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Forum Bruxelles-Francophone
Le forum de discussion francophone pluraliste et indépendant pour la solidarité Wallonie - Bruxelles et périphérie
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Forum sur les problèmes communautaires en Belgique - Posté : BHV accord pour Pâques ou pour la Trinité page 2
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Message |
Victor Modérateur


Inscrit le: 16 Mai 2008 Messages: 1726 Localisation: Bruxelles - Département de la Dyle
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Posté le: 26/01/2010 12:47 Sujet du message: |
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| AgatheN a écrit: |
En résumé, Dehaene exigerait un accord sur la scission de BHV "plus tard", avec un paquet de réformes pour faire patienter les Flamands en attendant ce "plus tard". Pour sans doute aboutir en 2011 à une scission sans compensations dignes de ce nom ET une myriade de réformes rendant ce pays encore plus ingouvernable !
Les francophones ne doivent sûrement pas accepter ça, sinon ce sont des carpettes !
Elargissement ou bye bye Flanders !
Beaucoup de commentaires dans ce sens, les esprits mûrissent ... |
Les Francophones seront trop contents d'accepter ce "bois de rallonge" Agathe quitte à avaler un tas de couleuvres jusqu'en 2011 en se disant "bof, on verra bien" ! Ne comptons pas sur le FDF relooké pour aller au clash ni sur la Flandre trop soucieuse de profiter de l'état fédéral pour payer les fermetures de ses usines d'Anvers et de Diegen, elle qui se croyait économiquement intouchable. Lorsque l'économie flamande va mal, les nationalistes flamands savent la mettre en veilleuse pour ce qui est du communautaire car il est tellement aisé de vampiriser ces idiots de Francophones qui feront tout pour conserver leur Belgiekstan et leur monarchie bien-aîmée. _________________
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François Barberis Résident permanent

Inscrit le: 05 Jan 2008 Messages: 418 Localisation: FRANCE SUD
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Posté le: 26/01/2010 13:01 Sujet du message: |
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Bonjour à tous
Très intéressant le poste d'Agathe.
Essayons de faire la comptabilité de ce qui restera fédéral et de ce qui ne le sera plus, si le plan de JLD est achevé (laissons de ôté pour l'instant la polémique BHV).
L'emploi, l'industrie, la santé, la famille la fonction publique sont régionalisés. ce qui implique nécessairement la régionalisation des cotisations de sécurité sociale, à la fois pour leur fixation (le niveau des cotisations dépend de la politique de santé que l'on veut suivre et aussi du niveau de l'emploi, du nombre de cotisants), leur recouvrement (fonction publique et contrôle des entreprises entreprises régionalisée) que pour leur transfert (conséquence de la régionalisation de la politique familiale et de la santé).
Que resterait-il de fédéral ? les pensions de retraites qui ne dépendent ni de l'emploi,; ni de la santé, ni de la famille, ni de l'industrie, ni de la fonction publique. C'est-à-dire que resteraient fédéralisés les transferts sud-nord pour les pensions, alors que la sécurité sociale (maladie, accidents de travail, chômage) dépendraient de l'état régional.
Le logement, l'environnement, le développement territorial sont régionalisés, donc nécessairement les routes, les chemins de fer, l'aide au logement, tout ce qui transforme le paysage physique du pays mais surtout tout ce qui constitue le levier traditionnel d'une politique d'équipements publics.
Justice et fonction publique régionalisée. cela entraine la régionalisation de la police judiciaire, de la politique pénale.
La régionalisation de l'emploi, de l'industrie, de l'agriculture entraîne la régionalisation du financement de l'économie et de la statistique économique, du fisc. D'où vraisemblablement la scission de la BNB et des administrations de la répression ds fraudes, de la statistiques, des impôts, etc...
TVA et impôt sur le revenu seront alors établis et collectés régionalement
Qu'est ce qui resterait fédéral: Pas grand chose:
- la représentation internationale et la diplomatie
- la défense (hormis peut-être la surveillance côtière)
- le contrôle de l'immigration aux frontières, sauf si la frontière linguistique devient frontière intérieure d'état, dans ce cas la surveillance se ferait aux portes de BXL et du brabant wallon.
C'est une souveraineté à 90% des ex-entités fédérées.
C'est bien ce qui était envisagé : la coquille Belgique est maintenue (la représentation internationale + "défense"), mais le fonctionnement interne est totalement scindé.
Un tel schéma est tout sauf stable.
Il éclatera à la première crise et on peut penser que la Flandre sera conduite à assumer totalement les conséquences de la scission rampante par une déclaration pure et simple d'indépendance unilatérale, qui sera précédée de la scission de BHV.
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Serge Gourou


