soit réfléchissent à la "solution belge". Ceci est trop rarement affirmé et se doit d'être signalé. _________________ "L'amour que garde aujourd'hui la Wallonie dépouillée pour un pays dont elle fait sècher le drapeau au balcon a quelque chose de pathétique"
Pierre Kroll |
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Bruxellois Gourou


Inscrit le: 07 Jan 2008 Messages: 3143 Localisation: BRUXELLES (Dépt de la Dyle), BELGISTAN
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Posté le: 18/01/2009 18:36 Sujet du message: |
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Nous avions déjà parlé précédemment sur ce forum de ce point de vue de Christian Darlot, spécialiste du droit international et par ailleurs, chercheur au FNRS.
Il est intéressant à plusieurs titres. Mais ce qu'il faut surtout en retenir, selon moi, est qu'il relègue l'archaïsme des principes de la commission Badinter aux oubliettes, et notamment la règle de l'uti possidetis. _________________ C'est avec la France que l'union fera la force ! |
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François Barberis Résident permanent

Inscrit le: 05 Jan 2008 Messages: 418 Localisation: FRANCE SUD
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Posté le: 18/01/2009 22:22 Sujet du message: |
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Selon Christian Darlot, l'initiative de la sécession ("très vraisemblable" selon ses propres termes), serait donc prise par les Flandriens au moment choisi par eux et en accord avec leurs alliées Britanniques et Allemands et ne résulterait pas comme je l'écrivais dans un message précédent d'une décision des forces politiques wallones ou d'un événement lié à la succession du roi Albert 2.
Selon Darlot, les Flandriens "en accord avec leurs alliées anglo-saxons et allemands", déclareront la sécession au "meilleur moment" pour leurs intérêts; entendez:
a) le moment où les wallons et les Bruxellois se trouveraient dans l'impossibilité de choisir sereinement leur avenir politique, de manière à les maintenir dans une pseudo indépendance (contre déversement d'aides financières directes),
b) celui où la France ne pourrait être en mesure de proposer aux Bruxellois et aux Wallons de les accueillir dans son espace démocratique
Cette thèse n'était pas la mienne.
Mais j'avoue que l'analyse de Darlot m'ébranle fortement.
Quel serait ce "moment favorable qui aurait l'accord et l'appui des Anglo-saxons et des Allemands" qui verrait ainsi la fin de la fédération belge ?
Je vois une date : 2ème semestre 2010/1er semestre 2011, avant les élections fédérales belges, ce qui éviterait aux partis modérés flandriens de se présenter aux dites élections; mais aussi moment où les économies britanniques et allemandes sont supposées retrouver le chemin de la croissance alors que l'économie française serait supposée toujours en crise, et donc incapable de répondre politiquement et diplomatiquement à la crise belge.
Je pense que la diplomatie française sera en mesure d'y répondre en toutes circonstances, mais si la thèse de Darlot se vérifie, l'échéance est bien plus proche que celle que j'envisageais. |
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wallonia forever Invité
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Posté le: 18/01/2009 23:58 Sujet du message: |
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| Citation: | Selon Christian Darlot, l'initiative de la sécession ("très vraisemblable" selon ses propres termes), serait donc prise par les Flandriens au moment choisi par eux et en accord avec leurs alliées Britanniques et Allemands et ne résulterait pas comme je l'écrivais dans un message précédent d'une décision des forces politiques wallones ou d'un événement lié à la succession du roi Albert 2.
Selon Darlot, les Flandriens "en accord avec leurs alliées anglo-saxons et allemands", déclareront la sécession au "meilleur moment" pour leurs intérêts; entendez: |
Il y a quelque chose qui me chiffonne dans cette théorie.
Elle se fonde sur le principe que l'éclatement de la Belgique serait très favorablement accueilli en Allemagne et en Angleterre et que l'amour entre la Flandre et ces deux pays est une évidence.
J'ai de profonds doutes à ce sujet.
