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Forum sur les problèmes communautaires en Belgique - Posté : Un article inquiétant concernant l'Europe... notre patrie
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Un article inquiétant concernant l'Europe... notre patrie
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Strassenbahn Invité
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Posté le: 19/07/2009 22:31 Sujet du message: Un article inquiétant concernant l'Europe... notre patrie |
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L'Allemagne apaisée enterre le rêve européen
LE MONDE
Rien ne va plus en Allemagne. L'impression du catalogue Quelle, La Redoute allemande, a été interrompue, pour cause de faillite. Aux sauvetages bancaires succèdent les défaillances industrielles. La récession va atteindre 6 % du produit intérieur brut (PIB) en 2009, la production industrielle et les exportations se sont effondrées de plus d'un quart, le chômage va s'envoler à l'automne...
Rien ne va plus, et pourtant les Allemands se sentent étonnamment bien dans leur peau. Mieux que jamais, soixante ans après la fondation de la République fédérale et vingt ans après la chute du mur de Berlin. "Heureux comme Dieu en France", serine, un brin envieux, le dicton germanique. Les citoyens allemands n'en demandent plus tant, satisfaits de vivre entre Rhin et Oder. Ils se remettent même à consommer ! Convaincus que leur modèle économique est le meilleur en ces temps troublés. Enfin apaisés sur leur passé. Tant pis pour l'Europe et le rêve fédéral que la Cour constitutionnelle vient d'enterrer.
A moins de trois mois des élections législatives, cette sérénité s'incarne dans les deux responsables politiques les plus populaires du pays : la chancelière chrétienne-démocrate Angela Merkel et son nouveau ministre de l'économie, Karl-Theodor von und zu Guttenberg. La première reflète l'Allemagne telle qu'elle est : modeste, protestante, de formation scientifique, un peu terne, prudente à l'excès, plutôt sociale, soulagée d'avoir enfin traversé les épreuves de la RDA et de la réunification. Le second, c'est l'Allemagne qui rêve de flamboyance, après des décennies de retenue : Karl-Theodor zu Guttenberg est jeune (37 ans), catholique, riche et bavarois. Issu d'une famille dont l'arbre généalogique remonte à 1149, père de deux filles et marié à l'élégante comtesse Stephanie von Bismarck-Schönhausen, il enjambe le drame du IIIe Reich : un de ses grands-oncles a été exécuté pour avoir conspiré en juillet 1944 avec le baron Claus von Stauffenberg contre Hitler. Ce conservateur féru de philosophie redonne au pays ses racines intellectuelles du XIXe siècle, quand le destin de l'Allemagne n'était pas écrit.
A eux deux, ils gèrent les contradictions d'un pays pas toujours lucide, qui voudrait être orthodoxe mais où le gouvernement est contraint d'intervenir tous azimuts (garanties bancaires multiples, primes à la casse automobile, chômage partiel) en espérant être sauvé, à l'automne, par la reprise du commerce mondial. Le sauvetage d'Opel, qui emploie 25 000 salariés, en témoigne. Dans la nuit du 29 mai, au cours d'une réunion de crise à la chancellerie, Guttenberg s'oppose au plan de sauvetage de la filiale de General Motors par des Russes. Trop risqué pour le contribuable. Il offre sa démission à Angela Merkel, qui la refuse.
L'ancien chancelier social-démocrate (SPD) Gerhard Schröder, qui avait renfloué en 1999 Holzmann, un groupe de bâtiment et de travaux publics en faillite, avec les deniers publics, attaque gaillardement "ce baron de Bavière", décidément bien peu sensible aux emplois des ouvriers. Sans succès, comme en témoigne le revers historique du SPD aux élections européennes du 7 juin : les Allemands ont retenu que Holzmann avait fini par péricliter. Dans un pays où l'on parle impôts en famille comme on s'étripe sur Nicolas Sarkozy en France, un sou est un sou. Les Allemands font de Guttenberg leur mascotte, le garant de l'"Ordnungspolitik", chère au ministre de l'économie Ludwig Erhard, père du miracle économique dans les années 1950 : l'Etat est là pour fixer les règles du jeu de l'économie sociale de marché, pas pour sauver les entreprises défaillantes.
Une aubaine pour la chancelière, qui a habilement autorisé son ministre à faire entendre sa voix dissidente : elle a trouvé une solution de sauvetage pour Opel mais l'orthodoxie de son jeune ministre rejaillit sur elle.
