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Forum sur les problèmes communautaires en Belgique - Posté : La démocratie suisse !


  La démocratie suisse !  


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shokin
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MessagePosté le: 14/01/2008 13:47    Sujet du message: La démocratie suisse ! Répondre en citant

Salut à toutes et à tous,



Dans une autre discussion, Triplix me posait des questions sur la Suisse, notamment sur le système politique suisse.

Je ne vais faire que copier-coller ce que j'ai déjà écrit sur un autre forum de politique québecoise.



Dans cet autre sujet : La Souveraineté du Québec

spacecowboy a écrit:
Il faut être fait fort pour oser comparer les fédérations suisse et canadienne... D'un point de vue purement politique, je ne connais pas le partage des pouvoirs en Suisse, à cet égard peut-être que shokin pourrait nous apporter ses lumières.

Par ailleurs, les trois principaux groupes linguistiques suisses (italien, français et allemand) ont des populations relativement comparables, alors qu'ici, au Canada, le déséquilibre est éloquent. Je serais donc porté à croire que les rapports de force en Suisse, n'ont rien à voir avec la situation canadienne où il y a neuf provinces anglaises, une province française et une bilingue.


Je ne connais pas autant l'histoire de la Suisse que je le devrais (j'aime mon pays Mr. Green ), mais sachez déjà que la Suisse a crû de canton en cantons en commençant le 1er août 1291 (année basique à connaître ; le 1er août est alors notre fête nationale, mais notre nationaliste est connu pour être modéré... et puis on l'a, notre pays... Laughing ) avec les cantons Uri, Schwyz (nom de notre pays en suisse allemand) et Unterwald, en signant le "Serment du Grütli". Confédération des huit cantons, confédération des 13 cantons. Même si sur notre monnaie on peut lire "Confoederatio Helvetica", notre pays est actuellement un état fédératif.

Notre pays est actuellement composé de 23 cantons, plus précisément de 20 cantons et 6 demi-cantons, car, notre conseil des États (conseil aux États, "État" = canton ; Kantonsrat) est composé de 46 membres dont deux pour chacun des 20 cantons et 1 pour chacun des 6 demi-cantons.

Au gouvernement, l'on doit distinguer au moins trois conseils :

- Le Conseil aux États, composé de 46 conseillers aux États (deux pour chaque canton, 1 pour chaque demi-canton), élu par les citoyens des cantons respectifs.
- Le Conseil national (Nationalrat), composé de 200 conseillers nationaux, répartis proportionnellement à la population de chaque canton et demi-canton, et élus par les citoyens des cantons respectifs au scrutin proportionnel

La distinction entre ces deux conseils a pour but d'équilibrer représentativité de la population et représentativité des cantons. Le Conseil National forme la "chambre basse de l'Assemblée Fédérale". Le Conseil aux États forme la "chambre haute de l'Assemblée Fédérale". Cette Assemblée Fédérale réunie en 246 membres élit les membres du Conseil Fédéral.

- Le Conseil Fédéral (Bundesrat) est composé de 7 membres dont chacun est élu ou réélu pour un mandat de quatre ans. Au sein de ce conseil règne le principe de collégialité selon lequel chacun des 7 membres doit défendre les positions prises par la majorité de ces 7 membres-mêmes. De plus, le président est un "primus inter pares" (premier parmi ses égaux) : il n'a pas plus de pouvoir (on n'aime pas concentrer les pouvoirs dans notre démocratie suisse) que les 6 autres conseillers fédéraux, juste le rôle de représentativité. Il faut rajouter également que le conseil fédéral était soumis à la "formule magique" (2 socialistes, 2 radicaux, 2 démocrates-chrétiens et 1 démocrate du centre), mais celle-ci fut brisée le 10 décembre 2003 (l'UDC a piqué une place au PDC). A noter également que chacun des 7 membres est responsable, chaque année, d'un des sept départements (économie ; finance ; justice et police ; affaires étrangères ; défense de la protection de la population et du sport ; intérieur ; environnement, transport, énergie et communication). Notre actuelle chancelière fédérale songe à l'idée de passer de 7 à 9 membres... (pour ajouter des départements) mais, si tel changement devait passer, ce serait sous approbation du peuple suisse dans son ensemble (toute modification de la Constitution doit être soumise au peuple et aux cantons, la double-majorité étant requise).

Voici donc la première caractéristique de notre démocratie (aucun parti ne domine politiquement l'un des conseils).

L'autre caractéristique de notre démocratie directe est la possibilité des referenda et de l'initiative :

L'initiative : (proposer une nouvelle loi)

Le peuple peut proposer un texte de loi ou une modification de la Constitution (au niveau fédéral ; existent trois niveaux : le niveau fédéral, le niveau cantonal et le niveau communal, d'où notamment : les impôts fédéraux, les impôts cantonaux et les impôts communaux). Selon le niveau, les formalités changent.