J'ai l'impression que l'auteur se perd en conjectures inspirées par une paranoïa liée à une hypothétique coalition des "forces anglo-saxo-germaniques du Mal" contre la France. En général, les analystes de ce type doivent se retenir pour ne pas écrire ce qu'ils sont enclins à penser quasi instinctivement : le Grand Satan américain est derrière tout cela et tire les ficelles. Ce genre de théoriciens ont causé quelque plantages et amené la France à rater se tromper de wagon à plusieurs reprises. Ces gens font parfois une fixation et parviennent à rendre la France désagréable en croyant que le monde germano-britannique lui en veut pour toute les raisons de la terre, alors qu'en général, cette animosité antifrançaise généralisée n'existe que dans leur esprit et... en Belgique (c'est une spécialité franco-française chez certains que d'identifier des adversaires de la France un peu partout en manquant celui qui est le plus proche, lui décernant même la médaille du "super-sympa" en passant... là est le vrai ratage et l'auteur a raison sur ce point).
Cette coalition des francophobes de tous les pays qui se sont réunis n'existe pas. Les trois grands se font concurrence mais n'en sont pas au point d'en arriver à créer ou encourager l'agitation régionalo-indépendantiste pour se faire l'un à l'autre des coups bas en vue d'affaiblir le perfide et séculaire adversaire.
En deux siècles, ils se sont affrontés au moins quatre fois et la dernière fois, ils ont carrément mis la planète entière à feu et à sang. Je crois qu'ils n'ont plus vraiment envie de retomber là-dedans et qu'ils savent ce qui les a menés à cela, à savoir précisément ce genre de coup tordus.
Il n'y a pas de complot antifrançais en Angleterre et encore moins en Allemagne. Dans le cas de cette dernière, d'ailleurs, toute cette dialectique völklisch vaguement romantique et pangermaniste en cours en Flandre ne rappelle que mauvais souvenir et ne cause que fronçages de sourcils, si pas plus. Quant à l'avis des Pays-Bas, le silence glacial est éloquent.
En réalité, les Flamands n'ont que trois alliés : les francophones belgicains (le plus terrible), les frustrés régionalo-indépendantistes essaimant dans un peu tous les pays d'Europe (que l'exemple pourrait inspirer... et la GB n'a aucune raison de se réjouir de cela en ce que son empire pourrait finir par se réduire à la seule Angleterre) et les rêveurs européistes.
Cette coalition assez hétéroclite et peu crédible ne sera pas en mesure d'organiser une plantureuse et glorieuse remise de médailles aux dirigeants de la nouvelle surpuissante, nouvelle championne de l'antigallicisme universel.
L'option numéro un unanimement suivie est le maintien de la Belgique, et non son cassage orchestré dans un but d'animosité antifrançaise qui n'existe pas. |
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wallonia forever Invité
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Posté le: 19/01/2009 00:05 Sujet du message: |
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| Citation: | | En réalité, les Flamands n'ont que trois alliés : les francophones belgicains (le plus terrible), les frustrés régionalo-indépendantistes essaimant dans un peu tous les pays d'Europe (que l'exemple pourrait inspirer... et la GB n'a aucune raison de se réjouir de cela en ce que son empire pourrait finir par se réduire à la seule Angleterre) et les rêveurs européistes |
... et les rêveurs ultra-libéraux européistes adeptes du règne du riche et du marché sur la nation (les milieux européens se partagent entre fédéralistes utopistes et ultra-dérégulateurs), je précise... |
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wallonia forever Invité
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Posté le: 19/01/2009 00:07 Sujet du message: |
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| Citation: | | Cette coalition assez hétéroclite et peu crédible ne sera pas en mesure d'organiser une plantureuse et glorieuse remise de médailles aux dirigeants de la nouvelle surpuissante, nouvelle championne de l'antigallicisme universel. |
Pff...
il est tard...
"Nouvelle république de Flandre surpuissante", évidemment... |
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François Barberis Résident permanent