Car l'essentiel est de retrouver l'atmosphère de miracle économique qui soufflait sur l'Allemagne avant que n'éclate la crise en septembre 2008. Le pays avait digéré la réunification, retrouvé sa compétitivité à force de modération salariale, engrangé des excédents commerciaux record et assaini ses finances publiques. Il est urgent que tout redevienne comme avant.
La campagne est propice aux promesses en tous genres. Angela Merkel propose des baisses d'impôts auxquelles les Allemands ne croient pas, alors que le retour à l'équilibre des finances publiques est sans cesse reporté. Qu'à cela ne tienne. Les responsables politiques décident de se protéger d'eux-mêmes et de mettre les déficits hors la loi. Le Parlement vient d'inscrire dans la Constitution la limitation du déficit public fédéral à 0,35 % du PIB en 2016 et l'interdiction pour les régions de recourir, sauf exception, à l'endettement, à partir de 2020.
Et dès que la reprise pointera son nez, l'Allemagne, qui veut ne douter de rien, compte refaire la course en tête grâce à ses exportations. "Nous n'avons pas d'alternative pour assurer notre prospérité. Le marché intérieur est trop faible compte tenu du vieillissement et de la diminution de la population", explique Ulrich Wilhelm, porte-parole d'Angela Merkel. Et tant pis pour les Français qui accusent l'Allemagne d'égoïsme. Parce qu'elle lamine les salaires et la consommation en Europe en faisant la course à la compétitivité. Parce qu'elle crée de graves déséquilibres macroéconomiques en engrangeant des excédents commerciaux colossaux placés imprudemment sur les marchés financiers. Parce que sa politique de délocalisation en Europe de l'Est sera moins efficace quand ces pays auront achevé leur rattrapage économique et verseront des salaires comparables à ceux d'Europe occidentale.
"Les Allemands vont continuer de consolider leur compétitivité. Ils ne vont pas ralentir. Cela fait consensus à presque 100 %. Que la France ne se fasse pas d'illusion", met en garde le Vert Joschka Fischer, ancien ministre des affaires étrangères de Gerhard Schröder (1998-2005). Les Allemands avanceront, avec ou sans l'Europe. Les plus avisés ne se faisaient depuis longtemps plus d'illusions. L'ancien ministre des affaires européennes français Jean-Pierre Jouyet, alors directeur du Trésor, l'avait prédit dès 2004 : l'alliance Paris-Berlin, scellée pour faire voler en éclats les règles du pacte de stabilité de l'euro, s'évanouira dès que l'Allemagne aura entrepris ses réformes. Alors, elle n'aura plus besoin de la France et de l'Europe.
C'est chose faite depuis le 30 juin. Ce mardi matin, le gratin de la République fédérale s'est déplacé à Karlsruhe. Les télévisions publiques retransmettent l'événement en direct. A 10 heures, les huit juges de la Cour constitutionnelle, vêtus de rouge, font leur entrée solennelle. Son vice-président, Andreas Vosskuhle, entame pour deux heures trente la lecture d'un arrêt historique. La Cour donne son feu vert au traité de Lisbonne, s'empressent les plus optimistes. En réalité, elle vient de mettre un point final à l'intégration européenne.
aute de peuple européen, le Parlement de Strasbourg n'a pas de vraie légitimité politique. Celle-ci émane des populations des Etats, donc des Etats. La Cour prend un malin plaisir à énumérer tous les domaines qui doivent leur être "réservés" : la politique pénale, policière, militaire, fiscale, sociale, culturelle, cultuelle, d'éducation ou de média... Pour transférer ces compétences à l'Europe, il faudra changer de Constitution allemande. Par référendum. C'en est fini de l'"union sans cesse plus étroite" prônée par le traité de Rome de 1957.
Un mois plus tôt, la chancelière allemande avait, elle aussi, fermé le ban. Dans l'indifférence quasi générale, elle se rend le 27 mai à l'université Humboldt de Berlin pour prononcer un discours sur l'Europe. Elle réitère les poncifs habituels : "L'Allemagne a toujours considéré que l'unification de l'Europe faisait partie de sa raison d'Etat", explique-t-elle. Mais elle se refuse explicitement à évoquer les "finalités de l'Europe" - en clair, le rêve fédéral. Officiellement, ce serait rendre plus compliqués les pas politiques suivants. En réalité, la chancelière estime qu'il est impossible d'aller plus loin dans l'intégration, le traité de Lisbonne, qui accroît fortement le poids de l'Allemagne dans les institutions européennes, étant "un optimum".