Au niveau fédéral (modification de la Constitution), le comité d'initiative doit dans un premier temps réunir au moins 100'000 signatures valables et distinctes (de citoyennes et citoyens suisses) dans un délai de 18 mois. Si cette première étape est franchie, l'initiative peut alors être soumise au peuple et aux cantons. La double-majorité est requise : Non seulement la majorité (strictement plus de 50% = majorité absolue) des personnes votantes (indépendamment du canton) doivent l'accepter, mais également la majorité (majorité absolue également) des cantons doit l'accepter (un canton est considéré comme l'acceptant si la majorité absolue de ses citoyens votants ont accepté l'initiative). Une fois alors ces deux conditions sine qua non remplies, l'initiative est acceptée.

Au niveau cantonal, le comité d'initiative doit réunir au moins 10'000 signatures dans un délai de 4 mois. Si le Grand Conseil (chaque canton en possède un) la juge recevable, elle est soumise aux citoyens du canton (majorité absolue requise).

Au niveau municipal (=communal), elle consiste à demander au Conseil municipal de délibérer sur un objet déterminé. Elle doit être demandée par un nombre d'électeurs suisses (ou étrangers aux mêmes conditions indiquées ci-dessus pour le référendum) déterminé selon la taille de la commune : 30% des électeurs dans les communes de 500 habitants au plus ; 20% pour les communes de 501 à 5'000 électeurs,mais au moins par 150 électeurs ; 10% pour les communes de 5'001 à 30'000 électeurs, mais au moins par 1'000 électeurs ; 3'000 électeurs pour les communes de plus de 30'000 électeurs ; 4'000 électeurs pour la Ville de Genève

Le référendum : (opposition à une loi déjà en vigueur)

Au niveau fédéral :

Le référendum facultatif :

Lorsqu'un changement de loi à lieu au niveau fédéral (Constitution) ou international, celui-ci est obligatoirement soumis au vote du peuple suisse dans son ensemble (majorité absolue). Un référendum peut être monté contre une loi que propose le Parlement (l'Assemblée Fédérale). Si des citoyens n'approuvent pas telle loi (souvent proposent une alternative), ce comité référendaire doit récolter 50'000 signatures dans un délai de 100 jours. Le peuple suisse doit alors décider entre les deux décisions (le changement de loi, ou l'alternative référendaire ; majorité absolue).

Le référendum obligatoire :

Toute révision de la constitution, toute adhésion à des organisations supranationales et toutes lois fédérales déclarées urgentes, dont la durée dépasse un an, doivent être soumises au vote du peuple et des cantons (la double majorité, du peuple et des cantons, est requise).

Aux niveaux cantonal et communal, des possibilités particulières existent dans le canton de Genève.

NB : Quand nous parlons d'initative ou de référendum, on sous-entend souvent au niveau fédéral (aux niveaux cantonal et communal, c'est rare).

Ces possibilités (initiatives populaire et référendum facultatif notamment) sont fréquemment utilisées, ce qui fait de la Suisse un pays où l’on vote très souvent (en moyenne 4 à 5 fois par an avec généralement plusieurs objets soumis en même temps). Depuis 1848, le peuple suisse a voté sur 537 sujets (initiatives et référendums).



[Ce n'est que le début. Twisted Evil ]



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shokin
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MessagePosté le: 14/01/2008 13:52    Sujet du message: Répondre en citant

Et maintenant, les partis en Suisse, les 4 plus importants (ceux gouvernementaux)



Le Parti Socialiste (PS) / die Sozialistische Partei (SP) :

Le parti socialiste suisse a vu le jour en 1888. Il mène à ses débuts une politique d’opposition fondamentale au gouvernement dominé par les radicaux. L’introduction du scrutin proportionnel en 1919 permet au PS de doubler ses mandats au Conseil national, passant de 20 à 41 députés. Parallèlement, le parti opte pour une ligne plus réformiste, se séparant progressivement de ses éléments communistes. En 1943, il devient la première force politique du pays, ce qui lui permet d’accéder au Conseil fédéral. Il y obtient un second siège en 1959, en participant à l’élaboration de la "formule magique". Après une décennie de régression en dessous de la barre des 20% de suffrages, le PS est redevenu en 1995 le plus fort parti national, le temps d'une législature. Mais il doit désormais disputer cette position à l’UDC qui occupe le premier rang depuis 2003.