Inscrit le: 28 Avr 2008 Messages: 1432 Localisation: Bruxelles (département de la Dyle)
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Posté le: 26/01/2010 13:35 Sujet du message: |
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D'un point de vue philosophique (je ne parle pas du point de vue juridique), ce que propose Dehaene est tout simplement aberrant. Comment cet homme peut-il concevoir de tels accords vidant littéralement l'Etat fédéral belge de sa substance sans songer ne serait-ce qu'un moment à consulter préalablement les Belges par voie référendaire (je sais bien que le référendum n'existe pas dans la Constitution belge, mais il faut quand même se demander, quand on se prétend démocrate comme M. Dehaene, si l'on peut réellement tout faire contre la volonté des citoyens ...).
Je renvoie également la balle dans le camp des politiques francophones : s'ils se prétendent véritablement démocrates, ils n'accepteront pas ce compromis préalable sans retourner aux urnes, et ce, même s'il faut par la suite en payer le prix fort par une crise institutionnelle et internationale remettant en cause l'existence même de l'Etat belge...
Un démocrate digne de ce nom ne peut pas tout accepter...
Messieurs les politiques, quand on agit contre le peuple, celui-ci finit par se révolter, la Belgique n'échappe pas à cette règle ... _________________ On me demande une épitaphe
Pour la Belgique morte. En vain
Je creuse, et je rue et je piaffe;
Je ne trouve qu'un mot: "Enfin!" (Charles BAUDELAIRE) |
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François Barberis Résident permanent

Inscrit le: 05 Jan 2008 Messages: 418 Localisation: FRANCE SUD
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Posté le: 26/01/2010 15:06 Sujet du message: |
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Si politiques de l'emploi, de la santé, de la famille, de l'environnement, de la ville, de l'équipement et des transports, de l'industrie, de l'agriculture, de l'éducation, de la solidarité face à la maladie et aux accidents de la vie, etc... sont scindées, il faut alors en conclure que seront aussi scindées les fiscalités directes (les impôts sur le revenus et les biens) et indirectes (la TVA et les taxes sur les carburants).
Car la fiscalité n'est que le moyen de concrétiser ces politiques sur le terrain.
On ne peut imaginer qu'une politique régionale, par exemple la politique pénale, dont les paramètres sont fixés par un gvt donné, puisse être financée au moins en partie par un autre gouvernement; ce qui le déstabiliserait définitivement. Cela voudrait dire que l'état A finance les prisons pour l'état B.
Ceci veut dire aussi que l'état fédéral se verrait retirer la fonction régalienne de la fixation de l'impôt indirect et de sa perception; même si actuellement il reverse de facto la quasi totalité de cet impôt aux entités fédérées, et n"en conserve que 10 à 12 milliards pour son fonctionnement.
Ceci veut dire enfin la territorialisation des fonctions; c'est-à-dire la disparition des communautés française et néerlandaise, puisque leur maintien entraînerait un chevauchement des responsabilités.
Le projet de JLD va bien plus loin dans la voie du détricotage de l'état belge qu'un simple projet confédéral.
Serge a raison d'écrire qu'une telle évolution doit être soumise à référendum. |
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zmodem Gourou