"Nous n'introduirions plus l'euro aujourd'hui", déplore Joschka Fischer, qui avait inauguré en 2000 la tradition des discours à l'université Humboldt, esquissant pour la dernière fois un rêve fédéral allemand. "Nous devenons gaullistes. Comme la France, nous voyons de plus en plus l'Europe comme un moyen et pas un projet."
Mme Merkel cherche le juste équilibre pour son pays en Europe. Qu'elle n'assume pas son leadership, on accuse l'Allemagne d'être une grande Suisse. Qu'elle défende ses intérêts, et on l'accuse d'impérialisme. "C'est le destin du pays le plus grand. On ne fait jamais bien les choses, c'est toujours trop ou pas assez. Il faut prendre cela avec philosophie", estime M. Wilhelm, le porte-parole de la chancelière. La crainte française d'un Hinterland allemand, d'une arrière-cour en Europe de l'Est, s'est révélée infondée. "Les pays de l'élargissement ont adhéré à l'Union européenne pour des raisons économiques, mais ils prennent leurs décisions politiques avec les Américains", commente le secrétaire d'Etat à l'intérieur, le chrétien-démocrate Peter Altmaier. Ce Sarrois déplore l'absence d'amitié germano-polonaise ou germano-tchèque.
Au niveau mondial, l'Allemagne s'est prouvé qu'elle était normalisée en envoyant en 1999 des soldats combattre hors de ses frontières - pour la première fois depuis 1945 - au Kosovo. Mais dix ans plus tard, la population renâcle à les voir rester en Afghanistan et conserve, selon Joschka Fischer, de profondes tendances pacifistes et isolationnistes. "L'Allemagne n'a aucune prétention à l'universalité", résume un haut diplomate français, qui identifie un unique cavalier seul allemand - sa relation avec la Russie - et une vraie ambition - la lutte contre le réchauffement climatique.
Ce repli sur soi, ce "cocooning" allemand s'explique aussi parce que les Allemands sont enfin apaisés sur leur passé. Dans le restaurant du Reichstag, à Berlin, l'on peut deviser Histoire sans nécessairement s'attarder à la case Hitler. "Le IIIe Reich a terrifié les Alliés une dernière fois dans le contexte de la réunification", évacue le fédéraliste Peter Altmaier, qui préfère s'attarder sur Bismarck, le chancelier de l'unité allemande. Ce ne sont pas les erreurs du XXe siècle, mais celle du XIXe siècle qu'il convient de ne pas réitérer. "L'Allemagne ne peut pas se comporter comme l'a fait Bismarck en 1878 au Congrès de Berlin en se présentant comme le roi de l'Europe", devise M. Altmaier. Ce n'est pas un hasard si la statue du chancelier de fer, qui trônait jadis en face du Reichstag, n'a jamais été remise à sa place. Elle reste perdue dans les bois du Tiergarten.
Les Allemands ne sont pas tous passionnés d'histoire comme M. Altmaier, mais ils sont eux aussi moins obsédés par le nazisme. La dernière étape du travail sur le passé fut la réconciliation de la mémoire nationale avec celle des familles. Il fallait admettre que les Allemands, responsables du plus grand crime, avaient aussi souffert de la guerre. C'est chose faite avec le destin des déplacés, raconté par Günter Grass (En Crabe, éd. du Seuil, 2002, qui relate le torpillage d'un navire de réfugiés allemand) ou celui des femmes berlinoises violées en 1945 par les soldats russes (Seules dans Berlin, un film de Max Färberböck, inspiré du livre Une femme à Berlin, Gallimard, 2006). "Toutes les familles avaient des victimes. Mais c'était un tabou, qui a provoqué un refoulement des sentiments", explique Matthias Matussek, chroniqueur au Spiegel. Il est ravi que les consciences morales de l'Allemagne, à commencer par Günter Grass, aient dû en rabattre, après avoir concédé qu'elles avaient elles-mêmes été enrôlées par les nazis.
Matthias Matussek, lui, a fini par être exaspéré par ces Anglais, qui lui crachaient encore le nazisme à la figure au début des années 2000. Il a écrit il y a trois ans un livre, Nous les Allemands, vous pouvez nous aimer (éd. Saint-Simon, 2007). Il ne lui est rien arrivé. Il a même connu le succès avec 80 000 exemplaires vendus. Dans son appartement de Hambourg, heureux de la chute du mur qui lui a permis de rencontrer sa femme originaire d'Allemagne de l'Est, il se sent mieux.