Actuellement au conseil fédéral : Micheline Calmy-Rey, Moritz Leuenberger.

http://www.sp-ps.ch/



L'Union Démocrate du Centre (UDC) / die Schweizerische Volkspartei (SVP) :

L’UDC a pour ancêtre le parti des paysans, artisans et bourgeois (PAB), apparu tout d’abord dans les cantons de Zurich en 1917 et de Berne en 1918. La fondation du parti au niveau national remonte à 1937. En 1971, profitant d’une fusion avec les Démocrates des Grisons et de Glaris, la formation paysanne prend le nom d'union démocratique du Centre et cherche dès lors à se profiler comme le parti de la classe moyenne. Avec des scores avoisinant les 11% des suffrages, l’UDC est longtemps restée à la traîne des partis gouvernementaux. Cette constante a brusquement changé avec les années 90 : s’appuyant sur un discours nettement plus marqué à droite, le parti a connu des progressions record à chaque échéance électorale (y compris la dernière en octobre 2007). Premier parti gouvernemental en termes de suffrages depuis 1999, l'UDC possède également depuis 2003 la plus forte députation au Conseil national (55 élus).

Actuellement au conseil fédéral : Samuel Schmidt, Éveline Widmer-Schlumpf (cette dernière l'est depuis décembre 2007 ; les autres conseillers fédéraux restent les mêmes).

[Rajout : ces deux conseillers fédéraux UDC ne sont pas considérés dans l'équipe de Christophe Blocher et Ueli Maurer (ancien président de l'UDC). Ce dernier était candidat au conseil des états. Heureusement (ce n'est pas l'avis de l'UDC Laughing ), il s'est fait dépasser par la verte libérale (le parti Écologie Libérale, dont je me rapproche pas mal).]

http://www.udc.ch/



Le Parti Radicale Démocrate (PRD) / die Freisinnig-Demokratische Partei (FDP) :

Héritier des fondateurs de l’Etat fédéral de 1848, le parti radical-démocratique n'a été officiellement constitué qu’en 1894. Parti gouvernemental par excellence, il a toujours été représenté au Conseil fédéral, détenant même tous les sièges jusqu’en 1891 et restant majoritaire jusqu’en 1943. Défenseur des intérêts économiques, il reste toutefois partagé entre une tendance humaniste et une tendance libérale pure. Pourtant il perd régulièrement du terrain en termes de suffrages depuis 1983 et n’est pas parvenu pour le moment à redresser cette tendance. Aux dernières élections, il a subi une cuisante défaite avec 17,3% de suffrages et la perte de 6 mandats.

Actuellement au conseil fédéral : Pascal Couchepin, Hans-Rudolf Merz

http://www.fdp.ch/



Le Parti Démocrte Chrétien (PDC) / die Christliche Volkspartei (CVP) :

A l’origine dénommé parti catholique-conservateur (PCC), le PDC s’est constitué comme l’organe politique des milieus catholiques suisses. Longtemps écarté des fonctions gouvernementales par les Radicaux, il fait son entrée au Conseil fédéral en 1891. Le parti fut officiellement constitué au niveau suisse en 1912. Il a gagné un second siège gouvernemental en 1919 ; cette double représentation s’est maintenue jusqu’à aujourd’hui. Au début des années 1970, le parti conservateur change de nom et devient le parti démocrate-chrétien, ceci dans une optique de repositionnement de sa politique au centre. Après avoir connu une longue période de stabilité (environ 20% de l’électorat de 1919 à 1987), le PDC est entré depuis la fin des années 1980 dans une phase d’érosion, au profit notamment de l’UDC. Relégué au dernier rang des partis gouvernementaux (qui sont le PS, l'UDC, le PRD et le PDC) en 1999, le PDC a encore perdu des suffrages en 2003 avec 14,4% des voix, ce qui lui a valu de perdre un de ses deux sièges au Conseil fédéral.

Actuellement au conseil fédéral : Doris Leuthard

http://www.cvp.ch/



Exemple de confrontation : les votations du 11 mars 2007 (l'initiative pour une caisse maladie unique)

L'initiative pour une caisse maladie unique exige qu'une seule caisse maladie (à la place des 87 existantes et concurrentes entre elles) sans but lucratif gère l'assurance de base (obligatoire pour tous, mais chacun peut changer de caisse chaque année ; les assurances complémentaires ne sont pas obligatoires) pour toute la Suisse. Les actifs et les passifs des quelque 90 assureurs existants devraient lui être transférés dans un délai de trois ans (mais elle a été refusée largement).

Les tenants du non ont surtout lancé deux arguments forts : les risques d'un monopole (pour ma part, j'ai voté NON surtout car la concurrence entretient la souplesse du système ; une idée autre était une dizaine environ de caisses concurrentes, 87 c'est trop, 1 c'est pas assez) et d'adapter les primes selon les revenus.