Inscrit le: 05 Jan 2008 Messages: 418 Localisation: FRANCE SUD
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Posté le: 19/01/2009 09:00 Sujet du message: |
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Merci de votre contribution WFE.
Je pense que vous êtes dans le vrai.
Les choses sont souvent bien plus simples et directes qu'il n'y paraît et la théorie du complot est souvent la moins pertinente de toutes.
A bien y réfléchir, je vous rejoins et pense comme vous que Darlot se fourvoie sur ce point de son analyse. Je ne vois guère d'intérêt en effet pour les Britanniques et les Allemands à pousser les feux d'un éclatement de la Belgique et à conduire une stratégie commune de nuisance à Paris sur ce point . Paris n'étant pour l'heure demandeur de rien, ce genre de stratégie risquerait fort de se retourner contre leurs initiateurs qui se verraient alors justement reprochés d'avoir ourdi un complot contre l'un des 3 grands européens.
Aucun pays d'Europe, même la puissante Allemagne, n'est en mesure aujourd'hui de porter à bout de bras la fiction d'un proto-état "indépendant" qui serait formé par l'union Wallo-bruxelloise, en y déversant des tombereaux de subventions (selon le schéma de Darlot). Cela représenterait en effet 5 à 10 milliards d'€ par an déversés uniquement sur Wall-Brux. pour embêter le voisin français. Donc cette fiction ne pourrait perdurer plus de quelques semestres et les forces de la survie quotidienne devraient naturellement pousser les populations francophones de Belgique à se joindre au vaste ensemble français, viable celui-là et rendu plus fort justement par cette réunion. |
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AgatheN Gourou


Inscrit le: 21 Jan 2008 Messages: 1187 Localisation: Bruxelles
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Posté le: 19/01/2009 10:07 Sujet du message: |
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D'accord avec vous 2 et j'ajouterais un commentaire supplémentaire.
A la question de savoir comment réagiraient les Etats voisins, et surtout l'Allemagne, à un agrandissement de la France, Monsieur Gendebien répond toujours que l'Allemagne n'aura d'autre choix que d'accepter sans réserves, car en 1989, la France ne s'est pas opposée à la réunification des 2 Allemagne suite à la chute du mur de Berlin. Une sorte de retour d'ascenseur, en somme.
Je ne suis pas une experte, mais il me semble aussi que l'Allemagne ne peut soutenir un régime dont les dérives lui rappellent de bien mauvais souvenirs ... _________________ Quand le coq wallon dit "Accordons nos violons", le lion flamand répond "Violons nos accords" ! Cela suffit ! |
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Oliwan Résident permanent


Inscrit le: 15 Jan 2009 Messages: 427 Localisation: Eaubonne - France
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Posté le: 19/01/2009 21:24 Sujet du message: |
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Que le RWF soit suffisamment représentatif en pourcentage de votes (10 à 15 % serait un bon début) pour que la France, officiellement, fasse entendre sa voix.
La prépondérance des partis traditionnels est un faux problème à mon sens :
Aux électeurs de voter autrement ou de manifester leur raz le bol.
49 % des francophones seraient prêts à devenir Français si la Belgique cessait d'exister mais combien d'entre eux sont réellement prêts à provoquer ou déclencher ce processus ?
C'est la seule question qui compte.
Une fois de plus n'inversons pas les rôles : la Belgique n'est pas l'ex URSS ou la Chine.
Si les Belges, en particulier les Francophones, n'ont pas la volonté de changer d'horizon, personne ne le fera à leur place.
Je suis Français et solidaire de votre cause mais le meilleur conseil que je puisse vous donner c 'est :
Remuez vous !
Montrez que vous valez autre chose que votre soi-disant médiocrité ou fatalisme... |
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AgatheN Gourou