Inscrit le: 26 Fév 2008 Messages: 1208
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Posté le: 26/01/2010 15:37 Sujet du message: |
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| François Barberis a écrit: | Si politiques de l'emploi, de la santé, de la famille, de l'environnement, de la ville, de l'équipement et des transports, de l'industrie, de l'agriculture, de l'éducation, de la solidarité face à la maladie et aux accidents de la vie, etc... sont scindées, il faut alors en conclure que seront aussi scindées les fiscalités directes (les impôts sur le revenus et les biens) et indirectes (la TVA et les taxes sur les carburants).
Car la fiscalité n'est que le moyen de concrétiser ces politiques sur le terrain.
On ne peut imaginer qu'une politique régionale, par exemple la politique pénale, dont les paramètres sont fixés par un gvt donné, puisse être financée au moins en partie par un autre gouvernement; ce qui le déstabiliserait définitivement. Cela voudrait dire que l'état A finance les prisons pour l'état B.
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En fait c'est déjà (partiellement) le cas, et l'objet de griefs de la part des Flamands. Par exemple, il y a nettement plus de radars fixes du côté flamand (les infrastructures routières étant déjà régionalisées - j'ai lu un jour qu'il y a autant de radars fixes en Flandre qu'en France toute entière, tandis qu'il y en a une poignée en Wallonie), mais les amendes sont reversées à un pot commun - ce qui fait hurler nos "beste vrienden" - d'où cette volonté de régionalisation du code de la route et de la justice (qui, en d'autres lieux, ferait sans doute sourire sans plus - l'Allemagne ou la France se contentant d'un code de la route commun...)
| Citation: |
Ceci veut dire aussi que l'état fédéral se verrait retirer la fonction régalienne de la fixation de l'impôt indirect et de sa perception; même si actuellement il reverse de facto la quasi totalité de cet impôt aux entités fédérées, et n"en conserve que 10 à 12 milliards pour son fonctionnement.
Ceci veut dire enfin la territorialisation des fonctions; c'est-à-dire la disparition des communautés française et néerlandaise, puisque leur maintien entraînerait un chevauchement des responsabilités.
Le projet de JLD va bien plus loin dans la voie du détricotage de l'état belge qu'un simple projet confédéral.
Serge a raison d'écrire qu'une telle évolution doit être soumise à référendum. |
En fait, c'est un tantinet plus compliqué (en encore plus déstabilisant, pour ne pas dire incohérent). Vous remarquerez dans l'article que cite Agathe que l'on ne parle nulle part de régionaliser, mais de "transférer aux entités fédérées". En matière de politique de la famille, par exemple, on sait que les Flamands désirent communautariser cette compétence (càd la transférer aux Communautés, et non aux Régions), ce qui veut dire en pratique que les allocations familiales pourraient être différentes entre un enfant Flamand ou Bruxellois néerlandophone d'une part et un enfant Wallon ou Bruxellois francophone d'autre part. Toujours, bien-sûr dans ce fantasme de "récupérer" Bruxelles, capitale de la Flandre. L'idée n'est pas nouvelles, les deux tentatives historiques de partition de la Belgique (1ère et 2ème guerres mondiales, toutes les deux sous le sponsoring allemand) consacraient deux États: Wallonie (capitale Namur) et Flandre (capitale Bruxelles). Pour bien comprendre, il faut revenir aux textes promulgués au parlement Flamand en 1999: deux États confédérés et Bruxelles sous tutelle partagée (et, bien sur son apartheid - il n'y a pas d'autres mots - institutionnalisé) - et non pas trois États.
S'il s'agissait simplement de régionaliser, les choses seraient nettement plus faciles (il conviendrait bien sûr de regarder le détail des modalités de financement et de la fiscalité).
Dernière édition par zmodem le 26/01/2010 19:30; édité 1 fois |
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pimprenelle Gourou


Inscrit le: 14 Mai 2008 Messages: 1148
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Posté le: 26/01/2010 18:55 Sujet du message: |
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Ce que propose le gros Dehaene est proprement écoeurant. Mais ce qui est le plus inquiétant, c'est qu'il se permette de telles propositions, justement, alors qu'elles vont si clairement contre les intérêts élémentaires des francophones. Qu'est-ce que cela signifie ? Que le gros de Vilvorde a perdu le sens commun ? Ou que les représentants francophones lui ont laissé entendre qu'ils étaient prêts à accepter n'importe quoi ?
Et nous, dans ce cas, bernés par nos propres politiques, on fait quoi ? La révolution ? |
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Serge Gourou