De l'autre côté, les tenants du OUI ont lancé notamment comme arguments : le mythe des bienfaits de la concurrence (alibi : depuis l'introduction de l'assurance maladie obligatoire en 1996, les coûts de la santé ont augmenté de 46%, tandis que les primes ont bondi de 70%) et "un directeur paie la même prime qu'une vendeuse".

Le résultat n'est pas surprenant : 71,2% des votants et 24 cantons et demi-cantons sur 26 disent NON à la caisse unique. Comme prévu, c'est en Suisse alémanique que la caisse unique réalise ses plus mauvais scores. Dans les demi-cantons de Nidwald et d'Appenzell Rhodes-Intérieures (où les primes sont très basses), la proportion des non frise ou dépasse ainsi les 90%. Partout ailleurs, on tourne autour de 70 à 80% de refus, avec tout de même 65% "seulement" à Bâle-Ville. Et comme prévu également, c'est en Suisse latine que la caisse unique séduit le plus. Le Jura et Neuchâtel sont même les seuls à l'accepter, avec respectivement 57,7% et 51,3% de oui. Ailleurs, Genève et le Tessin disent non à 54% et Vaud à 55%. Fribourg et le Valais, en revanche, cantons bilingues, refusent plus nettement, avec respectivement 63% et 73% de non. Point de vue des partis, seule une partie du Parti Socialiste y était favorable. L'UDC, le PRD y étaient indéniablement opposés.

La défaite des initiants d'une caisse unique s'explique surtout pour les raisons suivantes :

- l'adaptation des primes selon les revenus en a rebuté plus d'un, et pas seulement parmi les gens aisés.
- l'absence de concurrence qui en découlerait, et ses conséquences.
- l'absence de réponses à la question "Qui financerait cette caisse unique ?"
- le problème de la centralisation d'une telle caisse face à la souveraineté des cantons (lié au thème des paradis fiscaux)

Idées discutées dans divers débats :

- rendre l'assurance de base (obligatoire) et les assurances complémentaires (facultatives) indépendantes entre elles ?
- un nombre idéal de caisses maladie ?
- le conflit entre médecins et pharmaciens (ordonnances médicales, produits génériques, etc.)
- ...


Pour plus d'informations sur les partis en Suisse : Source : Parlament.ch



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shokin
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MessagePosté le: 14/01/2008 13:58    Sujet du message: Répondre en citant

La répartition des trois pouvoirs, lesquels doivent être disjoints.



Le pouvoir législatif :

Le pouvoir législatif est exercé par le Parlement (=l'Assemblée Fédérale, comme citée dans le premier message de cette discussion). Chacun des deux conseils doit élire pour un an l’un de ses membres à la présidence, un autre à la première vice-présidence et un troisième à la seconde vice-présidence. Aucun mandat, toujours d'un, n'est renouvelable pour l'année suivante (autrement dit : Nul ne peut être occuper l'une de ces places deux années consécutives). Contrairement aux pays voisins, être un parlementaire en Suisse n'est pas considéré comme un métier ou une activité professionnelle. Les députés exercent donc leur mandat parallèlement à leur activité professionnelle et ne reçoivent pas un salaire mais une indemnité.

Le Conseil National représente le peuple avec ses 200 membres répartis proportionnellement à la population de chaque canton (cependant chaque canton doit être représenté au moins par un conseiller national). Les conseillers nationaux sont élus chaque quatre ans par les citoyens du canton en question (exemple : les Valaisans doivent élire 7 conseillers nationaux) selon le suffrage proportionnel.

Le Conseil des/aux États (à ne pas confondre avec le Conseil d'État) représente les cantons à raison de deux conseillers aux états par canton et un par demi-canton. Légalement, chaque canton peut choisir son mode de scrutin. Toutefois, tous les cantons ont actuellement adopté le suffrage majoritaire, à l'exception du canton du Jura (JU) qui pratique le suffrage proportionnel.



Le pouvoir exécutif :


Le pouvoir exécutif est exercé par le Conseil Fédéral, composé de sept membres. Les membres du Conseil fédéral sont élus pour 4 ans par l’Assemblée fédérale, qui, en règle générale, reconduit les candidats sortants si ces derniers désirent poursuivre leurs fonctions. Cependant, cette règle tacite a été mise à mal lors de la dernière élection de décembre 2003 avec la non-réélection de la conseillère fédérale démocrate-chrétienne Ruth Metzler-Arnold, évincée au profit du candidat de l’Union démocratique du centre (UDC) Christoph Blocher. Cette situation a donc modifié la répartition des sièges en fonction des partis politiques pour la première fois depuis l’introduction de la formule magique en 1959. Le Conseil fédéral doit également représenter équitablement les diverses régions et communautés linguistiques. Le Conseil fédéral fonctionne selon le principe de collégialité, ce qui signifie que les décisions sont prises le plus possible par consensus. Si tel n’est pas le cas, un vote a lieu parmi les 7 conseillers fédéraux. Selon ce principe, ceux qui s’opposent à une mesure qui est adoptée par le collège doivent tout de même défendre le projet au nom de celui-ci.