La dernière "une" du Spiegel sur Hitler n'a pas fait recette. M. Matussek s'en réjouit. Et il se met à rêver du poète-journaliste Heinrich Heine (1797-1856), juif converti au catholicisme, chassé d'une Allemagne des princes qui rata les révolutions mais dont il avait la nostalgie. Il en est sûr : "Heinrich Heine serait fier de cette Allemagne, pacifique et décontractée au coeur de l'Europe." |
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JPBWEB Gourou


Inscrit le: 01 Mai 2008 Messages: 1309 Localisation: Paris
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Posté le: 20/07/2009 02:55 Sujet du message: |
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En quoi est-ce inquiétant? Tout ceci est vrai et guère nouveau. _________________ "Les grands orateurs qui dominent les assemblées par l'éclat de leur parole sont, en général, les hommes politiques les plus médiocres."
Napoléon |
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Strassenbahn Invité
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Posté le: 20/07/2009 03:02 Sujet du message: |
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Votre commentaire ne me semble pas adéquat.
| JPBWEB a écrit: | | En quoi est-ce inquiétant? Tout ceci est vrai et guère nouveau. |
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polotol Résident


Inscrit le: 12 Mai 2008 Messages: 209 Localisation: botte de givet
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Posté le: 20/07/2009 09:39 Sujet du message: L'allemagne de tous les dangers? |
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| Strassenbahn a écrit: | Votre commentaire ne me semble pas adéquat.
| JPBWEB a écrit: | | En quoi est-ce inquiétant? Tout ceci est vrai et guère nouveau. |
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Cet article est un meltlng-pot sidérant. Tout y est compris , même le contraire de la somme des parties...Allez tirer une conclusion de cet amalguame?
A la flamande alors! ... Il faut tout essayer ... au plus, suces, que tu le goûtes, au plus que ça te coûtes |
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Strassenbahn Invité
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Posté le: 20/07/2009 09:53 Sujet du message: Re: L'allemagne de tous les dangers? |
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Certes, cet article n'est pas très bien construit. J'en retiens néanmoins
l'aspect constitutionnel qui paraît, à priori, inquiétant . J'ai la faiblesse
de me laisser impressionner par des papiers , dont les auteurs disent
le tout et son contraire à quelques temps de distance, un journaliste
ne prétendant pas faire oeuvre historique.
Cela étant , et d'une manière plus générale, la relation Franco-Allemande prend depuis 2 ans des tours '' maussades ".
Je ne vais pas en relater l'évolution depuis 10 ans . Cela n'interésse personne sur ce site , et certainement pas ceux qui se cantonnent à se répéter inlassablement à longueur de post dans la question Belge
| JPBWEB a écrit: | | En quoi est-ce inquiétant? Tout ceci est vrai et guère nouveau. | [/quote]
Cet article est un meltlng-pot sidérant. Tout y est compris , même le contraire de la somme des parties...Allez tirer une conclusion de cet amalguame?
A la flamande alors! ... Il faut tout essayer ... au plus, suces, que tu le goûtes, au plus que ça te coûtes[/quote] |
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Greg Gourou

Inscrit le: 23 Fév 2008 Messages: 1940 Localisation: Bruxelles
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Posté le: 20/07/2009 10:27 Sujet du message: Re: L'allemagne de tous les dangers? |
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| Strassenbahn a écrit: | Cela étant , et d'une manière plus générale, la relation Franco-Allemande prend depuis 2 ans des tours '' maussades ".
Je ne vais pas en relater l'évolution depuis 10 ans . Cela n'interésse personne sur ce site , et certainement pas ceux qui se cantonnent à se répéter inlassablement à longueur de post dans la question Belge |
Je pense que cela intéresse de nombreuses personnes. D'ailleurs ne serait-il pas intéressant d'ajouter une section du type "Politique en France et en Europe" dans laquelle on pourrait regrouper ces sujets? |
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polotol Résident


Inscrit le: 12 Mai 2008 Messages: 209 Localisation: botte de givet
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Posté le: 20/07/2009 10:38 Sujet du message: Re: L'allemagne de tous les dangers? |
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[quote="Admin2"] | Strassenbahn a écrit: | Cela étant , et d'une manière plus générale, la relation Franco-Allemande prend depuis 2 ans des tours '' maussades ".
