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Forum Bruxelles-Francophone
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Forum sur les problèmes communautaires en Belgique - Posté : Repris du blog de Liège-France page 4
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Repris du blog de Liège-France page 4
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Message |
Léon Napau nouveau

Inscrit le: 07 Nov 2009 Messages: 1 Localisation: Saint-André-lez-Lille
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Posté le: 07/11/2009 23:47 Sujet du message: |
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L'un de mes compatriotes du Nord-Pas de Calais a vainement tenté d'inculquer un minimum de bon sens à M. Schreurs.
Si celui-ci a consenti a publier son premier message et y répondre, M. Schreurs s'est bien abstenu de donner une suite quelconque au second.
Je tiens ici à combler cette lacune, sans autre prétention.
MESSAGE PUBLIE :
JEAN GU. a dit…
Monsieur Schreurs,
Ne vous laissez pas aveugler par votre acrimonie , que je peux comprendre pour un personnage qui n'a sans doute pas l'envergure intellectuelle que vous lui souhaiteriez.
Le texte de cette pétition a bien sûr été transmis au Secrétariat du Bureau de monsieur le Président de la République ; il se trouve cher monsieur Schreurs que je suis fonctionnaire d'Etat français et que j'ai veillé à ce qu'il en soit ainsi. Ce texte a été perçu avec beaucoup d'intérêt et je sais que cela vous surprendra.
Je ne peux pas, vous le comprenez bien, faire étalage de notions confidentielles . Mais laissez-moi quand même vous dire que les propos que vous tenez sur Bruxelles sont, je vous l'assure, contraires à l'approche française de la Réunion et contraire aussi à la réalité du terrain.
Puisque je ne peux pas en dire plus, le simple bon sens permet quand même de deviner quelques points saillants de la perception française.
Ainsi, si vous pensez que l'Hexagone va se ruer sur les centaines de ministres, députés, cabinettards et autres personnages qui "pompent " l'économie wallonne, avec en prime les 18% de chômeurs sans l'appui géostratégique de la plus grande ville francophone du pays, je puis vous certifier que vous commettez une grave erreur.
Si vous pensez que l'axe Anvers Bruxelles Liège Haaren sera maintenu avec la bienveillance hexagonale dans l'hypothèse que de l'abandon de Bruxelles encerclée puis phagocytées, vous vous trompez tout simplement.
Quant à comparer une ville à 92% francophone livrée aux appétits de 12% de flamands avec la chute du mur de Berlin, permettez-moi de vous dire que cela est consternant...
Je puis aussi vous dire sans risque de sanctions que votre position visant à laisser tomber un million de francophones de la plus grande ville francophone de Belgique choque nos principes républicains de liberté d'égalité et de fraternité dont semble-t-il vous vous réclamiez naguère.La scission de BHV place définitivement cette ville en état d’encerclement définitif en «territoire»Flamand autoproclamé. Où est la démocratie dans tout ça ?
Nous savons ce qui se prépare du côté Flamand : vous risquez d'être douloureusement surpris pour l’avenir de Liège en cas de chute de ce qu'il faut bien appeler le siège de Bruxelles.
Bref dans votre intérêt et dans celui des Liégeois, je vous engage cher monsieur Schreurs à revoir quelque peu vos analyses politiques concernant le rôle de Bruxelles dans la réunion des Français de Belgique.
PS
L’ancien maire de Lille ne s’appelle pas André Mauroy comme vous l’écriviez mais Pierre Mauroy et n’est pas apparenté bien sûr à l’académicien français André Maurois.
Bien à vous,
Jean G.
6 novembre 2009 02:31
A. Schreurs a dit…
@ à Jean GU...
Vous semblez me connaître et je doute que vous soyez le "fonctionnaire francais" que vous dites...Pourquoi n'indiquez-vous pas votre nom ? M. Lenain est aussi un fonctionnaire français et cependant, il signe toujours ses commentaires.
Tout d'abord, comme je le signale ailleurs, la direction du RWF a retiré son appel, en boucle, à signer cette pétition, qui n'a encore recueilli que 33 signatures, émanant pour la plupart de Bruxellois. Le RWF a donc tenu compte de notre réaction.
Je n'ignore pas l'intérêt que les milieux autorisés français portent à Bruxelles, plus semble-t-il qu'à la Wallonie qui, dans leur esprit, est moins menacée et plus francophile, surtout la région liégeoise. Por un Liégeois comme moi, rattachiste depuis mon adolescence, c'est assez désolant!
D'autant que tous les sondages indiquent que, contrairement aux Wallons, il ne se trouvera jamais à Bruxelles une majorité de citoyens favorables au rattachement.