Le pouvoir judiciaire :

En plus du tribunal fédéral (TF), chaque canton jouit de son propre système judiciaire (et de son propre tribunal cantonal), à l'exception des domaines qui relèvent du niveau fédéral ou international. Comme dans beaucoup d'autres domaines, la souveraineté des cantons est entretenue autant que possible, du moment qu'elle n'entre pas en contradiction avec la Constitution.

Le TF, dont le siège est à Lausanne, comporte diverses subdivisions, dont une subdivision largement autonome : la Cour des assurances sociales, communément appelée Tribunal fédéral des assurances (TFA), dont le siège est à Lucerne. Le TF et le TFA statuent en dernière instance. Le Tribunal pénal fédéral (TPF) siège à Bellinzone. Les juges fédéraux sont élus par l’Assemblée fédérale en tenant compte des diversités linguistiques du pays. Leur mandat, renouvelable, est de 6 ans. En principe, tout citoyen du pays peut devenir juge fédéral sans formation juridique. Mais en pratique, on favorise les personnes ayant une connaissance du droit et l’on veille à une répartition des principales forces politiques.



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MessagePosté le: 14/01/2008 14:00    Sujet du message: Répondre en citant

Les diverses majorités :

La majorité absolue :

La majorité absolue signifie la nécessité d'obtenir plus de 50% des voix. Elle est automatique quand seules deux variantes sont possibles (oui et non, par exemple). La majorité absolue est en usage en Suisse lorsqu'il s'agit d'accepter ou de refuser une loi ou un référendum facultatif.

La majorité relative ou simple :

La majorité relative signifie la nécessité d'obtenir plus de voix que toutes les autres variantes (les autres candidats, notamment). La majorité relative est en usage en Suisse lors d'élections de conseillers.

La majorité qualifiée :

La majorité qualifiée signifie la nécessité d'obtenir au moins une certaine part des voix votantes. Cette part peut être supérieur à la moitié. Cette majorité qualifiée est parfois en usage au sein de l'Assemblée Fédérale. La part exigée de voix favorables doit alors être obtenue et au sein du conseil national et au sein du conseil aux États.

La double majorité :


La double majorité signifie la nécessité d'obtenir la majorité absolue et de la population et des cantons. Elle est en usage en Suisse pour les initiatives et les référendums obligatoires.



La neutralité suisse :

La Neutralité perpétuelle de la Suisse a été conclue le 20 mars 1815 au Congrès de Vienne. Le pays étant situé, depuis sa création, entre de grandes puissances (que cela soit le Saint-Empire ou la France) s’allier à l'un de ces pays risquait de mettre en péril la paix intérieure mais surtout l’indépendance qui était le point essentiel de nombreuses alliances confédérales. Même si le pays s’est essayé, un temps, à former une grande puissance militaire, la Bataille de Marignan et l’échec des mercenaires suisses face aux troupes de François Ier conforta l’idée d’un pays neutre après la signature de la paix perpétuelle avec les Français en 1515. La Guerre de Trente ans n’a pas eu d’impact meurtrier malgré la présence des deux entités chrétiennes: le pays se tenant, en effet, à l’écart des opérations militaires, tout en fournissant des armes aux belligérants.



Le fédéralisme suisse :

La Suisse s'est formée par diverses alliances de cantons, eux-mêmes formés par alliances de communes. Les cantons sont autonomes constitutionnellement. Chacun a sa propre constitution, laquelle ne doit cependant pas entrer en contradiction avec la Constitution Fédérale ni enfreindre les règles de la démocratie (elle doit être acceptée par le peuple ; le corps électoral cantonal doit garder la possibilité de la modifier). Un certain nombre de domaines sont ainsi gérés uniquement au niveau cantonal comme l’éducation (sauf les universités fédérales), la gestion des hôpitaux (sauf les hôpitaux communaux et privés), la construction et l’entretien de la majorité des routes (sauf les autoroutes et routes nationales) et la police (contrairement à l’armée), d’autres charges sociales ou encore le contrôle de la fiscalité. Il en découle que chaque canton possède son propre parlement (appelé dans la plupart des cantons francophones Grand Conseil) et leur gouvernement (appelé dans la plupart des cantons francophones Conseil d’État). La politique suisse se subdivise donc en une politique fédérale, une politique cantonale et une politique communale.



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MessagePosté le: 14/01/2008 14:13    Sujet du message: Répondre en citant

Les langues et rapports linguistiques entre les régions et cantons en Suisse :



Daniel Fortin a écrit:
Y a-t-il des frictions entre les groupes linguistiques ?