Je ne vais pas en relater l'évolution depuis 10 ans . Cela n'interésse personne sur ce site , et certainement pas ceux qui se cantonnent à se répéter inlassablement à longueur de post dans la question Belge |
Je pense que cela intéresse de nombreuses personnes. D'ailleurs ne serait-il pas intéressant d'ajouter une section du type "Politique en France et en Europe" dans laquelle on pourrait regrouper ces sujets?[/quote
De manière parallèlle , on pourrait comparer la relation wallo- flamande à celle franco- allemande à une autre échelle? |
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fde Résident

Inscrit le: 26 Jan 2009 Messages: 248 Localisation: Région Parisienne
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Posté le: 20/07/2009 10:53 Sujet du message: Re: L'allemagne de tous les dangers? |
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| polotol a écrit: | | De manière parallèlle , on pourrait comparer la relation wallo- flamande à celle franco- allemande à une autre échelle? |
Ce serait un peu caricatural, non? |
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Strassenbahn Invité
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Posté le: 20/07/2009 11:00 Sujet du message: Re: L'allemagne de tous les dangers? |
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Je constate avec plaisir que nous partageons les mêmes soucis. Un site
riche est, par définition, un site pluridisciplinaire.Ce n'est pas abandonner
la Belgique à son sort que de s'intéresser à d'autres contrées. Pour ma part, et durant toute ma déjà longue existence, j'ai toujours manifesté beaucoup de curiosité à l'endroit du Monde. Mes amis à Paris en sont témoins.
La relation "Franco- Allemande " s'est distendue avec le temps. L'entrée
de la G.B a constitué, de mon point de vue , à la fois un passage obligée qui, affaire de philosophie, s'est évidemment révélée être un désastre ( Charles de Gaulle , qui , n'était pas un Européen convaincu dans les années 50 n'avait, de ce point de vue , rien inventé et avait vu juste ) . Chirac s'est comporté d'une manière fixiste et scandaleuse, et, bien que je ne connaisse pas toutes les conséquences du point de vue de Joska Fisher dans les années 1997-2000, il me semble que sa position aurait pu faire avancer notre continent vers une intégration politique plus résolue ( mais je m'exprime au conditionnel , n'en connaissant pas tous les présupposés et les conséquences ) .A défaut de plus d'Europe et de projets politiques communs ( où en est ,par ailleurs, l'intégration fiscale de notre continent, sans parler de la question sociale ? ) , nous avons hérité de la Bulgarie et de la Roumanie en guise de cataplasme ........
et d'un espèce de ''machin" qui ne ressemble plus à grand chose
| Admin2 a écrit: | | Strassenbahn a écrit: | Cela étant , et d'une manière plus générale, la relation Franco-Allemande prend depuis 2 ans des tours '' maussades ".
Je ne vais pas en relater l'évolution depuis 10 ans . Cela n'interésse personne sur ce site , et certainement pas ceux qui se cantonnent à se répéter inlassablement à longueur de post dans la question Belge |
Je pense que cela intéresse de nombreuses personnes. D'ailleurs ne serait-il pas intéressant d'ajouter une section du type "Politique en France et en Europe" dans laquelle on pourrait regrouper ces sujets? |
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polotol Résident


Inscrit le: 12 Mai 2008 Messages: 209 Localisation: botte de givet
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Posté le: 20/07/2009 11:36 Sujet du message: Re: L'allemagne de tous les dangers? |
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| fde a écrit: | | polotol a écrit: | | De manière parallèlle , on pourrait comparer la relation wallo- flamande à celle franco- allemande à une autre échelle? |
Ce serait un peu caricatural, non? | [b]
Vous trouvez?
[u]Regardez bien le passé et vous aurez des réponses sur l'avenir
Les cousins germains et la ligne magino
sont encore bien réels mais plus au nord
Entre 14-18 et 40-45 on ne voulait plus de boucherie humaine et pourtant?
Le négationisme revenant à la charge avec l'absolution d'1 pape&co teuton, vous ne trouvez pas cela bizarre. Les films américains relativisant le nazisme combattu par des généraux allemands rebelles ou décrivant hitler comme un vieux fou symphatique.
La NVA (gouvernement flamand)proposant la réhabilitation des collabos et minimisant les exactions commise à l'égard des juifs par les autorités flamandes en 1940-45
Creusez encore dans les souvenirs de l'histoire, des analogies avec le présent, vous en trouverez des tas dupliqués
Normal?