Il n'a jamais été question de conserver l'ensemble - pléthorique en effet - du personnel politique et administratif wallon - mais seulement du maintien, pendant un certain temps, du droit belge et wallon, en cas de réunion, afin de réaliser un rattachement en douceur, tel que le prône cet autre fonctionnaire français, M. Jacques Lenain, avec sa formule "d'union-intégration".
Vous évoquez, concernant le sort de Bruxelles, les principes républicains, mais vous faites l'impasse sur le fait que la République ne reconnaît aucune minorité sur son territoire et n'a d'ailleurs pas, pour cette raison, ratifié "la convention-cadre européenne sur la protection des minorités". Arrivée aux portes de Bruxelles grâce au rattachement de la Wallonie, la France serait certainement en mesure de garantir les droits des francophones de Bruxelles, de même que les Pays-Bas pourraient garantir ceux de la minorité néerlandophone.
Quant à l'axe Anvers - Liège - Aachen, il subsistera de toute façon : il n'y a plus de barrières économiques au sein de l'Union européenne et en outre, pour les transports par eau, une liaison directe existe entre le port d'Anvers et Liège par le canal Albert.
Je ne conteste pas le combat des francophones bruxellois, mais je pense qu'il est distinct du combat wallon et que le RWF commet une erreur d'appréciation et de stratégie en les mélangeant.
En outre, je ne vois pas comment la France pourrait nous aider à réaliser la partition de la Belgique, alors que les seules forces séparatistes se trouvent en Flandre, dans les partis nationalistes qui représentent près de 40% de l'électorat flamand.
6 novembre 2009 09:52
MESSAGE NON PUBLIE :
@ A. Schreurs
« Vous semblez me connaître et je doute que vous soyez le "fonctionnaire francais" que vous dites... »
Décidément monsieur Schreurs, vous doutez de tout sauf de vos certitudes. Eh bien non ! Je ne vous connais pas car vous êtes inconnu ici mais je vous lis depuis deux ou trois jours . Et je vous assure que je suis bien fonctionnaire d’état français.
Je n'ignore pas l'intérêt que les milieux autorisés français portent à Bruxelles, plus semble-t-il qu'à la Wallonie
Mais pas tout. ! Se réclamer de la République c’est d’abord se réclamer de ses principes fondamentaux comme par exemple la solidarité fraternelle qui vous manque à l’égard des Bruxellois. LIBERTE EGALITE FRATERNITE Vous me faites marcher monsieur Schreurs…
.Pourquoi n'indiquez-vous pas votre nom ? M. Lenain est aussi un fonctionnaire français et cependant, il signe toujours ses commentaires.
M. Lenain que je connais sans doute mieux que vous ne le connaîtrez jamais et vous savez pourquoi , M. Lenain donc, fait ce qu’il croit bon de faire et moi de même. Nous n’appartenons pas à la même Administration et nous n’avons pas les mêmes contraintes.
Arrivée aux portes de Bruxelles grâce au rattachement de la Wallonie, la France serait certainement en mesure de garantir les droits des francophones de Bruxelles,
Tiens donc ! Et pourquoi cela ? Vous souhaiteriez que nous renvoyions nos féroces soldats pour terminer Waterloo ?
La France est aux portes de la Wallonie et de la Flandre puisqu’elle partage une frontière commune avec ces Régions-Etat . Cela change-t-il quelque chose dans le sort des communes belges frontalières ? Où voyez-vous la percolation et la défense des francophones en Flandre passé Dunkerque ? Soyez sérieux vous ne croyez pas un mot de ce que vous écrivez !
Quant à l'axe Anvers - Liège - Aachen, il subsistera de toute façon :
Ah oui ? Et au profit de qui croyez-vous si jamais la Flandre met la main sur Bruxelles ?
Vous devriez aller voir ce qui se passe à Dunkerque monsieur Schreurs, l’iode vous ferait beaucoup de bien…
Il n'y a plus de barrières économiques au sein de l'Union européenne
Mais si en Belgique justement ! Demandez donc aux 400 000 mille navetteurs flamands qui paient leur impôt en Flandre en ruinant Bruxelles où ils travaillent s’il sont prêts à jouet le jeu de la réciprocité : vous en connaissez beaucoup vous de navetteurs francophones d’Anvers qui paient leurs impôts à Bruxelles -Ville ou en Brabant Wallon ?
vous faites l'impasse sur le fait que la République ne reconnaît aucune minorité sur son territoire
Heureusement ! L’Egalité devant la Loi commune ne peut souffrir aucune exception : la notion de « minorité » n’a aucun sens en France . Contrairement à la Belgique où le droit diverge, s’énonce et s’apprécie différemment selon que l’on est Flamand, Francophone, Germanophone, qu’on réside dans une commune à facilité ou à Liège ou Eupen.