Voilà une question fort intéressante (complexe surtout) ! Laughing (un flot de questions réunies et sous-entendues) En tout cas linguistiquement, ça ne ressemble ni au Canada ni au Québec. Laughing

Voici d'abord deux cartes :

- l'une des cantons :



- l'autre linguistique



A la place dudit allemand (Hochdeutsch), l'on devrait parler du suisse-allemand (Schweizerdeutsch, Schwyzerdütsch), voire de ses dialectes divers.



De manière générale, la Suisse est très soudée, sans pour autant exacerber son nationalisme (sauf lors des coupes du monde de football Laughing tout le monde de divers pays brandit son drapeau, quoique les Suisses ne misent pas tout sur le brandissage de drapeau Laughing ) : elle adhère tout d'abord à sa démocratie. Beaucoup ne veulent pas entrer dans l'UE (réticence plus marquée en suisse alémanique). Elle est ouverte à la diversité des cultures (pas au multiculturalisme Mr. Green ), tient à sa souveraineté. Au lieu de parler de nationalisme, on préfère parler de patriotisme, tant outre-Sarine* que chez nous les "Welsche"*. Mais après... elle n'est pas homogène, le clivage linguistique y joue son rôle.

*La Sarine est la rivière qui passe par Fribourg, canton bilingue (seule université bilingue en Europe, paraît). On dit donc que de l'autre côté de la Sarine, ça parle suisse-allemand. Le Valais n'est pas traversé par la Sarine. Dans le Haut-Valais (Hoch Wallis), le suisse-allemand y est particulier (il arrive que les Suisses-Allemands du plateau ne les comprennent pas, comme les Allemands ne comprennent pas souvent le suisse-allemand) à tel point qu'on parle carrément de Haut-Valaisan/Hochwalliserdütsch (au lieu de suisse-allemand/Schwyzerdütsch) : A Brig, y parlent pas le suisse-allemand, y baragouinent leur haut-valaisan. Laughing Pour la Suisse alémanique, on parle aussi de "Röstigraben".

* "d Welsche", ainsi les Suisses alémaniques appellent les Suisses romands.

Il faut donc d'abord voir du côté de l'apprentissage des langues à l'école, mais, de nouveau, comme chaque canton jouit d'une large souveraineté, le système éducatif suisse est donc difficile à résumer plus que sur cette page. Ce qui est sûr : En Suisse romande, la première langue est le français, la deuxième langue l'allemand (le plus souvent dès la 4ème primaire, à 9 ans), l'anglais s'est récemment amené dès l'âge de 12 ans (avant 14 ans). En Suisse alémanique, le français et l'allemand s'échangent les priorités. En Suisse italienne et romanche, je ne sais pas exactement, sinon que, comme le romanche est de moins en moins parlé, on essaie de ne pas le laisser disparaître. Les cantons se situant entre la langue (suisso-)germanophone et la langue française sont Bienne (Biel), Fribourg (Freiburg ; ne pas confondre avec Freiburg in Brisgau, en Allemagne) et le Valais (Wallis). Le canton de Berne (Bern), même s'il se situe pleinement en Suisse alémanique, est aussi considéré comme bilingue parce que s'y situe la capitale de notre pays (notamment le Palais Fédéral, Bundeshaus, où le Parlement s'affaire, en veillant à maintenir l'équilibre entre français et allemand (le bon allemand !), tant par écrit que par oral).

Il est donc question d'affinités linguistiques :

Les Suisses romands sont moins ouverts à apprendre l'allemand ou le suisse-allemand que les Suisses allemands à apprendre le français. Cela s'explique notamment parce que les Suisses allemands (à la quasi-unanimité) n'aiment pas l'allemand (ils doivent toutefois le parler). Avec des "Welsche", ils préfèrent parler français (voire anglais*) plutôt qu'allemand. Notre français (à nous les Welsche) n'est pas vraiment différent du français parlé en France ("standard"), mis à part quelques expressions. Le québecois s'en distancie bien plus. La différence entre suisse-allemand et allemand encore plus grande. Le clivage entre Suisses romands et Suisses alémaniques est aussi entretenu par les Alpes bernoises (facteur géographique) qui rend impossible ou peu pratique le transport directement du Valais au canton de Berne (à moins de creuser des tunnels comme celui maintenant achevé et en usage, tunnel ferroviaire du Lötschberg). Toutefois, dans toute la Suisse, nous mettons la priorité sur les langues nationales avant l'anglais (celui-ci souvent appris et motivé par l'initiative individuelle). Nous ne sommes pas entourés d'empires anglophones comme le Québec. Mr. Green A ce que j'ai pu voir, les personnes les plus bilingues et ouvertes se trouvent en grande partie dans les cantons de Fribourg, Berne et Bâle.