Le front anglo saxon consolidé avec l'aval anglo- américain influence la mentalité du nord ou le mot d'ordre est .. production... production... Arbeit mag freit= werk maakt vrijheit... we kan!
ET bien oui, alors,
Le monde semble effectivement être une vraie fresque des pieds nickelés[]comme les fêtes breugeliennes. Caricature d'humour cynique, nouveau genre pour la cérémonie des gérards? |
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JPBWEB Gourou


Inscrit le: 01 Mai 2008 Messages: 1309 Localisation: Paris
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Posté le: 20/07/2009 11:58 Sujet du message: |
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| Strassenbahn a écrit: | Votre commentaire ne me semble pas adéquat.
| JPBWEB a écrit: | | En quoi est-ce inquiétant? Tout ceci est vrai et guère nouveau. |
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Mais encore, cher ami ?
Ma question est naïve. En quoi ce qui est relaté dans l’article vous parait-il inquiétant ?
Cet article n’est probablement pas un modèle du genre, mais les faits relatés sont globalement exacts. Depuis très longtemps, le centre de gravité du continent européen est nettement plus à l’est qu’on le souhaite généralement à Paris. L’axe franco-allemand fut conçu pour remédier à cet état de fait dans une Europe très différente de ce qu’elle est devenue aujourd’hui. Il n’est pas choquant ni très surprenant que l’Allemagne ait sa propre lecture de ses intérêts stratégiques et qu’elle souhaite formuler ses propres stratégies afin de poursuivre ce qu’elle perçoit comme sa destinée et ses intérêts propres.
Ce qui vous parait peut-être inquiétant, j’imagine, c’est la mention d’une sorte de relativisation du nazisme. C’est à la fois vrai en faux. Il est exact que globalement les Allemands ne ressentent plus de manière aigüe un sentiment de culpabilité pour cette période noire. Ceci n’en fait pas des négationnistes, loin de là. L’engagement européen de l’Allemagne est réel et évident. Simplement, il faut s’habituer à ce qu’on ne puisse plus amener les Allemands à faire ce qu’on veut qu’ils fassent en leur rappelant les atrocités dont se sont rendus coupables leurs grands parents. Il va falloir les convaincre qu’il en va de leur intérêt, un peu comme les partenaires de la France ont appris à le faire depuis le retour du Général De Gaulle aux affaires il y a bien longtemps. _________________ "Les grands orateurs qui dominent les assemblées par l'éclat de leur parole sont, en général, les hommes politiques les plus médiocres."
Napoléon |
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AgatheN Gourou


Inscrit le: 21 Jan 2008 Messages: 1243 Localisation: Bruxelles
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Posté le: 20/07/2009 12:43 Sujet du message: |
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| JPBWEB a écrit: | | Strassenbahn a écrit: | Votre commentaire ne me semble pas adéquat.
| JPBWEB a écrit: | | En quoi est-ce inquiétant? Tout ceci est vrai et guère nouveau. |
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Mais encore, cher ami ?
Ma question est naïve. En quoi ce qui est relaté dans l’article vous parait-il inquiétant ?
Cet article n’est probablement pas un modèle du genre, mais les faits relatés sont globalement exacts. Depuis très longtemps, le centre de gravité du continent européen est nettement plus à l’est qu’on le souhaite généralement à Paris. L’axe franco-allemand fut conçu pour remédier à cet état de fait dans une Europe très différente de ce qu’elle est devenue aujourd’hui. Il n’est pas choquant ni très surprenant que l’Allemagne ait sa propre lecture de ses intérêts stratégiques et qu’elle souhaite formuler ses propres stratégies afin de poursuivre ce qu’elle perçoit comme sa destinée et ses intérêts propres.
Ce qui vous parait peut-être inquiétant, j’imagine, c’est la mention d’une sorte de relativisation du nazisme. C’est à la fois vrai en faux. Il est exact que globalement les Allemands ne ressentent plus de manière aigüe un sentiment de culpabilité pour cette période noire. Ceci n’en fait pas des négationnistes, loin de là. L’engagement européen de l’Allemagne est réel et évident. Simplement, il faut s’habituer à ce qu’on ne puisse plus amener les Allemands à faire ce qu’on veut qu’ils fassent en leur rappelant les atrocités dont se sont rendus coupables leurs grands parents. Il va falloir les convaincre qu’il en va de leur intérêt, un peu comme les partenaires de la France ont appris à le faire depuis le retour du Général De Gaulle aux affaires il y a bien longtemps. |
L'Europe est un machin embryonnaire ; dans les faits ce sont les grandes puissances (France, Allemagne, Grande-Bretagne) qui décident des orientations. La crise aidant, il n'est guère étonnant de voir dans cet article l'Allemagne (comme d'autres ...) privilégier ses propres intérêts et les faire passer devant la construction européenne.