En France il n’y a pas de circulaires Peeters, monsieur Schreurs. On ne vous verbalise ni ne vous frappe pour parler le Néerlandais à Dunkerque ou Lyon et le Service Public de l’Etat est le même pour tous.
En France on ne signe pas la convention des minorités parce qu’il n’y a pas de minorité au regard de la Loi.
Mais en Flandre–Belgique ( on finit par confondre tant l’un contrôle tout de l’autre) on ne signe pas pour opprimer ces minorités. La Flandre est condamnée par l’Onu et diverses organisation de Droits de l’Homme, et les avis des instances européennes sont accablants à ce sujet. La Belgique est « sous monitoring » (sic ),.du jamais vu depuis 1945 en Europe Occidentale. Et vous souhaitez abandonner les non-Flamands de Bruxelles dites-vous ?
Si la France ou le Royaume Uni discriminaient des populations pour les évacuer d’un territoire à l’instar de la Flandre ce serait LE scandale planétaire avec des amendes colossales à la clé. Mais apparemment ce n’est pas encore le cas pour la Belgique. ..
Ainsi la comparaison entre Flandre et France est une argutie qui ne sert qu’à cacher votre véritable argument : « la Wallonie d’abord ! » C’est le slogan du Front National. Chacun en tirera les conclusions qu’il voudra.
En conclusion et au vu de ce que vous écrivez, je dirais, monsieur, que votre « appartenance » personnelle à la République n’est pas des plus urgentes ni des plus souhaitables . ..
Bien à vous .
Jean GU...
Vous pourrez ainsi apprécier en connaissance de cause.
Bien à vous,
Léon |
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zmodem Gourou


Inscrit le: 26 Fév 2008 Messages: 1208
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Posté le: 08/11/2009 02:26 Sujet du message: |
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| Très intéressant. |
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François Barberis Résident permanent

Inscrit le: 05 Jan 2008 Messages: 418 Localisation: FRANCE SUD
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Posté le: 08/11/2009 12:25 Sujet du message: |
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Très intéressant en effet cet échange entre André Sch et son correspondant.
On peut y déceler en filigrane tous les principes de la position française.
1. Paris veut une solution globale à la situation belge. Cette solution devra s'appliquer autant à la Wallonie qu'à BXL et qu'à la Flandre. Paris ne reconnaîtra pas une Flandre autoproclamée. A défaut, Paris préfère le statu quo apparent.
2. Paris n'agira pas pour obtenir une scission de la Belgique tant que des signaux clairs à BXL et en Wallonie (en particulier au niveau de certains symboles) n'auront pas été émis par les opinions publiques respectives laissant entendre qu'une solution globale et négociée est envisageable.
3. Paris ne laissera pas "tomber Bruxelles" au profit de la Wall. Mais ce sera BXL et la Wall et la Fl ou le statu quo.
4. si Paris devait intervenir, ce serait pour promouvoir une solution globale qui stabiliserait les velléités flamandes relatives aux territoires français limitrophes (Dunkerque, Lille, etc...) et surtout qui règlerait le cas des populations qui risqueraient de devenir minoritaires dans leur propre pays.
5. Paris ne veut absolument pas se trouver face à un problème de minorités -et en particulier de minorité flamande- sur son propre territoire. Ce qui veut dire que la question des frontières et des populations devra être négociée avec un autre état suffisamment puissant pour imposer à "l'état régional flamand auto proclamé" d'accepter les ajustement préalables de "souveraineté" sur BXl et sur les territoires flamands limitrophes en contrepartie de cette nouvelle stabilisation internationale.
6. S'il devait y avoir réunion, ce serait donc selon les principes qui, en terre républicaine française, ignorent la notion de minorité au regard de la loi : tous citoyens, tous égaux devant la loi.
Mon interprétation:
a) Paris n'acceptera jamais la formation de 3 micro ou proto états faibles à sa frontière nord, non seulement en raison du risque d'instabilité internationale, mais aussi en raison du risque de contagion régionaliste et de déstabilisation que pourraient subir les autres grands états européens
b) La promotion de HVR aux fonctions de président de l'Europe est à analyser comme un appel du pied aux flamands et aux néerlandais, pour qu'ils passent outre leurs différences, se rapprochent et envisagent une fusion des leurs territoires. Paris pourrait estimer que la reconnaissance internationale ainsi attribuée à l'un des hommes politiques flamands les plus éminents est de nature à faciliter ce processus interne à l'espace flamand -qui ne pourrait qu'avoir l'appui de l'Allemagne.