Inscrit le: 21 Jan 2008 Messages: 1187 Localisation: Bruxelles
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Posté le: 19/01/2009 22:18 Sujet du message: |
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Ah, mais nous sommes très remuants, mon cher Oliwan !
L'ennui, c'est que la presse belge nous boycotte systématiquement, tout en offrant une tribune à des personnages tels qu'Aernoudt ou Van Parijs, chevaux de Troie flamingants. Nos actions ne sont visibles que par les gens qui y assistent. Il faut aller chercher les voix une à une, sur le terrain ...
La population avale depuis tant d'années cette mauvaise soupe belgicaine et soporifique, qu'il est ardu de leur faire découvrir autre chose.
Mais bon, les choses évoluent beaucoup depuis juin 2007, et j'espère que cette fois-ci sera la bonne ... _________________ Quand le coq wallon dit "Accordons nos violons", le lion flamand répond "Violons nos accords" ! Cela suffit ! |
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Bruxellois Gourou


Inscrit le: 07 Jan 2008 Messages: 3143 Localisation: BRUXELLES (Dépt de la Dyle), BELGISTAN
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Posté le: 19/01/2009 22:34 Sujet du message: |
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| Oliwan a écrit: | Que le RWF soit suffisamment représentatif en pourcentage de votes (10 à 15 % serait un bon début) pour que la France, officiellement, fasse entendre sa voix.
La prépondérance des partis traditionnels est un faux problème à mon sens :
Aux électeurs de voter autrement ou de manifester leur raz le bol.
49 % des francophones seraient prêts à devenir Français si la Belgique cessait d'exister mais combien d'entre eux sont réellement prêts à provoquer ou déclencher ce processus ?
C'est la seule question qui compte.
Une fois de plus n'inversons pas les rôles : la Belgique n'est pas l'ex URSS ou la Chine.
Si les Belges, en particulier les Francophones, n'ont pas la volonté de changer d'horizon, personne ne le fera à leur place.
Je suis Français et solidaire de votre cause mais le meilleur conseil que je puisse vous donner c 'est :
Remuez vous !
Montrez que vous valez autre chose que votre soi-disant médiocrité ou fatalisme... |
En raison du nombre de partis se présentant aux suffrages, si nous faisons 5 %, je serais déjà très satisfait.
C'en sera ENFIN fini pour les medias belges de nous ignorer et de nous mépriser.
Si nous ne les atteignons pas, je ne m'appelle plus... euh ... Bruxellois  _________________ C'est avec la France que l'union fera la force ! |
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Oliwan Résident permanent