Inscrit le: 28 Avr 2008 Messages: 1432 Localisation: Bruxelles (département de la Dyle)
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Posté le: 26/01/2010 19:31 Sujet du message: |
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| zmodem a écrit: |
En fait, c'est un tantinet plus compliqué (en encore plus déstabilisant, pour ne pas dire incohérent). Vous remarquerez dans l'article que cite Agathe que l'on ne parle nulle part de régionaliser, mais de "transférer aux entités fédérées". En matière de politique de la famille, par exemple, on sait que les Flamands désirent communautariser cette compétence (càd la transférer aux Communautés, et non aux Régions), ce qui veut dire en pratique que les allocations familiales pourraient être différentes entre un enfant Flamand ou Bruxellois néerlandophone d'une part et un enfant Wallon ou Bruxellois francophone d'autre part. Toujours, bien-sûr dans ce fantasme de "récupérer" Bruxelles, capitale de la Flandre. L'idée n'est pas nouvelles, les deux tentatives historiques de partition de la Belgique (1ère et 2ème guerres mondiales, toutes les deux sous le sponsoring allemand) consacraient deux États: Wallonie (capitale Namur) et Flandre (capitale Bruxelles). Pour bien comprendre, il faut revenir aux textes promulgués au parlement Flamand en 1999: deux États confédérés et Bruxelles sous tutelle partagée (et, bien sur son apartheid - il n'y a pas d'autres mots - institutionnalisé) - et non pas trois États. |
En fait, ce que n'aperçoivent pas, ou fignent de ne pas apercevoir les Flamands, - et notamment Monsieur Dehaene -, c'est qu'ils risquent ni plus ni moins de toucher à l'intégrité de la nationalité (ou au principe de non-discrimination pour les tenants d'une même nationalité).
Or, depuis la Déclaration universelle des Droits de l'Homme (10 déc. 1948, art. 15), la nationalité est considérée comme un droit protégé, au même titre que le droit au nom, à l'intégrité physique, etc. Cela signifiie qu'il n'est pas possible d'y toucher sans l'accord de l'intéressé ...
Cela signifie que la Flandre n'aura qu'un choix entre deux options, en tout état de cause, liberticides : soit nationaliser les personnes en fonction de l'endroit où elles vivent (atteinte à l'art. 15 de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme qui interdit les changements autoristaires de nationalité sans l'accord des intéressés), soit porter atteinte au principe de non-discrimination (p. ex. en accordant des allocations familiales, des prestations sociales différentes suivant la langue de l'intéressé) prévu par l'art. 14 de la Convntion européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des Libertés fondamentales...
Dans tous les cas, la Flandre est coincée ... _________________ On me demande une épitaphe
Pour la Belgique morte. En vain
Je creuse, et je rue et je piaffe;
Je ne trouve qu'un mot: "Enfin!" (Charles BAUDELAIRE) |
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JPBWEB Gourou


Inscrit le: 01 Mai 2008 Messages: 1243 Localisation: Paris
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Posté le: 26/01/2010 19:36 Sujet du message: |
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Je ne suis pas sûr de bien comprendre ce que propose le plombier obèse de la périphérie, mais il me semble que cette fois ci le schéma fasse appel à une concession immédiate (pas de scission pour l’instant) contre une promesse de réforme plus tard, soit un schéma connu sauf que d’habitude c’est aux Francophones de faire la concession en échange de promesses flamandes généralement non tenues. Etant donné l’excellent état d’esprit d’harmoniques concorde qui règne entre les communautés en Belgique, je vois assez mal aboutir un schéma de la sorte qui repose sur la confiance, surtout parce que les Flamands vont tout de suite penser qu’ils ne peuvent pas faire confiance à la parole des Francophones car eux-mêmes renieraient la leur en pareil circonstance (et ils l’ont déjà fait plusieurs fois).
Evidemment, je préfère de beaucoup les ultras du nationalisme flamand car eux au moins conduisent la Belgique à sa mort violente dans les plus brefs délais, mais il n’est pas exclu qu’on assiste ici à l’amorce d’une reculade historique des prétentions matamoresques de la Flandre, qui sera d’ailleurs vue comme telle par les ultras qui ne manqueront pas d’en faire des tonnes pour pouvoir se pousser lors des prochains scrutins. Comme toujours, les politiciens flamands sont pris entre des Francophones qui ne veulent bouger sur rien et des ultras qui les poussent dans le dos. _________________ "Les grands orateurs qui dominent les assemblées par l'éclat de leur parole sont, en général, les hommes politiques les plus médiocres."
Napoléon |
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François Barberis Résident permanent