c) Paris ne veut pas avoir à négocier avec la Flandre auto proclamée, mais je pense qu'il n'y aurait aucune réticence à négocier avec les Pays Bas. Paris devrait donc s'opposer farouchement à une telle autoproclamation du chef de l'état-région Flandre. En revanche, si la scission était le fait d'une décision collective prise pas les institutions légales propres au régime belge (Parlement, gouvernement, Palais), alors Paris serait disposer à négocier, dans le cadre d'une conférence internationale, les conditions d'un quadruple rattachement des parties issues de la scission. Avec toujours un seul objectif : pas d'instabilité à la frontière nord et au cœur de l'Europe, car l'instabilité est le risque absolu pour les grands états. |
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Victor Modérateur


Inscrit le: 16 Mai 2008 Messages: 1726 Localisation: Bruxelles - Département de la Dyle
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Posté le: 08/11/2009 13:46 Sujet du message: |
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@ François Barberis,
Je trouve que vous avez parfaitement cerné le problème car vous n'êtes pas Belge (?). Vous avez donc le recul suffisant pour comprendre qu'il s'agit d'un enjeu géopolitique qui dépasse de loin BHV et la personnalité d'Herman Van Rompuy. En effet, ni Paris ni l'Europe n'accepteront la présence d'un état flamand indépendant à la place de l'actuelle Belgique car cela risquerait de donner des idées indépendantistes à bien d'autres régions européennes comme en Grande-Bretagne, en France, en Espagne, en Italie ... Comme vous le dites si bien, soit la Belgique demeurera, soit elle sera absorbée par des entités existantes comme les Pays-Bas, la France et l'Allemagne et le choix d'Herman Van Rompuy pourrait en effet ne pas être si innocent que cela car ce serait le seul Flamand capable de faire comprendre à ses "compatriotes" qu'il est obligatoire de s'unir aux Pays-Bas sans Bruxelles pour obtenir l'aval de l'Union européenne. _________________
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Bxxl Résident permanent

Inscrit le: 09 Mar 2009 Messages: 455 Localisation: Bruxelles, ex +6
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Posté le: 08/11/2009 14:58 Sujet du message: |
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@Léon Napau
Merci d'avoir porté à notre connaissance cette réaction soigneusement évincée.
Suite à cela, je crois qu'une attitude devrait s'imposer: cesser de donner plus d'importance aux idées tristes et petit esprit de Shreurs qu'elles n'en ont. Cet homme passe le plus clair de son temps à attiser la polémique tous azimuts. "Et untel a dit ceci et untel a fait cela",
C'est évidemmant sa liberté, laissons-la-lui dans son coin et pour ma part, je n'irai plus gonfler les chiffres de visiteurs de son racuspot-blog. Mes rares passages n'y étaient finalement que du temps perdu. _________________ La fin de la Belgique, c'est pas la fin du monde. |
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Aucassin Pilier

Inscrit le: 18 Avr 2008 Messages: 606 Localisation: Département de la Dyle
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Posté le: 08/11/2009 19:23 Sujet du message: |
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M. Barberis et les fonctionnaires français qui nous font l'honneur de nous soutenir démontrent magistralement que le sémillant André Schreurs se trompe et que la stratégie qu'il tente d'imposer pourrait être fort préjudiciable à notre Cause.
Comme Bxxl, j'aimerais pouvoir ignorer le site Liège-France, mais je crains que ce ne soit pas possible parce que, bien qu'étant principautaire jusqu'à la caricature, ce site prétend contribuer à la refondation du Mouvement réunioniste. Qu'une rénovation soit indispensable, je n'en doute pas ; mais il ne serait pas sage d'adopter la ligne définie par M. Schreurs et ses adeptes en ce qui concerne Bruxelles et sa périphérie. _________________ belgitude = servitude
francité = dignité |
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Serge Gourou


Inscrit le: 28 Avr 2008 Messages: 1432 Localisation: Bruxelles (département de la Dyle)
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Posté le: 08/11/2009 19:49 Sujet du message: |
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Voici ce que je viens de publier sur le blog "Liège-France" à propos de l'article stigmatisant les "élites" flamandes et wallonnes émigrées à Bruxelles.
"Je ne me prononcerai pas sur la petinence de cette analyse. La Belgique a existé et existe (hélàs) encore, c'est un fait. En 180 ans, des gens ont migré vers la capitale, quoi d'anormal (on retrouve le même phénomène en France...). Le problème, ce n'est pas le passé, c'est le présent et l'avenir. Et le présent, c'est plus de 90 % de Francophones dans l'arrondissement de BHV dont il faudra bien faire quelque chose et qu'on ne FLAMANDISERA PAS (on ne flamandise pas de force plus d'un million de personnes). Alors je pose la question à tous les nationalistes et régionalistes de tout poil : si vous abandonnez Bruxelles à la Flandre, que ferez-vous de ces gens ? Les "rapatrier" comme naguère les Français d'Algérie ? Ne vaut-il pas mieux imposer internationalement la consultation locale des populations intéressées pour déterminer le sort du terriroire, même s'il faut pour cela "arracher" à la Flandre une partie d'un territoire qui lui est - à tort ou à raison - historiquement attribué ?