Les frictions en Suisse sont principalement entre Suisses romands et Suisses alémaniques (ces frictions ne sont pas conflictuelles, mais caricaturales, tant des deux côtés on aime à marquer la différence, c'est plus un amusement culturel/ethnologique/amical/complice qu'une guerre). Lors de votations fédérales, on entend souvent du genre : "Ce n'est pas de manière inattendue que la Suisse a rejeté clairement l'initiative pour une caisse unique. Le refus a été plus net outre Sarine. En Suisse romande, seuls les Genvois y étaient, légèrement, favorables." Il arrive parfois que le Tessin et les Grisons trouvent que l'italien et le romanche ne sont pas assez représentés, promus, mis en avant.

Les éventuelles frictions autres sont celles entre partis politiques, mais, de nouveau, le respect mutuel est très présent (sauf de la part de l'UDC avec ses campagnes-choc, lors de votations, aimant jouer sur la peur alors qu'ils pourraient sortir de bons arguments... malgré sa perte de crédibilité aux yeux de certains, ce parti a gagné en pouvoir (en sièges) ces dernières années).

A quoi nous identifions-nous ?

A la Suisse, bien sûr, mais ils n'est pas rare que nous nous qualifions par nos cantons. "Nous les Valaisans, on fait de très bons vins (avec le Tessin et les Grisons, on jouit d'un climat plus clément). Votre vin à vous les Vaudois (Vôôôdoa), c'est d'la piquette !" "A Neuch (Neuchâtel), y produisent d'la fée verte (l'absinthe), ça passe ben avec la viande séchée des Grisons." Les Fribourgeois mettent en avant le gruyère, les Bernois les rösti, etc. Les Suisses alémaniques aiment se distinguer les uns des autres par leurs divers dialectes (Salut tout le monde : Grüessech mitenand (Bern), Grüezi mitenand (Zürich)). Les Bernois sont connus/caricaturés pour être plus lents (y prennent leur temps, parlent plus lentement). Beaucoup de Suisses allemands n'aiment pas le dialecte de St-Gall. Mais tous nous identifions surtout par notre patrimoine culturel local.

Donc de manière générale, quand la Suisse est confrontée à l'extérieur, on s'identifie plus à la Suisse. Autrement, on s'identifie souvent à notre canton ou à notre langue (région linguistique).

Avec les Français, on est des grands consommateurs de vins et de fromage (raclette, fondue, assiette valaisanne, assiette gruyérienne, choucroute, on est toujours partants pour un apéro à quelque rencontre). Laughing Mais nos bières ne valent ni les bières belges ni les bières québecoises Wink Laughing (je bois quand même de la Cardinal à Fribourg, de la Schützengarten à St-Gall, etc.).





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shokin
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MessagePosté le: 14/01/2008 14:15    Sujet du message: Répondre en citant

Voilà ! le roman est fini.

Je l'ai aussi façonné en .doc et .pdf. Mais je dois le mettre à jour. Laughing




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Youri
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MessagePosté le: 14/01/2008 16:03    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour Shokin;

Il faut quand même relever une différence FONDAMENTALE entre la Suisse et la Belgique.

La Confédération Helvétique s'est créée par la volonté de divers Cantons de s'unir pour diverses raisons intéressantes pour eux.
Il s'agissait donc d'une force centripède.

La Belgique dans sa volonté de confédération relève en revanche d'une force centrifuge. Celle de 2 régions qui n'ont plus envie de vivre ensemble.

Cela me semble essentiel à ajouter.
On ne peut donc pas comparer nos deux pays car la volonté d'union entre les habitants n'existe plus dans notre Monarchie Chiconnière.
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MessagePosté le: 14/01/2008 16:13    Sujet du message: Répondre en citant

Et avec ça un peu d'humour avec Marie-Thérèse Porchet expliquant la Suisse : http://www.dailymotion.com/relevance/search/marie+th%C3%A9r%C3%A8se+porchet/video/x32l62_marietherese-porchet-la-lecon-de-ge

Vous allez bien rire car il y a beaucoup de comparaison à faire avec la situation belge Smile
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shokin
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MessagePosté le: 14/01/2008 16:39    Sujet du message: Répondre en citant

Youri a écrit:
Bonjour Shokin;

Il faut quand même relever une différence FONDAMENTALE entre la Suisse et la Belgique.

La Confédération Helvétique s'est créée par la volonté de divers Cantons de s'unir pour diverses raisons intéressantes pour eux.
Il s'agissait donc d'une force centripède.

La Belgique dans sa volonté de confédération relève en revanche d'une force centrifuge. Celle de 2 régions qui n'ont plus envie de vivre ensemble.