Ce genre d'article a toute sa place dans ce forum: suite à l'internationalisation de notre problème belge, sa résolution sera négociée entre les grandes puissances voisines. Van Rompuy n'a-t-il pas dit récemment que le sort de Bruxelles ne lui appartenait plus, mais était décidé entre Paris, Berlin et Londres ?!
Nous avons donc intérêt à ce que les relations franco-allemandes demeurent au beau fixe : le président Gendebien (et d'autres ...) dit souvent que l'Allemagne ne s'opposera pas à l'agrandissement de la France, puisque la France avait marqué son accord à la réunification allemande, un renvoi d'ascenseur en quelque sorte.
La question à se poser est : quel intérêt aurait l'Allemagne à voir la France emporter Bruxelles et la Wallonie ?
Si la réunion permet de développer un grand axe Dunkerque - vallée de la Meuse - Liège vers l'Allemagne, elle bénéficierait aussi de retombées économiques positives ...  _________________ Quand le coq wallon dit "Accordons nos violons", le lion flamand répond "Violons nos accords" ! Cela suffit ! |
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le rouergat habitué


Inscrit le: 03 Juin 2008 Messages: 93 Localisation: Aveyron (12) FRANCE
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Posté le: 20/07/2009 12:48 Sujet du message: |
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Sans être anti-europeen visionnez donc les videos dont je vous donne le lien et dites moi ce que vous en pensez.
Et si cela est vrai, cela ne démontre-t-il pas que l'Europe telle que conçue jusqu'à présent ne fut qu'une utopie dirigé depuis l'extérieur de notre continent et n'ayant pour vocation que la diminution et la vassalisation des nations constitutives de cet ensemble.
http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=23065
Partant, il est peut-être plus positif que la construction actuelle s'achève afin de permettre l'émergence d'un nouveau système, proprement europeen celui-là, étayant les nations existantes et non les réduisant à de simples provinces, peut-être démembrées, sans poids (je ne pense pas au cas Belge qui est particulier).
Le monde bascule comme peut-être il ne l'a pas fait depuis 1500 ans, les vérités d'hier ne seront pas celles de demain.
Il y a cependant un danger, le morcellement du continent (auquel la construction européènne nous conduisait de toute façon mais entre groupes ethniques) et surtout la réemérgence de l'antagonisme des nations.
Il serait souhaitable que le lien franco-allemand ne se rompe pas, que les deux nations construisent un nouveau modus vivendi, la paix en Europe sans l'asservissement à un empire extérieur, est à ce prix. |
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JPBWEB Gourou


Inscrit le: 01 Mai 2008 Messages: 1309 Localisation: Paris
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Posté le: 20/07/2009 13:25 Sujet du message: |
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@ Le Rouergat,
Ce n’est pas nouveau. Il est tout à fait vrai que la politique constante des Etats-Unis est et a toujours été de promouvoir l’unification européenne, pour une raison bien simple à l’origine : les Américains ont un souvenir douloureux de leurs deux interventions armées dans des guerres européennes et ont souhaité qu’une Europe stable, pacifiée et unie remplace les nations antagonistes de naguère. Bien entendu, le contexte de guerre froide et la nécessité de constituer un glacis pour contrer la supposée volonté hégémonique de l’Union Soviétique a renforcé cette vision, avec de surcroit la volonté de s’assurer un marché ouvert pour les investissements et les produits américains. Rien de secret dans tout cela. Ce que le conférencier du lien que vous proposez semble avoir découvert et en réalité la politique explicite de tous les gouvernements américains depuis 1945.
Là où je pense qu’il se trompe, c’est quand il s’imagine que la construction européenne était destinée à contrer l’hégémonie américaine. Certes, les pères fondateurs de l’Europe voulaient bâtir un ensemble plus fort que les pays individuels le composant, mais ce n’était pas du tout dirigé contre les USA, pas pus que la monnaie unique n’était destinée à contrer le dollar américain. La politique européenne n’est pas anti-américaine, même s’il existe bien évidemment des rivalités économiques et commerciales (GATT, PAC, Airbus, etc.).