Pour moi, le monde n'est pas immuable, et le présent peut bouleverser des réalités historiques soi-disant intangibles" ... _________________ On me demande une épitaphe
Pour la Belgique morte. En vain
Je creuse, et je rue et je piaffe;
Je ne trouve qu'un mot: "Enfin!" (Charles BAUDELAIRE) |
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Un Liégeois de Drogenbos Résident

Inscrit le: 01 Nov 2008 Messages: 228 Localisation: Drogenbos
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Posté le: 08/11/2009 20:56 Sujet du message: |
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| François Barberis a écrit: | b) La promotion de HVR aux fonctions de président de l'Europe est à analyser comme un appel du pied aux flamands et aux néerlandais, pour qu'ils passent outre leurs différences, se rapprochent et envisagent une fusion des leurs territoires. Paris pourrait estimer que la reconnaissance internationale ainsi attribuée à l'un des hommes politiques flamands les plus éminents est de nature à faciliter ce processus interne à l'espace flamand -qui ne pourrait qu'avoir l'appui de l'Allemagne.
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Vu sous cet angle de géopolitique internationale, la nomination de notre orangiste Van Rompuy est un plus pour notre cause. Pas de nouvel Etat au sein de l’UE, mais deux pays agrandis, et une stabilité espérée. Ne devrait-on pas signer une pétition pour sa promotion de HVR ? _________________ Les frontières naturelles de la France sont celles de sa langue. |
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François Barberis Résident permanent

Inscrit le: 05 Jan 2008 Messages: 418 Localisation: FRANCE SUD
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Posté le: 08/11/2009 21:23 Sujet du message: |
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Non, cher ami Victor, je ne suis pas belge, je suis un ...Méridional (mon pseudo lorsque j'interviens sur les forums du Soir). Et merci pour vos douces paroles.
Parfaitement d'accord avec vous, Serge : on ne "flamandisera pas" de force 1 million de personnes, d'autant que l'aire urbaine parisienne arrive déjà aux portes de Bruxelles et que Bruxelles ressemble de plus en plus à Paris (signalétique, restaurants, rythme de vie, ...).
J'étais dans votre ville il y a 3 semaines et j'ai marché durant des heures dans les rues, tendant l'oreille, tentant de capter les conversations, me mêlant aux gens dans les files d'attentes des bus, dans les bistrots, dans les galeries, etc... J'étais sur la place de l'Hôtel de Ville lorsque les jeunes officiers en grande tenue de type Casoar prêtaient serment au Roi et je me suis mêlé à ceux des officiers qui étaient dans la foule. J'ai parlé avec eux. J'ai capté au moins 300 conversations de rues. Si j'élimine les conversations entre touristes, non significatives, sur les 200/220 qui restent, j'en ai comptabilisé une vingtaine en arabe avec code switching en français et ... quatre seulement en flamand (j'ai ben dit quatre), capté à la sortie d'une école flamande en centre ville. Le reste était en français.
D'où ma conclusion empirique : dans la rue (dans les bureaux je ne sais pas), la vie à Bruxelles se construit et s'écoule en français et en arabe. Dans la rue, le flamand est un artefact.
Ce qui veut dire que le jour où une décision politique cessera d'imposer à Bruxelles le flamand comme langue véhiculaire forcée, celui-ci disparaîtra en quelques mois. |
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AgatheN Gourou


Inscrit le: 21 Jan 2008 Messages: 1187 Localisation: Bruxelles
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Posté le: 08/11/2009 22:12 Sujet du message: |
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| François Barberis a écrit: |
D'où ma conclusion empirique : dans la rue (dans les bureaux je ne sais pas), la vie à Bruxelles se construit et s'écoule en français et en arabe. Dans la rue, le flamand est un artefact.
Ce qui veut dire que le jour où une décision politique cessera d'imposer à Bruxelles le flamand comme langue véhiculaire forcée, celui-ci disparaîtra en quelques mois. |
Pour ce qui est des bureaux, nous pouvons peut-être vous aider ...
La présence du néerlandais y est beaucoup plus importante, à cause des nombreux navetteurs venus de Flandre.
Dans les conversations entre collègues, les flamands parlent français en général (culpabilité de l'invasion ?), mais flamands et francophones parlent de moins en moins ensemble quand ce n'est pas obligatoire.
Dans les réunions, quand la proportion de flamands et de francophones est à peu près équivalente, on calcule savamment une proportion 50-50 de l'emploi des langues. Soit chacun parle sa langue, soit on passe d'une langue à l'autre en cours de réunion. Mais si les supérieurs hiérarchiques sont flamands, la réunion peut se passer en néerlandais à 100%.