Inscrit le: 05 Jan 2008 Messages: 418 Localisation: FRANCE SUD
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Posté le: 26/01/2010 22:13 Sujet du message: |
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Je viens de lire le message d'André (Bruxellois) que je salue ici, sur l'autre fil concernant la fusion de 2 communes néerlandophones avec 2 communes à facilités, ceci dans le double but de "noyer" les francophones et d'interdire toute possibilité d'organiser un couloir entre Wall. et Bruxelles en utilisant le territoire de Rhodes Ste G.
Ces mesures sont parfaitement cohérentes avec la stratégie de bunkerisation que mène la Flandre et qui consiste à vouloir se protéger par tous les moyens contre le fait français à BXL et en territoire Fl. Bien entendu, ils n'y parviendront pas, car le fait français est majoritaire, qu'ils le veuillent ou non, et surtout les Fl. ne trouveront aucun allié autre qu'eux-mêmes pour valider leur stratégie et les soutenir dans leur démarche d'enfermement.
Je pense désormais que rien ne saurait les arrêter dans leur délire identitaire et il vaut mieux que ce délire aille jusqu'au bout de sa logique. Le bout de la logique d'une stratégie de bunkerisation fondée sur la recherche identitaire poussée dans les moindres détails, c'est l'exclusion de la communauté des hommes et des nations. Et c'est bien ce qui va arriver à la nation Flandre.
Les bruxellois de BXL et des communes périphériques vont devoir eux aussi se déterminer et faire des choix: choix de vie, choix de citoyenneté, choix d'éducation. Sauront-ils faire ces choix ? C'est la question que l'on peut se poser. Je pense que leur vie va devenir encore plus difficile et que d'importantes tensions ethniques -osons désormais le mot- vont s'installer durablement dans les diverses populations. Les communautés d'immigrés, marocains et autres, vont faire le gros dos. Elles ont l'habitude et n'ont rien à perdre. Bien au contraire, je pense que cette situation d'instabilité les favorisera. Et on risque de voir alors s'ouvrir à BXL un deuxième front anti-flamand, plus souterrain, plus inquiétant, celui de l'islam fondamentaliste avec une montée de tous les communautarismes que la recherche identitaire flamande aura facilité. Ce sera le crépuscule flamand. |
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Bruxellois Gourou


Inscrit le: 07 Jan 2008 Messages: 3143 Localisation: BRUXELLES (Dépt de la Dyle), BELGISTAN
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Posté le: 26/01/2010 22:33 Sujet du message: |
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Bonsoir cher François,
En effet, le plombier de Vilvorde a causé une fuite
Mais les gens sont loin de tout savoir sur ce qui se trame en Flandre. Moi-même, qui scrute la presse flamande quasiment au quotidien, j'ai failli avaler mon café de travers lorsque j'ai lu dans le "Nieuwsblad" de ce jour que les Flamands envisagent de fermer le périphérique sud de la Région bruxelloise !
L'objet de cet article était de faire écho aux doléances à cet égard des Flamands de Drogenbos :
http://www.nieuwsblad.be/GT/Index.aspx?genericID=638&articleID=372LCG7N
Nul doute que la prochaine étape sera le colmatage du canal Bruxelles-Charleroi ... _________________ C'est avec la France que l'union fera la force ! |
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AgatheN Gourou