Quant à savoir si la construction européenne mène à une impasse, c’est un débat très complexe et fortement spéculatif. Pour ma part, je crois que l’idéal fédéraliste européen (auquel je souscrivais jusqu’il y a peu) est désormais hors d’atteinte. C’est donc une Europe des nations qu’on verra se développer. Raison de plus selon moi, de cesser de faire partie d’un petit pays et de s’unir à un grand. _________________ "Les grands orateurs qui dominent les assemblées par l'éclat de leur parole sont, en général, les hommes politiques les plus médiocres."
Napoléon |
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Strassenbahn Invité
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Posté le: 20/07/2009 14:48 Sujet du message: |
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Contrairement à ce que vous subodorez, ce n'est pas à une résurgence de l'antisémitisme que je crains d'assister chez nos voisins.
D'ailleurs, cette affaire là a déjà suivi son propre cours depuis la dernière
guerre .Elle est déja en elle même une Histoire. En témoignent les diverses phases par laquelle l'Allemagne est passée dans sa relation avec sa propre communauté, puis Israel.
Pour faire très bref, les années 45-60 furent celles du silence. Leur ont succédé le grand déballage des années 65-70, qui fut l'objet d'un
philosémitisme officiel forcené et naturellement suspect, puis les positions
des enfants qui se jugaient coupables des actes de leur parents ( La Bande à Baader ) et qui , crucifiés et en plein désarroi, s'emparèrent de la cause Palestinienne . Celles là dégénéreront pour certains en un nouvel " anti-sionisme '' ( Voir les délires d'un certain Horst Maler ) .
Au delà , il reste le peuple Allemand d'aujourd'hui avec ses préjugés et son inconscient qui seraient à priori plutôt de meilleure facture que ceux de beaucoup d'autres. Non , ce qui fait problème, c'est tout simplement la
construction d'une Europe politique et donc Fédérale. A mes yeux, Jacques Chirac, notre Gaulliste au rabais ,porte une très lourde responsabilité dans l'échec de cette édification, quelque soit par ailleurs les intérêts de chacun.
Contrairement à ce que les éditorialistes des années 90 pensaient, la tentation " Russe " de l'Allemagne ne s'est pas vérifiée. L'Allemagne
semble considérer son grand voisin comme un débouché , mais rien de
plus tangible ( on notera néanmoins, à titre d'indice , la rupture du lien Areva-Siemens au profit d'un opérateur Russe) .
Pour le reste, je réaffirme que nous nous situons dans le néant ( et je ne suis évidemment pas le seul à le penser : tout le monde en a conscience )
| JPBWEB a écrit: | | Strassenbahn a écrit: | Votre commentaire ne me semble pas adéquat.
| JPBWEB a écrit: | | En quoi est-ce inquiétant? Tout ceci est vrai et guère nouveau. |
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Mais encore, cher ami ?
Ma question est naïve. En quoi ce qui est relaté dans l’article vous parait-il inquiétant ?
Cet article n’est probablement pas un modèle du genre, mais les faits relatés sont globalement exacts. Depuis très longtemps, le centre de gravité du continent européen est nettement plus à l’est qu’on le souhaite généralement à Paris. L’axe franco-allemand fut conçu pour remédier à cet état de fait dans une Europe très différente de ce qu’elle est devenue aujourd’hui. Il n’est pas choquant ni très surprenant que l’Allemagne ait sa propre lecture de ses intérêts stratégiques et qu’elle souhaite formuler ses propres stratégies afin de poursuivre ce qu’elle perçoit comme sa destinée et ses intérêts propres.
Ce qui vous parait peut-être inquiétant, j’imagine, c’est la mention d’une sorte de relativisation du nazisme. C’est à la fois vrai en faux. Il est exact que globalement les Allemands ne ressentent plus de manière aigüe un sentiment de culpabilité pour cette période noire. Ceci n’en fait pas des négationnistes, loin de là. L’engagement européen de l’Allemagne est réel et évident. Simplement, il faut s’habituer à ce qu’on ne puisse plus amener les Allemands à faire ce qu’on veut qu’ils fassent en leur rappelant les atrocités dont se sont rendus coupables leurs grands parents. Il va falloir les convaincre qu’il en va de leur intérêt, un peu comme les partenaires de la France ont appris à le faire depuis le retour du Général De Gaulle aux affaires il y a bien longtemps. |
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