Dans les écrits, il faut respecter les lois linguistiques : bilinguisme pour la Région bruxelloise, unilingue néerlandais pour tout ce qui va en Flandre, unilingue français pour tout ce qui va en Wallonie. On ne rigole pas avec ça, le destinataire peut attaquer en justice si un distrait se trompe d'enveloppe
En interne, chacun écrit dans sa langue, mais il peut arriver qu'un supérieur flamand impose le néerlandais à tout le monde.
Ceci est tiré de mes diverses expériences professionnelles à Bruxelles, et pas seulement de mon boulot actuel.
Si d'autres ont un vécu différent ... _________________ Quand le coq wallon dit "Accordons nos violons", le lion flamand répond "Violons nos accords" ! Cela suffit ! |
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Un Liégeois de Drogenbos Résident

Inscrit le: 01 Nov 2008 Messages: 228 Localisation: Drogenbos
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Posté le: 08/11/2009 22:17 Sujet du message: |
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| François Barberis a écrit: | J'étais dans votre ville il y a 3 semaines et j'ai marché durant des heures dans les rues, tendant l'oreille, tentant de capter les conversations, me mêlant aux gens dans les files d'attentes des bus, dans les bistrots, dans les galeries, etc... J'étais sur la place de l'Hôtel de Ville lorsque les jeunes officiers en grande tenue de type Casoar prêtaient serment au Roi et je me suis mêlé à ceux des officiers qui étaient dans la foule. J'ai parlé avec eux. J'ai capté au moins 300 conversations de rues. Si j'élimine les conversations entre touristes, non significatives, sur les 200/220 qui restent, j'en ai comptabilisé une vingtaine en arabe avec code switching en français et ... quatre seulement en flamand (j'ai ben dit quatre), capté à la sortie d'une école flamande en centre ville. Le reste était en français.
D'où ma conclusion empirique : dans la rue (dans les bureaux je ne sais pas), la vie à Bruxelles se construit et s'écoule en français et en arabe. Dans la rue, le flamand est un artefact.
Ce qui veut dire que le jour où une décision politique cessera d'imposer à Bruxelles le flamand comme langue véhiculaire forcée, celui-ci disparaîtra en quelques mois. |
Bonsoir François Barberis et merci pour cet intérêt porté à la langue de notre ville. Combien de néerlandophones y a-t-il à Bruxelles ? Cette question est un peu plus complexe qu'il n'y paraît car il faut tenir compte des parfaits bilingues qui utilisent presque indifféremment les deux langues (par exemple le néerlandais avec leurs parents mais le français avec leur conjoint, les enfants et leurs collègues de travail) et des couples mixtes (mari francophone et femme néerlandophone ou inversement).
Lors du recensement linguistique de 1947, les résultats étaient tellement positifs pour les francophones que la majorité flamande en postposa sa publication jusqu'en 1954. Depuis lors, plus rien d'officiel. En 1961, les 300 bourgmestres flamands refusèrent d'effectuer ce recensement général si le volet linguistique n'était pas supprimé, ce qui fut fait en 1961.
Mais à défaut de recensement officiel, il est possible d'estimer correctement le nombre de Flamands sur la base de chiffre provenant des administrations. Dans les communes bruxelloises, les actes d'Etat civil sont dressés dans la langue demandée par le déclarant. Et en 2002, en réponse à une question parlementaire (d'Olivier Maingain), le Ministre de la Justice a fourni des statistiques des actes d'Etat civil établis dans les 19 communes bruxelloises pour cette année là (Chambre des Représentants de Belgique, Questions et réponses n°110, 12 février 2002, p.12790).
Français Néerlandais
Naissances 90,6 % 9,4 %
Mariages 93,92 % 6,08 %
Décès 86,09 % 13,91 %
Total 89,51 % 10,49 %
Il en résulte que 10,49 % des actes sont faits en néerlandais. Toutefois, il convient de remarquer que les déclarations de décès (14 %) sont plus nombreuses que les autres (de 6 à 9 %), ce qui semble indiquer que la population flamande vieillit. Il y a de moins en moins de jeunes flamand qui viennent s'y installer.
Par ailleurs, à Bruxelles-capitale, environ 6 % des certificats d'immatriculation d'automobile sont établis en néerlandais auprès de la DIV (Direction pour l'immatriculation des véhicules) . Et si le résultats des élections semble indiquer une plus forte proportion en faveur des partis néerlandophones (13,48 % aux régionales de 2004), c'est dû au fait que certains francophones votent Vlaams Belang pour soutenir leur opposition à l'immigration et non par choix culturel.