Inscrit le: 21 Jan 2008 Messages: 1187 Localisation: Bruxelles
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Posté le: 27/01/2010 10:50 Sujet du message: |
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Le plan immonde du plombier ne l'est pas encore assez pour l'opposition flamande :
http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/558473/la-demi-scission-ne-passe-pas.html
| Citation: | La demi-scission ne passe pas
V.d.W.
Mis en ligne le 27/01/2010
Les pistes de Dehaene font rugir la Flandre. Une scission light est aussi testée.
La présentation du plan de Jean-Luc Dehaene pour la problématique de BHV a provoqué plusieurs réactions en Flandre. Réactions courroucées car, pour plusieurs hommes politiques flamands, il est inconcevable de reporter encore et encore la scission de BHV. Cela alors que le CD&V, qui est aux commandes, avait promis qu’il ne faudrait que cinq minutes de courage politique pour y arriver. Mais on le sait : en campagne électorale, on dit souvent beaucoup de choses. Et c’est bien connu : les promesses électorales n’engagent que ceux qui y croient
Une précision quant au fond, tout d’abord, avant de passer en revue les réactions. La formule que nous avons présentée est bien celle que le démineur teste : une corbeille qui prévoit l’adoption rapide du premier paquet de réformes adoptées en mars 2008, mais restées lettre morte (en matière de logement, de code de la route, d’implantations commerciales, etc.), une promesse de soumettre à révision un nombre très important d’articles de la constitution, un engagement de transférer d’importantes compétences (des pans de la politique de l’emploi, de la justice, de la santé) via une loi spéciale et un régime transitoire pour BHV permettant de "passer" les élections fédérales. Ce dernier point, capital évidemment, serait une des options. Une option de repli au cas où la scission que Jean-Luc Dehaene propose serait rejetée. Car, selon d’autres interlocuteurs, JLD testerait aussi, une scission "light" de l’arrondissement BHV. Un scénario un peu inspiré du plan qui avait failli aboutir en 2004. Dans ce scénario plus audacieux, il y aurait bien une scission, sans élargissement de la Région bruxelloise. Mais on maintiendrait des droits d’inscription (aux élections) pour les francophones de la périphérie dans certaines communes flamandes. Cette disposition serait réservée aux habitants des communes les plus proches, là où vivent une grande majorité de francophones. Tout cela à confirmer évidemment. Car, comme on connaît Jean-Luc Dehaene, il va d’abord essayer d’obtenir un accord sur les deux premiers points (premier paquet, articles de la constitution à réviser et loi spéciale prévoyant des transferts massifs) avant de s’engager sur le statut de BHV.
Quoi qu’il en soit, les partis flamands, qui sont dans l’opposition au fédéral, tirent déjà à boulets rouges. Pour Jean-Marie Dedecker, Dehaene ne prévoit que des demi-solutions qui mécontentent les Flamands et exaucent les vœux des francophones. Reporter la scission à plus tard, c’est ce que veut le FDF.
Pour la N-VA, c’est clair : le CD&V et l’Open VLD n’ont plus rien à faire dans un gouvernement fédéral qui ne prévoit pas la scission pure et simple de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. " Rester dans ce gouvernement, dit le député N-VA Ben Weyts, c’est organiser le suicide de BHV ." Car bientôt, ajoute le député de la N-VA, on nous fera croire que le non-élargissement de Bruxelles est une victoire. Or, ce genre de pratiques, souligne-t-il, n’appartient pas aux régimes démocratiques. " Les corridors et les élargissements de territoire, conclut-il, c’était l’affaire de la Seconde Guerre mondiale ou de la guerre en Yougoslavie. " |
_________________ Quand le coq wallon dit "Accordons nos violons", le lion flamand répond "Violons nos accords" ! Cela suffit ! |
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Louise nouveau

Inscrit le: 30 Nov 2009 Messages: 13 Localisation: Bruxelles occupée
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Posté le: 03/02/2010 16:24 Sujet du message: |
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Un journaliste anonyme a surpris Dehaene dans sa tanière, en train de réfléchir à un nouveau plan à proposer aux francophones :
(c'était la note d'humour du jour) |
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Aurélie Taupin habitué

Inscrit le: 22 Nov 2009 Messages: 85
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Posté le: 14/02/2010 18:13 Sujet du message: |
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Dehaene a été chargé par le Roi de déblayer le terrain (sur la question de la réforme de l'état) pour que les présidents des cinq partis de la majorité puissent négocier un accord avant le congé de Pâques 2010. L'objectif principal est que cette question soit réglée avant la présidence belge de l'Union Européenne, de juillet à décembre 2010.
La procédure en conflit d'intérêt concernant la proposition de loi flamande scindant BHV (d'une durée de 4 mois) votée par les germanophones le 26 octobre 2009 arrive à échéance le 25 février 2010.
Les congés de Pâques commencent le 5 avril, cela laisse peu de temps pour Dehaene et les présidents des cinq partis de la majorité.
Les Wallons, majoritaires en Francophonie, seront-ils capables et/ou auront-ils envie de défendre les intérêts des habitants de BHV ? En ont-ils les moyens dans le cadre belge ? Iront-ils jusqu'à faire tomber le gouvernement fédéral pour refuser de sanctionner un texte qui ne leurs conviendra pas ?
La solidarité qu'exprimeront les Wallons pour les Francophones de BHV sera une très bonne indication pour l'avenir de la région bruxelloise. On devrait le savoir rapidement maintenant. |
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pimprenelle Gourou


Inscrit le: 14 Mai 2008 Messages: 1148
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Posté le: 15/02/2010 10:11 Sujet du message: |
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| Les Bruxellois peuvent eux aussi réagir. |
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Peredhil habitué

Inscrit le: 19 Mar 2009 Messages: 93
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Posté le: 15/02/2010 13:14 Sujet du message: |
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| Louise a écrit: | Un journaliste anonyme a surpris Dehaene dans sa tanière, en train de réfléchir à un nouveau plan à proposer aux francophones :
(c'était la note d'humour du jour) |
Excellent! Et en plus il y a comme un air de famille (au physique comme au moral). _________________ Si vous pensez que vous êtes trop petit pour changer les choses, essayez de dormir avec un moustique... |
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