Cela me semble essentiel à ajouter.
On ne peut donc pas comparer nos deux pays car la volonté d'union entre les habitants n'existe plus dans notre Monarchie Chiconnière.


Ah ! bien sûr ! je parlais de notre démocratie sans vouloir, pour le moment, établir de comparaisons avec d'autres pays.



En effet, ça a commencé avec Uri, Schwyz et Unterwald.



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MessagePosté le: 15/01/2008 00:39    Sujet du message: Répondre en citant

Merci pour cette petite leçon Wink
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MessagePosté le: 15/01/2008 00:48    Sujet du message: Répondre en citant

Youri a écrit:
Bonjour Shokin;

Il faut quand même relever une différence FONDAMENTALE entre la Suisse et la Belgique.

La Confédération Helvétique s'est créée par la volonté de divers Cantons de s'unir pour diverses raisons intéressantes pour eux.
Il s'agissait donc d'une force centripède.

La Belgique dans sa volonté de confédération relève en revanche d'une force centrifuge. Celle de 2 régions qui n'ont plus envie de vivre ensemble.

Cela me semble essentiel à ajouter.
On ne peut donc pas comparer nos deux pays car la volonté d'union entre les habitants n'existe plus dans notre Monarchie Chiconnière.


Oui, tout à fait !

Une confédération, soit une mise en commun de certaines compétences entre états souverains, suppose une volonté de vivre ensemble.

Une telle volonté n'existe plus en Belgique. C'est d'ailleurs en quoi elle se distingue de la "Confédération helvétique", qui, par ailleurs, n'a plus de confédération que le nom.

Depuis belle lurette, cette "confédération" est devenue fédération. La Belgique, elle, emprunte le chemin inverse.
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MessagePosté le: 15/01/2008 01:22    Sujet du message: Pouh! Répondre en citant

Pouyouyouy!
J'me prendrais bien un p'tit fendant du Valais, vous m'avez donnés soif les gars!

Bon, sans rire Shokin, j'adore la Suisse, je connais un peu car mon père y a restauré des Eglises pendant 5 ans. (dans le canton de Zug).

Bon, moi ce que je voudrais bien savoir, c'est :
- vous êtes fier de votre identité, y a-t-il aujourd'hui des olobrius qui se permettraient d'insulter un Suisse d'une autre communauté sans poursuite judiciaire Fédérale!

- Est ce que vous êtes d'accord pour intervenir et donner des cours de Fédéralisme à Guy Veroschnaps et surtout Yves Leterne?

Voili Laughing
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MessagePosté le: 15/01/2008 23:35    Sujet du message: Re: Pouh! Répondre en citant

Triplix a écrit:
Bon, moi ce que je voudrais bien savoir, c'est :
- vous êtes fier de votre identité, y a-t-il aujourd'hui des olobrius qui se permettraient d'insulter un Suisse d'une autre communauté sans poursuite judiciaire Fédérale!

- Est ce que vous êtes d'accord pour intervenir et donner des cours de Fédéralisme à Guy Veroschnaps et surtout Yves Leterne?

Voili Laughing
Chalut!


On a des vins meilleurs que le fameux fendant. Laughing

Des Suisses qui se permettent d'insulter d'autres Suisses. C'est plutôt rare. Et ces rares fois, ce n'est pas parce qu'il est suisse, mais à cause des opinions politiques (comme un peu dans beaucoup de régions dans le monde, on en vient aux insultes...). Non, en Suisse, dans le gouvernement, on arrive relativement bien à se prendre dans des conflits d'opinions sans en venir aux insultes. Disons que le respect est une valeur bien ancrée chez nous. [Bon... ya toujours des extrêmes-droites, notamment de l'UDC, qui se prennent de xénophobie... et de "on veut pas des étrangers" ; mais faut pas faire l'erreur de caricaturer ce parti et ses membres.]

Guy Veroschnaps et surtout Yves Leterne, ce sont qui, ces deux gars ? Montre-leur simplement mes écrits postés précédemment et ils connaîtront la Suisse. Pour ce qui est du fédéralisme canadien, va sur le forum http://www.quebec-politique.com/index . Ils sauront te répondre mieux que moi.



Shokin
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Youri
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MessagePosté le: 16/01/2008 10:18    Sujet du message: Répondre en citant

AAAAaaahhhhh ...... un bon verre de Humagne !!!!
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MessagePosté le: 15/03/2008 17:33    Sujet du message: Répondre en citant

Youri a écrit:
AAAAaaahhhhh ...... un bon verre de Humagne !!!!


Je suis une "bleusaille" sur ce forum. Je crois qu'il m'intéressera.

Juste un mot : j'ai bien aimé votre humour : "Guy Verhopsnaps" et "Yves Leterne". Concernant ce dernier énergumène, je pense avoir des droits d'auteur sur LeterNe, triste sire.

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