Bref, ces chiffres indiquent que la population néerlandophone de Bruxelles est comprise entre 6% (pour les jeunes) et 14 % (pour les personnes âgées). Depuis 2001, la tendance est à la baisse. Il en va de même pour les communes "à facilités" de la périphérie situées officiellement en Région flamande (60 à 80 % de francophones).
En semaine, dans les quartiers de bureaux ou de magasins, on peut croiser nombre d’employés néerlandophones. Mais cette présence ne doit pas faire illusion, il s’agit des 230.000 navetteurs domiciliés en Flandre. Quant aux arabophones, issus principalement d’anciennes colonies françaises, le français est leur langue d’adoption (comme en Seine St Denis).
_________________ Les frontières naturelles de la France sont celles de sa langue. |
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Victor Modérateur


Inscrit le: 16 Mai 2008 Messages: 1726 Localisation: Bruxelles - Département de la Dyle
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Posté le: 09/11/2009 09:51 Sujet du message: |
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| François Barberis a écrit: | Non, cher ami Victor, je ne suis pas belge, je suis un ...Méridional (mon pseudo lorsque j'interviens sur les forums du Soir). Et merci pour vos douces paroles.
Parfaitement d'accord avec vous, Serge : on ne "flamandisera pas" de force 1 million de personnes, d'autant que l'aire urbaine parisienne arrive déjà aux portes de Bruxelles et que Bruxelles ressemble de plus en plus à Paris (signalétique, restaurants, rythme de vie, ...).
J'étais dans votre ville il y a 3 semaines et j'ai marché durant des heures dans les rues, tendant l'oreille, tentant de capter les conversations, me mêlant aux gens dans les files d'attentes des bus, dans les bistrots, dans les galeries, etc... J'étais sur la place de l'Hôtel de Ville lorsque les jeunes officiers en grande tenue de type Casoar prêtaient serment au Roi et je me suis mêlé à ceux des officiers qui étaient dans la foule. J'ai parlé avec eux. J'ai capté au moins 300 conversations de rues. Si j'élimine les conversations entre touristes, non significatives, sur les 200/220 qui restent, j'en ai comptabilisé une vingtaine en arabe avec code switching en français et ... quatre seulement en flamand (j'ai ben dit quatre), capté à la sortie d'une école flamande en centre ville. Le reste était en français.
D'où ma conclusion empirique : dans la rue (dans les bureaux je ne sais pas), la vie à Bruxelles se construit et s'écoule en français et en arabe. Dans la rue, le flamand est un artefact.
Ce qui veut dire que le jour où une décision politique cessera d'imposer à Bruxelles le flamand comme langue véhiculaire forcée, celui-ci disparaîtra en quelques mois. |
C'est tellement vrai ce que tu dis là mon cher Barberis qu'une de mes nièces venue de France et point manchotte a toujours trouvé du travail dans les boutiques de mode à Bruxelles en ne connaissant pas un traître mot de ... néerlandais malgré les affiches indiquant "cherche vendeuses parfaites bilingues" (sic). Elle a 20 ans et se contente de dire "ja" et "nee" aux entretiens d'embauche car elle sait que les patrons n'en savent pas davantage qu'elle ! Avec les rares clients flamands de passage, elle répond avec aplomb en français et tout baigne dans l'huile car ils savent en leur fors intérieur que Bruxelles n'est plus une ville flamande ni même une ville bilingue ! Seuls les politiciens flandriens se bercent d'illusions ! _________________
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François Barberis Résident permanent

Inscrit le: 05 Jan 2008 Messages: 418 Localisation: FRANCE SUD
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Posté le: 09/11/2009 11:50 Sujet du message: |
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Je crois authentique l'échange révélé par Leon N. entre Scheurs et la personne qui signe Jean GU. Ou alors, s'il ne l'est pas, le contenu de cet échange confirme les informations que j'ai pu obtenir par ailleurs de manière informelle et confidentielle.
Nous disposons désormais de la clef pour comprendre ce qui pourrait advenir prochainement.
Le premier fait qu'il nous faut acter est l'opposition irréductible de toutes les grandes chancelleries européennes à l'autoproclamation de la Flandre suivie d'un émiettement du territoire belge dans ce qui risque alors de devenir autant de zones de non droit, avec les effets dévastateurs que l'on peut imaginer sur les autres pays de l'Union en proie eux-aussi à des mouvements régionalistes contestataires et séparatistes.
Plus qu'un calcul de la Flandre visant à conserver la coquille "Belgique" à son seul profit, coquille dans laquelle elle règnerait en maîtresse, c'est cette opposition absolue des grands états riverains à une scission qui ne serait pas suivie immédiatement d'une recomposition négociée, qui joue actuellement le rôle d'éteignoir des ambitions flamandes.