Inscrit le: 15 Jan 2009 Messages: 427 Localisation: Eaubonne - France
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Posté le: 20/01/2009 00:55 Sujet du message: |
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5 %, c'est bien trop peu pour être visible d'un point de vue français, quel que soit la cohérence des idées portées par un parti.
A quand la réforme du système électoral belge ? |
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wallonia forever Invité
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Posté le: 20/01/2009 01:45 Sujet du message: |
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| Citation: | | A quand la réforme du système électoral belge ? |
Jamais, la particratie belge ne l'autorisera pas. Oui, vous lisez bien : nos hommes politiques ne l'autoriseront pas.
C'est extrêmement difficile à comprendre pour un Français mais le niveau de confiscation du débat politique par une oligarchie politique partitocratique atteint des sommets inconcevables en Belgique.
En Belgique, les partis disposent des électeurs, lesquels sont obligés d'aller voter par ailleurs. Cela peut vous paraître inimaginable mais il en est ainsi.
Tout est cadenassé de A à Z, y compris la presse. Le pays reste "démocratique" en ce que les droits et libertés fondamentales sont généralement respectés (quoique...).
Le référendum est interdit, en sorte que les élus issus d'un scrutin purement proportionnel autorisant tous les travestissements, préarrangements et magouilles peuvent eux-mêmes aménager le cadre dans lequel ils opèrent par le biais de réformes absolument baroques, accroissant ainsi le niveau d'incompréhension totale chez l'électeur et - surtout - outrepassant allègrement leur mandat. Une fois la réforme décidée, avec l'avis du Conseil d'État (dont tous et absolument tous les membres sont en fait des satellites de partis politiques dont la seule particularité exigées est d'avoir un diplôme de droit), elle est vantée "pour le bien de la Belgique, modèle de l'Europe et de l'ouverture, etc., etc." (il paraît qu'on nous admire partout!) par une presse subventionnée par les pouvoirs publics et donc les effectifs sont politisés à l'extrême (on vous fait régulièrement dans cette même presse, comme si de rien n'était, le décompte des appartenances politiques des journalistes de la RTBF sans se gêner)... à une population qui s'est désintéressée de tout ce cirque depuis bien longtemps et accompli à chaque scrutin, sous peine d'amende (oui, oui!), son devoir de citoyen, j'ai dit : voter. Pour qui? Ben... comme il ne s'est intéressé à rien et que l'on n'a d'ailleurs pas cherché à ce qu'il se permettre de s'intéresser à ce qui le regarde, l'homo politicus belgicus, parfait nigaud immature, vote et revote pour le parti dont pépé et mémé disaient déjà que sans lui, le déluge guettait, voir pour ceux qui lui ont fourni son logement social ou un poste dans l'enseignement parce que fiston a été coller les affiches. Tout cela au terme d'une campagne à laquelle n'auront pas eu accès médiatiquement les représentants des partis n'appartenant pas à l'establishment, lesquels ne bénéficient d'ailleurs pas des plantureux financements publics réservés aux formations "démocratiques responsables".
Donc, nous tournons en rond et la capacité, tout comme la volonté de de rébellion de l'électorat est somme toute assez restreinte tant que les chômeurs reçoivent leur obole, que l'on ne paie pas encore 85% d'impôts, etc.
Partir de rien et franchir le seuil des 5% relève de l'exploit en Belgique. Le parti Ecolo a mis 20 ans pour y parvenir... et s'y est installé. Il y avait la bande des 3, maintenant il y a la bande des 4.
Si le RWF fait - mettons - 6% des voix et commence vraiment à bousculer les habitudes en disant que lui, il ne marchera pas dans le système et n'acceptera pas tous les cadeaux qu'il peut attendre, ne vous étonnez pas d'assister - comme par hasard - à un battage médiatique et à une série de reportages de la RTBPS laissant entendre que le "baron rouge" est en fait un dangereux nazi.
On n'est pas sortis de l'auberge, croyez-moi. Vous réagissez avec votre bon sens français. Mais si le bon sens gouvernait en Belgique, justement, la Belgique n'existerait plus depuis belle lurette. |
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Bruxellois Gourou


Inscrit le: 07 Jan 2008 Messages: 3143 Localisation: BRUXELLES (Dépt de la Dyle), BELGISTAN
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Posté le: 20/01/2009 02:13 Sujet du message: |
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| Oliwan a écrit: | 5 %, c'est bien trop peu pour être visible d'un point de vue français, quel que soit la cohérence des idées portées par un parti.
A quand la réforme du système électoral belge ? |
Mon cher Oliwan, ne vous y trompez pas : 5 %, c'est franchir un seuil important en Belgique. Celui qui coincide avec élus et (donc) accès aux médias. Et comme les réunionistes sont les seuls à avoir raison (n'en déplaise à ceux qui ne le sont pas, ou pas encore), ils pourront enfin infléchir la ligne belgicaine suicidaire, tracée par les partis traditionnels et pouvoiristes, comme Ecolo l'a fait à ses débuts
Je ne vous apprendrai rien, j'imagine, en vous disant que les nationalistes flamands de la N-VA ne pèsent pas plus que 5 %.
Il est autorisé de rêver d'un score supérieur, certes. Il signifierait, tout simplement, que le Wallon et le Bruxellois ne s'accroche plus tellement à la "bouée de sauvetage" qu'il croyait pouvoir trouver dans cet état déliquescent, dans ce Titanic qui s'est heurté successivement à deux icebergs : le nationalisme flamand et la particratie.
Mais voilà : allez expliquer cela à un Wallon, victime du scandaleux clientélisme du PS. Une chape de plomb s'est ainsi abattue sur l'axe (ex)industriel Charleroi-Liège. _________________ C'est avec la France que l'union fera la force ! |
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