Le choix de HVR à la tête de l'Europe s'analyse alors comme une triple interdiction faite à la Flandre:
- interdiction de s'autoproclamer
- interdiction de poursuivre les manœuvres visant à asphyxier BXL, et en particulier de passer en force sur BHV.
- interdiction de pousser les feux du mouvement national séparatiste flamand.
Mais le choix de HVR doit aussi s'analyser comme un investissement des diverses diplomaties sur l'homme d'état.
Une nouvelle fois, les grandes chancelleries ne sont pas opposées à une scission-partition de la Belgique actuelle si elle devait mettre un terme au problème des nationalités et des minorités locales, mais pas au prix de l'instabilité.
Je pense que la feuille de route qui sera présentée à HVR s'il est élu, ce sera non seulement d'exercer ses fonctions (plus formelles que réelles) de président de l'UE, mais aussi de préparer entre les chancelleries européennes une solution négociée à la partition-recomposition belge : il jouira pour cela d'une position idéale, puisqu'il sera en contact direct et permanent avec tous les chefs de gouvernement. Il n'en sera que plus crédible, de retour dans sa Flandre natale, pour convaincre ses compatriotes que l'expression du mouvement national flamand ne peut se réaliser que par la recomposition des Nouvelles Provinces Unies, et non dans un projet impossible d'absorption-digestion-assimilation de BXL.
Le moment sera alors arrivé de construire en Belgique une nouvelle géographie politique sur la base de scénarios unitaires, conformes aux traditions démocratiques de chaque grand pays intervenant à la résolution du conflit.
Cela c'est le scénario sympathique d'un règlement à froid et en droit.
Il y a aussi un scénario moins sympathique.
C'est celui dans lequel les éléments les plus extrémistes qui fondent le mouvement national flamand n'acceptent pas cette mise (provisoire) sous l'éteignoir de leurs ambitions et refusent de déserrer leur étreinte sur BXL. De son poste international, HVR n'aura que peu de moyens pour empêcher cette surenchère. Tout pourrait alors déraper. Et les chancelleries se trouveraient dans la situation de devoir régler à chaud une situation devenue totalement instable. Comme un retour en arrière (entendre : statut fédéral) paraît d'ores et déjà irréaliste, la solution risque d'être fort difficile à trouver.
Je pense que de toute façons les chancelleries n'ont pas le choix et qu'elles devront tôt ou tard se saisir de la question belge pour en assurer le règlement, soit à froid, soit à chaud. Une page de 180 ans d'histoire sera alors tournée. |
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JPBWEB Gourou


Inscrit le: 01 Mai 2008 Messages: 1243 Localisation: Paris
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Posté le: 09/11/2009 13:34 Sujet du message: |
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| François Barberis a écrit: |
Cela c'est le scénario sympathique d'un règlement à froid et en droit.
Il y a aussi un scénario moins sympathique. |
A mon avis, l’un n’empêche pas l’autre, et même l’un ne va pas sans l’autre. Je m’explique.
L’aspiration flamande de « nation building » est tout à fait légitime. Le peuple flamand, qui existe depuis longtemps et se ressent comme tel, a le droit le plus élémentaire à se constituer une patrie à son image. La Belgique fut un éteignoir de cette aspiration et les Flamands en furent les victimes autant que les Wallons, même si ultérieurement ils capitalisèrent sur leur prééminence numérique pour remodeler le cadre belge à leur guise. Seulement voilà, il est clair que les nations européennes n’approuveront pas la création d’une Flandre indépendante dont les contours, du moins sa frontière sud, sont contestables et seront, à n’en pas douter, chaudement contestés avec les risques évidents de dérive et d’instabilité. Par conséquent, on priera les Flamands, dont deux générations furent biberonnées avec un mélange intoxicant de nationalisme et de ploutocratie, de rechercher une union avec les Pays-Bas, pays voisin et suffisamment semblable pour permettre ce genre d’alchimie, mais très loin du grand soir de la Republiek Vlaanderen. Cette opération aura beau être présentée avec raison comme la seule possible, ça risque de ne pas se passer si facilement.
C’est donc sous la pression de ce phénomène dont ils mesurent mal les contours que les Eurocrates devront gérer la liquidation de l’état belge. Avec HvR comme figure de proue et comme facilitateur, un rôle où on sait qu’il excelle. Mais ils devront travailler vite, avant que les oppositions nationalistes à leur projet de règlement diplomatique de la question belge ne parvient à stimuler assez d’anticorps qui mettraient en péril l’entreprise.
Donc, règlement serein et diplomatique avec les trois puissances riveraines travaillant de concert, mais rapidement afin de prendre de vitesse les nombreux malfaisants. _________________ "Les grands orateurs qui dominent les assemblées par l'éclat de leur parole sont, en général, les hommes politiques les plus médiocres."
Napoléon |
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